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22.06.2007

Break on through to the otherside

 Les alyscamps

Crédit peinture: Van Gogh

Quiconque est déjà allé se promener en Arles, connait les Alyscamps, nécropole contenant des sarcophages datant de l'époque romaine devenant un cimetière et un lieu de pélérinage.

Nulle comparaison possible avec le cimetière du Pére Lachaise de Paris, site de mes pélégrinations le week end dernier.

Je le conçois comme le plus grand parc d'attractions gratuit de la ville, les gens (la plupart des touristes) ne venant pas dans le but de se recueillir mais pour voir (voir tâter) la tombe des illustres.
Ainsi nombreux étaient les sandwichs croisés autour du fameux rond-point, dégustés sur un banc tranquillement comme si on était dans un jardin public.

L'objectif premier était de rendre hommage à Jim Morrison, James Douglas Morrison de son vrai nom, chanteur du cultisime groupe The doors, mort à Paris d'une overdose, dont la sépulture est maintenant barricadée par des grilles. L'emplacement introuvable sans carte, a été retrouvé grâce à la présence d'autres fans (le grand jeu de ce cimétière en soit, suivre la foule). J'ai disposé ma rose rose fraichement coupée du jardin le matin, on n'arrive pas les mains vides. D'autres avaient laissé un peu de whisky ou une cannette de bière, classe.

Suivent au hasard de notre "balade", les tombes de Ticky Holgado, Marie Trintignant (voisine dans son malheur de Gilbert Becaud), Sarah Bernhardt, Victor Noir (auquel il faut se frotter pour assurer une fertilité reproductrice, y a qu'à voir le poli du bronze au niveau de son membre), Edit Piaf, Oscar Wilde (constellation de rouge à lévres sur la pierre, hallucinant). L'allée la plus marquante reste celle du souvenir, morts du mont Valérien ,des déportés au travail, aux camps de concentration_extermination, un dur rappel à la réalité jouxtant le mur des fusillés de la Commune.

Un berceau de verdure au coeur de Paris, véritable lieu de silence, bizarrement trés peu religieux pour un cimétiere, des croix juives et catholiques certes mais décorées discrétement sur les portes des chapelles ou dissumulées sur les vitraux, pas d'élements ostensibles comme dans le cimétiéres des villages.

Comme dirait une amie, on dirait un Paris miniature, avec ses rues et allées, classées en arrondissement plus ou moins organisés selon la richesse originelle.

La phrase à retenir ; KATA TON DIMONA EATOY, celui qui lit le grec ancien est le bienvenu.

 

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