« 2008-04 | Page d'accueil | 2008-06 »

28.05.2008

What New York used to be

On en parle depuis des mois, c'est certainement un des films les plus attendus du moment (avec le retour d'Indie), sûrement une déception à la clé.

N'empêche. C'est les retrouvailles de 4 copines qu'on avait laissé en plan il y a 5 ans, après 6 années en notre compagnie. Un série qui a jalonné la fin de mon adolescence, le début de ma vie adulté, que je n'ai jamais cessé de regarder à la télé puis son internet grace aux joies du streaming, avec parcimonie (effet addictif garanti). La vie de ces 4 héroines, on a l'impression de les vivre avec elles comme si elles étaient nos meilleures amies. En 10 ans, j'ai gagné de l'expérience, en matiére de mecs, de sexe, de fringues, de relation, j'ai un regard différent, moins admiratif et éloigné, plus réaliste et palpable, elles m'ont "appris", je compare.

J'avais toujours rêvé de savoir ce qu'elles devenaient. L'épisode final nous laissait présager le meilleur, Carrie à Paris qui retrouvait Big, et après une éniéme rupture ? J'ai toujours détesté les fins de série, elles arrivent souvent alors que la série est encore au plus haut, avant qu'on ait pris le temps de critiquer. Un peu comme les amours de vacances, on se demande toujours ce qui ce serait passé aprés, si ... On ne veut pas se quitter, savoir qu'il n'y aura plus rien, plus d'aventures ...

Le film calmera des années d'interrogations, Samantha est t'elle toujours avec Smith ? Charlotte a t'elle eu un enfant ? Miranda et Steeve, amour pour la vie ? Carrie et Big enfin réunis ? On pourrait croire que voir sa meilleure amie se marier nous donne le cafard, une célibataire de moins, une de plus comblée, mais c'est tout le contraire, je suis heureuse qu'aprés des années de rencards et relations foireuses, il reste cet espoir que quelqu'un nous attend quelque part.

Update: pas de déception à la clé, tous les éléments étaient réunis pour nous faire passer une bonne soirée. Aprés un gros plan d'attaque pour se réunir, on a fini au fast-food du coin pour une vraie réunion entre copines, entre la fille dont son mec n'a pas envie tous les soirs, la fille que tout le service veut se faire mais qui a du mal en amour, les célibataires endurcies, la casée et celle qui veut son disquaire. Finalement le film se regarde aussi bien entre filles qu'avec son mec, pour lui faire comprendre notre point de vue. La série est un vrai enseignement, il devrait être au programme de l'éducation d'un jeune homme, comment ne pas être un salaud ...

25.05.2008

Kashmir

 La soeur (parisienne) m'avait proposé en début de semaine de voir l'expo Kiraz au musée Carnavalet ce week-end. Je me suis dit qu'aprés une session shopping à chercher le dernier cachemire, c'était une prolongation acceptable. Je connaissais sans le savoir le travail de l'artiste, je l'avais entre-aperçu dans des vieux gala ou entre 2 pubs canderels.

 

 

Il crée sa marque de fabrique "les parisiennes", ces femmes aux silhouettes longilignes, aux cheveux longs lisses parfois coiffés en foulard, leurs jambes fines sont souvent mises en valeur par des jupes inexistantes, elles représentent l'image de la femme parisienne selon Kiraz. Pas forcément la femme parfaite, je dirais même la femme auquelle je ne voudrais pas ressembler, on les imagine mal changer une roue de voiture ou arracher une dent de sagesse incluse, elles sont classes certes mais écervelées, obsédées par l'argent, le luxe, l'apparence, elles choisissent plus leurs hommes pour l'apparence et l'image qu'ils renvoient (Stendhal appelle ça l'amour-goût).

Elles nous ressemblent peu finalement, à part qu'elles retrouvent leurs amies au café ou autour d'une piscine. Elles sont attachantes mais horripilantes, drôles mais futiles, sans personnalité finalement, infidèles. Il paraît que quand elles ont commencé à être diffusées, les parisiennes ont voulu être comme elles, ça ne m'étonne guére,les quartiers chics (par opposition aux populaires) de Paris sont pareils que les cours des lycées de centre ville, où personne n'est différent. Pour un artiste venant d'Egypte, je trouve ça un peu dommage. Je pense qu'une rediffusion de American Beauty lui ferait du bien.

Je voudrais trouver un homme riche que je n'épouserais pas pour son argent.

J'ai trouvé un cheveu blond sur son veston mais ne n'ose pas lui dire, c'est peut être celui d'un copain.

 

 

24.05.2008

I don't want to grow up

Encore une semaine riche en découverte, le point d'orgue aura été mercredi, journée au combien harassante à essayer de soigner une gamine de 6 ans, 3 personnes pour la maintenir sur le fauteuil, je vous raconte pas les cris. Heureusement le soir Bernard Lenoir m'offrait une émission quasi parfaite, avec pour thème Je t'aime moi non plus, qui s'ouvrait sur le vieux Rock & Roll queen de the Subways. Terriblement efficace. Les deux tourteraux sont maintenant séparés, leur nouvel album sort prochainement, un nouveau single est sorti, Girls & Boys, le son produit à Los Angeles me séduit beaucoup moins. Ils ne seront pas les futurs Kills.

 

Dans le genre vieux couple séparés dans la vie mais unis sur scéne plus que jamais, the Kills et leur nouveau single The last Day of Magic où VV se prend des claques. Qui aime bien, châtit bien ?

 

 

Plus calme, une autre chanteuse qui chante, plus underground que Scarlett (dont la voix me fascine pourtant beaucoup, je suis jalouse !), la brune Zooey Deschanel connue un peu outre Atlantique s'allie avec M.Ward pour former She & Him, qui sort le premier album Vol 1 avec cette magnifique chanson, You really got a hold on me. Ensorcelant.

 

Toujours d'actualité, Neon Neon, et I lust You.

 

 

 

Et pour cloturer, la black session des Futureheads dont This is not the world sera dans les bacs la semaine prochaine. De belles soirées à venir...

 

:The_Futureheads_black_session_Cest_Lenoir

18.05.2008

Sad eyes

Mon corps est en train de me lâcher. Pour la deuxiéme fois de la semaine, je n'ai pas réussi à courir, mes jambes étaient dures comme du bois, les muscles contractés au possible, la moindre foulée me faisait mal, impossible d'avancer. Les larmes coulaient presque, de jalousie pour les autres coureurs (le week-end, ce lieu est une véritable autoroute) qui eu avancaient. On dit souvent que quand on veut on peut, c'est totalement faux, j'ai voulu, j'ai essayé, j'aurais eu droit à un double claquage. Après mon entraineur perso m'a parlé d'acide lactique, d'échauffement, d'eau, je bois assez, je m'étire, j'ai rien fait de différent des sorties précédentes et pourtant deux fois de suite, ça ne marche pas.

J'ai l'impression d'être revenue à ce jour d'Août, à Rome, où aprés une journée de marche (Sainte Marie Majeure-Vatican allez-retour), le lendemain mes jambes ne répondaient plus. On étaient au colisée avec le soeur, en fin de journée, ils nous as fallu bien 15 heures debout pour nous échauffer avant de repartir, on avait la démarche de canards boiteux, super classe, super glamour. Je ne me rappelle plus combien de jours, ça nous as pris pour ravoir une démarche normale, mais ce matin dans mes yeux on lisait ma frustration, ma colére et je revoyais cette image.

 

12.05.2008

God only knows

 Puisque des petits curieux cherchaient le podcast de la black session des dieux belges de dEUS (qui dixit les inrocks si ils avaient été anglais ou américains, ils auraient eu le statut de Radiohead ou R.E.M), votre requête est exaucée. Comme dirait mon disquaire, bonne écoute.

:dEUS

 

On ne peut que sourire en écoutant ce morceau de New Order, temptation. Qui auraient crû que les rescapés de Ian Curtis puissent produire un son diamétralement opposé à celui de Joy Division ? C'est ma chanson du bonheur du moment.

 

09.05.2008

What Katie did

 J'ai toujours aimé Kate Moss. Elle a toujours trainé dans les pubs de mes magazines de nana, toujours présente même sans le vouloir. Et puis intérieurement, j'ai toujours rêvé de sortir avec une rock-star, et elle l'a fait pour moi.

Ca va sembler stupide mais c'est grace à elle que j'ai retrouvé ma ligne. Parce qu'à force de me targuer d'être mince et de manger comme je voulais, je m'étais somme toute égarée loin d'un équilibre alimentaire normal. J'ai passé des semaines à essayer de perdre ces petits kilos en trop, sans succés, malgré le coaching de Pablo (ou peu importe son nom). Je me suis même surprise à vouloir suivre un régime de magazine, n'importe quoi !

La solution était face à moi, j'ai arraché quelques pages de pubs, que j'ai accroché dans ma cuisine (accessoirement pièce à vivre et chambre) pour me donner du courage. Kate est devenue mon coach minceur.

J'ai commencé un plan d'attaque "chez moi je fais attention, dehors un peu moins", Kate comprend qu'on ne puisse se priver d'un italien et de goûter à un tiramisu en dessert, elle n'est pas contre les verres de vin non plus, par contre l'oreo de 16 h, elle te dit "attention". Elle te motive pour aller courir en écoutant le son de ses mecs, 3 fois par semaine ça n'a jamais fait de mal.

Et quand tu recapitalises l'argent que tu aurais dû investir dans une relation grande distance (train/téléphone/internet) en une magnifique robe en soie, elle aurait pas fait mieux ...

03.05.2008

Vantage point

Une jolie chanson entêtante pour commencer: Crystal castles et untrust us

 

La (petite) française qui monte; Little avec je veux des violons ou comment décrire en une chanson ce que veux toute célibataire. Encore mieux que le "j'veux un mec" d'Adrienne Pauly.

 

Le groupe de Jason Schwartzman ( le Louis IV de Marie Antoinette de Coppola) Coconut records, on reconnait dans ce West Coast une influence trés française (phoenix).

 

 

Terriblement entraînant, les mancuniens de The Whip et Trash, de quoi enflammer le dancefloor.

Et parce que italians do it better, en plein revival disco, place aux Chromatics et In the city.

 

02.05.2008

Temptation

 

 

Il y a un petit coin de paradis au coin de ta rue. Parfait pour occuper le regard en attendant que la feu passe au vert. Cet endroit est occupé par ton disquaire indépendant, il allie tes 2 principales passions, la musique et le genre masculin. Manquerais plus qu'il y ait du sable par terre et qu'il ait les lévres recouvertes de chocolat, ce serait parfait.

Pour bien commencer ou terminer un journée, j'adore y faire un tour avant d'aller courir, un sourire du disquaire et je suis heureuse. Mes dernieres visites avaient un objectif précis (autre que sexuel), acheter Oracular Spectacular (dans les bacs depuis lundi 28). Je lui ai d'abord demandé si il l'aurait, ce à quoi il avait répondu "bien sur, je le veux", "moi aussi je le veux" lui avais-je rétorqué.

Mardi, j'y suis passé avec une amie pour qu'elle en profite aussi, je me suis tournée vers les nouveautés, ça n'avait pas changé depuis dimanche, je me suis retournée vers son comptoir, il avait coupé ses cheveux (fini la méche folle), encore plus beau sourire, sans que je prononce un seul mot, il m'a dit qu'il n'avait pas encore MGMT mais qu'il voulait bien m'envoyer un mail pour me prévenir. Je me suis exécutée sans rechigner. Le lendemain, j'aurais mon "fini les écoutes sur Deezer, MGMT est arrivé". En sortant du travail, j'y ai couru en chantonnant kids en pensée. La boutique allait fermer, il était seul, me suis précipité vers le disque, il m'a demandé si j'avais bien reçu mon mail, il avait peur que ça ne fonctionne pas.

J'ai décidé à la minute où j'avais le disque en main, que je ne reviendrais pas avant longtemps. Je ne me rappelle même pas du visage du carabin avait qui j'ai passé la soirée du samedi (pourtant j'avais l'esprit clair), la seule image me revenant est celle du sourire du disquaire. Je refuse d'être inconstante.

01.05.2008

Champagne supernova

 

Il y a des semaines qui commencent mal. Au hasard, par ton dernier examen, vite oublié par les responsabilités à l'hopital. Au paroxysme de la malchance, ta magnifique robe de soirée jamais portée (qui t'as coutée un demi salaire [pas d'affolement je gagne 1/5 de smic]) t'a lachée en lors d'un essayage (le poids des maux ?). Jeudi matin, pas de grasse mat, tu cours à la retouche la plus proche, les larmes aux yeux, tu la veux pour le samedi même, ils le feront. Et parce qu'une connerie n'arrive jamais seule, l'aprés-midi même, tu te piqueras en pleine extraction dentaire, te forçant à courir faire une prise de sang pour une sérologie VIH/ hépatite C-B. Que du bonheur...

Vient le grand soir, le rassemblement annuel des étudiants de ta fac, the place to be. Une méga union de coeurs/corps privés d'amour, où tu as la choix entre de l'étudiante saoule (ou pas), de l'étudiant saoul (ou pas), mélangé avec des profs (ou pas), le tout en tenue de cocktail (ou pas). La boisson est à choix unique, champagne! Parce qu'une vie sans champagnes, c'est un peu comme un champagne sans bulles, au mieux tu as un bon chardonnay, au pire de la piquette. La régle numéro un de la célibataire en chasse est d'être rayonnante, rapport aux coupes pour boire à l'oeil, voire plus si affinités. On y fait des rencontres improbables, par exemple, UN sage femme aux toilettes qui t'explique avec en bruit de fonds des vomissements, qu'une femme qui accouche est une femme qui accouche, qu'il ne regarde même plus, "c'est tellement beau de mettre au monde un enfant".

Régle numéro deux, circulate oozing intelligence. Tu restes sobre, rapport au fait qu'une fille bourrée, c'est pas classe, même si dixit le futur maybe, "oui, mais c'est plus facile". Il ajouteras plus tard "t'as une descente !". J'ai oublié de mentionner mon goût pour le champagne, surtout mélangé à des lévres masculines, un transfert de fluides que je décrirais sous le (doux) nom de baiser-champagne, soit boire une gorgée et l'échanger avec le partenaire. Je pense que la phrase qui résumera mieux la soirée est " chérie, tu es magnifique, mais c'est pas une raison de nous faire un bébé sur la piste". Rock and roll. Deal with it.

 

 

Toutes les notes