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21.04.2008
Eternal woman
Du son, il y en a toujours eu dans ma vie. Beaucoup d'écoutes sont cycliques, éphéméres, temporaires. Mes disques ne voyagent pas, j'ai mes albums campagne; les irréductibles achetés avant le bac et ceux de la ville, achetés depuis. Les groupes correspondants n'ont pas la même consonnance. Alors que les premiers symbolisent l'insouciance du week-end, des vacances, les seconds me rappellent la vraie vie, les études, mes patients. Chaque disque a un souvenir rapporté, plus ou moins volontaire, un cd sorti juste avant une aventure, un autre sorti pendant la rupture, le cd composé à la façon des anciennes mix tape, le cd des derniéres révisions ...
Actuellement l'écoute d'eternal woman extrait du vantage point de dEUS cristallise à lui seul tous mes sentiments du moment. C'est simple à la premiére écoute du disque, je venais de rentrer de "vacances_révisions", je me retrouvais seule dans mon 19 m2 face à mes classeurs et l'échéance qui approche, je n'ai pû m'empêcher de glisser une larme face à la beauté mélancolique de la chanson. Eternal woman symbolise ma boule au ventre, mon drôle de goût dans la bouche (à jeun ou non), goût symptomatique d'une appréhension latente, normalement temporaire à son paroxysme à la distribution des sujets, là elle dure éternellement, toujours présente, s'interrompt quand je suis au téléphone, avec les compagnons de galére, qui reprend de plus belle quand la nuit s'arrête, que le réveil sonne, que les minutes de l'heure de pause défilent sans qu'on en profite, que la conversation s'arrête.
Mon malaise a un nom, un hymne, je suis tendue comme un slip.
09:31 Publié dans We are all made of stars | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tranche de vie










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