13.02.2009

Last day of our acquaintance

 

You want to know how all this ends?

Buy the rights ...

 

 

08.02.2009

Clocks

Brad Pitt as Benjamin Button and Cate Blanchett as Daisy in "The Curious Case of Benjamin Button."

C'est l'adaptation du roman de Fitzgerald, le scénario idéal pour un film à oscar livré sur un plateau d'argent à David Fincher et aux intérprétes principaux Cate Blanchett et Brad Pitt.

Comme tout bon film à récompenses, les ingrédients sont savamment introduits; la narration longue comme un fleuve, ennuyeuse comme la pluie, les reconstitutions d'époque, les scénes tire-larmes qui n'évoquent pas d'émotion tellement elles sont attendues et trop magistrales...

Je n'ai pas aimé le début, trop long, trop inutile, cette histoire d'horloge qui tourne à l'envers, dont on nous explique pas le lien avec Benjamin Button justement qui grandit à l'envers. J'ai vraiment commencé à apprécier quand Benjamin est grand, qu'il sort de sa taniére et qu'il part en mer, là on se dit que ça devient intéressant, qu'il vit une aventure et le récit prend plus de proportions. Il remonte la vie à contre courant, fait ses expériences dans le désordre de son horloge biologique et se fait accepter.

Tout reste un classique hollywoodien, la nouveauté restant le changement opéré par le visage de Benjamin Button, dont les traits sont de plus en plus ceux de Brad, on ne devine pas quand il apparaît (plus quand il disparaît, ça en devient même effrayant surtout pour Cate). Cate reste très théatrale dans son jeu avec sa posture grave comme si la sagesse l'avait touchée avant l'âge, touchée par la grâce d'une danseuse, rôle qui lui colle à merveille par sa figure athlétique.

Mon moment préféré reste le passage "Twist and shout" du nom de la chanson des Beatles en bande son pendant la séquence. Benjamin et sa chérie se retrouve presque au même âge, à mi-parcours, l'instant rêvé et idéal pour enfin vivre leur amour au grand jour, être sur la même longueur d'onde, avoir les même attentes et même envies, tout en sachant que rien ne dure.

Après la suite on la devine dés le début du film, on sait que ce qui est lu provient du journal de Benjamin donc qu'il n'est plus là . Reste à savoir comment il va mourir et c'est là que je n'ai pas compris. Pourquoi devrait-t'il mourir en bébé alors qu'il est né en bébé. Si à la naissance avec son apparence de vieillard avec les 2 pieds dans la tombe il est un nourisson, il devrait finir en taille adulte (et pas en format réduit) dans la condition physique d'un enfant. Peut être est-ce dû à la réadaptation du roman dans lequel il naissait vieux et grand (cette transposition étant trop invraisemblable pour quiquonque connaît l'embryogénése). A ce que je sache, on ne réduit pas de taille à la mort. L'angoisse, sinon, vous imaginez !

Je peux comprendre pourquoi tant de gens ont adoré, mais j'aime le changement, les surprises, les sentiments qui nous prennent aux tripes, les épopées pleines de passion, de vie... C'est loin d'être le film de l'année. Slumdog millionaire mérite beaucoup mieux ce titre.

01.02.2009

Tonight: Franz Ferdinand

 

http://accel6.mettre-put-idata.over-blog.com/0/01/36/00/3/FRANZ-FERDINAND-tonight.jpg

Une seule manière de décrire le 3éme album des écossais Franz Ferdinand, génial.

Heureuse détentrice depuis mon petit tour chez mon disquaire mercredi de Tonight, la soirée de gréve de la radio jeudi a joué en sa faveur et le disque a tourné en boucle, encore et encore.

Première chose à faire quand on est matérialiste comme moi et qu'on adore le disque, l'objet, contempler la pochette, la photo de la couv', cette scène de crime qui change des anciens graphismes nous montrant là le changement. La pochette est cartonnée-plastifiée, c'est chic. Oh surprise, il y a 2 disques, sans le savoir, j'ai acheté une version limitée avec des versions Dub (à écouter prochainement). Je sors le livret, je le feuillette, parfois on n'y trouve pas les paroles, là elles y sont, je comprends enfin ce qu'ils disent dans Ulysses, j'étais passée à côté de la drogue, obnubilée que j'étais par ce refrain entêtant comme les sirènes du Rhin.

Après, quand on est enfin chez soi (pas souvent, oublier qu'une fille célibataire ne fait rien de ses journées et de ses soirées), on s'installe confortablement, et on écoute religieusement.

Il paraît que nos jeunes voulaient en faire un disque parfait pour une soirée, avec la préparation, l'excitation qui monte, le climax, la fatigue qui s'installe, le retour au bercail, et le sommeil. Personnellement, je trouve que l'ensemble donne envie de danser, pas à la manière de Take me out, où l'on avait envie de donner dans un mouvement de bascule latérale, une manière plus dance-floor moins rock. Pas encore dans la subtilité éléctro pointue de Bloc Party. Dans un entre-deux très attrayant, très joyeux. Je sens quand même la guitare même si elle a disparue. Je sens les beats comme les faisait New Order pour créer ces symphonies répétitives mais entraînantes, entêtantes.

On commence très fort, avec Ulysses, j'adore cette chanson, le dealer passe, et on est tout de suite high.

S'enchaîne Turn it on, déjà sur la compil Inrocks, que j'aime de plus en plus à chaque écoute, moins accessible à la première accroche mais attachante.

Puis ma préférée No you girls, le rythme incarné.

La suite n'est que prochain tube, que je pense aimer différement selon l'humeur. On reparlera de Twilight Omens, de Can't stop feeling (du moins de son intro).

La nouvelle version de Lucid Dreams (à moins que j'ai rêvé l'ancienne ???) est comme remixée pour un son club, j'ai une petite touche de nostalgie quand je l'entend, comme si il manquait quelque chose, comme si j'attendais autre chose quand le rythme augmente, qu'on arrive à la tension maximale.

Dream again fait retomber l'excitation vers un état de relaxation atteint avec Katerine Kiss Me, beau bijou d'écriture, parfait pour terminer une soirée et trouver le sommeil.

Le meilleur album de 2009 ???

A suivre, Blood.

31.01.2009

The future is unwritten

Longtemps j'ai cru que je n'avais pas d'avenir.

Pas l'avenir au sens figuré comme on l'entend. Pas d'avenir au sens propre, comme si en automne 2009 j'allais me désintégrer et disparaître.

Depuis quelques mois où je navigue à vue, je suis dans un mode no future, après ma thèse la trou noir, je ne voyais rien derrière, rien qu'un gouffre où je n'ai pas envie d'aller. Mais les jours continuaient à défiler, sans que je prenne de décisions. On décidait pour moi.

J'ai toujours cru à la fatalité, à celle qui nous faisait marcher sans qu'on puisse changer de direction, croyant nous faire faire de vrais choix qui n'en sont pas, qui font que la route est tracée.

Je n'ai pas voulu cette voie, et plusieurs fois j'ai tenté de changer la voilure pour rebrousser chemin. Et un jour, j'ai compris que je ne pouvais rien, sauf attendre et contempler.

Puis est arrivé ce jour, que j'avais déjà baptisé à l'avance, le premier jour du reste de ma vie.

Un jogging sous la pluie, des patients conciliants, un tgv en retard, et moi en retard pour ma première fois dans un cabinet libéral.

Ce jour-là, une fois le stress dépassé, j'ai compris que j'avais un avenir.

Et depuis, j'ai un sourire au coin des lèvres, je sais qu'il y aura quelque chose après. Même si j'en ai peur et que je n'ai pas envie de l'affronter.

En attendant je profite de mes derniers 6 mois d'étudiante. Pour oublier ce(ux) que je vais perdre et ce(ux) que je vais gagner.