31.01.2009
O... Saya

Je ne connais pas l'Inde, les seuls images que j'en connaisse proviennent des photos de film (Darjeeling limited), ou d'amis ayant fait un périple. Je sais qu'il y a des bidonvilles, mais je ne mesurais pas leur taille. Je suis un peu familarisée mais sans plus avec le style Bollywood (assez pour connaître l'acteur le plus connu là-bas). Autant dire qu'en allant voir Slumdog millionnaire, le dernier film de Danny Boyle je plongeais dans un univers quasi-inconnu.
Dès le commencement, on sait que Jamal a participé au Qui veut devenir un millionaire ? indien, on sait aussi qu'il s'est fait arrêté pour fraude. On le rencontre dans une salle d'interrogatoire, affairés que sont les policiers de lui faire avouer, comment un être issu des bidonvilles de Bombay a pû trouver les réponses aux questions, c'est à dire comment a-t'il fraudé ?
Et c'est là que le film devient intéressant, par ce procédé de faire de l'utilisation des flash-backs qui auraient été ennuyeux à la longue dans n'importe quel autre film, pour nous retracer sa vie, son parcours, et donc sa connaissance des réponses données.
Sans tomber dans le misérabilisme (genre Oliver Twist), on est ému par les 3 enfants que l'on suit Jamal, son grand frére Salim et une fille Latika, qui après des étapes pas faciles de la vie, décident de s'unir et faire front ensemble, auxquels succédent 3 adolescents déjà marqués par la vie et dont traits de personnalité resteront tels quels jusqu'à l'âge adulte, le frére caïd, Jamal doux et désintéréssé, et Latika qui devient une femme avec les menaces que ça comporte pour elle.
Le film dure bien deux heures mais ce sont 2 heures de bonheur pour les yeux, d'émotion, de frisson parfois, on est sensible à cette injustice face à l'enfant des rues, qui n'a jamais le droit au respect sauf de touristes étasuniens, qui toute sa vie doit se battre pour exister en tant qu'être humain.
J'avais oublié de dire que la B.O est superbe, colle parfaitement aux sentiments rencontrés avec surtout les chansons de MIA (O...SAYA magnifique, Paper Planes du dernier album). On est loin des clichés formatés Bollywood mais c'est la sonorité bruyante qu'on donne à l'Inde.
Un trés trés beau film avec un final comme on les aime.
10:35 Publié dans Where is my mind | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, inde










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