01.11.2008
Another way to die
C'est devenu une habitude, un réflexe, comme en primaire quand on faisait la sortie ciné annuelle pour le nouveau Disney, on va voir en pélerinage le "nouveau" James Bond. La ville se divise entre ceux qui vont au match et ceux qui se dirigent dans le multiplex pour admirer le nouvel opus. Déçue par la série avec Pierce Brosnan, je redécouvre Bond sous les couleurs de Daniel Craig, un über-sexuel revendiqué, brut mais sensible.
Mais comme toujours, ce que j'aime le plus, c'est avant le film, l'excitation de la salle sombre et les trailers qui passent. Comme avant Casino Royale, on a droit au générique du prochain jeu vidéo Gears of war 2, de quoi arracher quelques larmes à ceux qui s'en tamponnent avec la musique de Devotchka et how it ends, de quoi faire découvrir la chanson à ceux qui dormaient il y a un an quand elle passait.
Passe aussi un générique plutôt particulier avant un film d'action, celui des ailes pourpres, un docu sur les flamants roses, accompagné encore une fois par une BO très très belle, la voix me faisait penser à Anthony Hegarty (d'Antony and the Johnsons) ou encore à Patrick Watson (se rappeler de son déchirant Close to paradise), mais c'est en fait the cinematic orchestra, à écouter d'urgence.
Finalement, le film commence, Quantum of solace qu'il s'appelle. Course poursuite habituelle, frontiére franco-italienne, tunnel archi connu, Aston Martin bousillée en peu de temps ... Le générique on l'entendait depuis quelque temps, il est signé Jack White et Alicia Keys, Another way to die, un son très White stripes que quelques mauvaises langues qualifient de très bof. Juste une chanson marketée pour coller à l'esprit grosse pointure de 007, beaucoup d'effets mais franchement on ne vous auraient pas dit que c'était ça vous n'auriez pas plus apprécié ?
James se gare à Sienne et la visite culturelle commence. Ceux qui ne connaissent pas la Toscane et encore moins la tradition locale auront du mal à saisir l'enjeu de la scène. On se trouve en effet pendant les fêtes bisannuelles, le Palio qui font s'opposer les différentse contrades de la ville pour des joûtes médiévales à cheval, elles prennent place au pied du Duomo sur la Place del Campo. La ferveur locale face à la course des jockeys se mélange en contraste avec la scène de poursuite de James et celui qui a tenté de tuer sa "mére".
On voyage toujours avec James, après l'Italie, petit arrêt en Autriche à Bregenz, pour Tosca, mise en scène splendide pour le réalisateur avec le dialogue high-tech entre les conspirateurs cachés parmi les spectateurs.
Et comme il faut un peu de géopolitique pour faire genre, on part en Bolivie, où les Etats-Unis sont toujours prêtes à tout pour quelques dollars de plus, comme se frayer avec des putchistes et des verreux en tout genre.
Peu de sexe au final, un apéro qui finit noyé dans du pétrole (clin d'oeil paraît t'l à Goldfinger), James est triste, il veut venger Vesper qu'il aime encore, il n'en dort pas, et trouve en sa comparse son pendant féminin elle-aussi animée par la vengeance. Des personnages tristes et froids malgré toute la sensualité qui transpire. Voir la merveilleuse phrase de la James Bond girl qui a peur parce qu'elle est humaine et fragile, terrifiée, pleurant, jamais on avait vu une Bond girl aussi tétanisée face à la mort, aussi réelle finalement.
En somme, c'est surement un éniéme film d'action de plus, avec des cascades invraisemblables mais une bonne sortie entre copains pour réunir les sentimentales qui adorent Woody Allen et ceux qui s'endorment devant.
17:26 Publié dans Where is my mind | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, james bond










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