14.09.2008

L'aventurier

Si Alexander Mc Candeless (le héros d'into the wild) était sorti vivant de son aventure, je suis sûr qu'il aurait fait comme notre cher blogueur Baz. A son époque, il n'y avait pas internet, moyen de communication optimum pour partager son aventure, là où la lettre prenait des jours pour parvenir à son destinataire, cette distance est écrasée, le contact immédiat, les sensations en quasi simulané pour suivre au plus près l'épopée.

On avait suivi entre le 17 mars 2006 et le 17 mars 2007 le voyage de Baz, son tour du monde de l'Egypte, à l'Inde, puis la Chine, le Japon, l'Australie, Tahiti, le Chili, la Bolivie, le Brésil ... On retrouve dans son exposition un concentré de ses photographies, beaucoup de portraits d'autochtones toujours souriants, le choc des cultures, des paysages magnifiques (pas de coucher de soleil, mais que fait la police ?). Ces photos sont mélées au décor emprunt de voyage du restaurant le Zango, entre la multitudes des guides Lonely Planet, on a qu'une envie faire ses valises !

 

 

 

Il est parfois difficile de raconter un tour du monde, de faire comprendre ce qu'on a saisi, de transcrire ce que l'on a goûté, senti, entendu. Les souvenirs restent pour la plupart dans la tête, et collent mal sur papier, les photographies sont alors là pour capturer un moment, pour aider à raconter au retour. Ici on ne parcourt pas tout le voyage, on voit sa propre séléction, son regard sur le monde, son parcours, loin des clichés stéréotypés du touriste de base, on sent qu'il a vécu tout ça, pris le temps, saisi l'essence des êtres, un vrai travail de photographe en somme.

Il n'est pas parti pour fuir, il est parti pour vivre. C'est réussi. Félicitations.

 

 

Parcours - Paysages, partages et visages d'un voyage autour du monde
Du 15 juillet au 30 octobre 2008

 

Restaurant "Zango"
15 rue du Cygne - 75001 Paris
www.zango.fr
Métro : Châtelet  - Les Halles  - Etienne Marcel

 

13.07.2008

Life thru a lens

 Aller voir une expo de photographie ces temps-ci sans passer par Arles, est un peu comme faire un repas sans plat principal, on rate l'essentiel. Mais Arles, c'est loin, Christian Lacroix le commissaire des Rencontres Internationale de Photographie m'attendra encore un peu.Je repasserais encore dans ma tête ces images lointaines de mes après-midi au jardin public à deux pas du théâtre antique boulevard Clémenceau, des ballades près du Rhône, des marches sur les pas de Van Gogh, de la starlette, des torils des arênes ...

Bref, les vacances sont encore loin pour moi, la moindre escapade se résume à Paris, heureusement Annie Leibovitz y passait aussi. Enfin plutôt ses photos, exposées dans le cadre d'une rétrospective sur les 15 ans de son travail à la maison européenne de la photographie (MEP).

Elle y mélange vie personnelle et grandes personnalités, noir et blanc versus couleur, grand tirage versus petit cadre. J'ai préféré les portraits de stars aux images intimes de sa vie de famille ou de sa grande amie (amante ?) Susan Sontag. J'ai apprécié son travail en Croatie mais reste rêveuse face aux photos plus gaies réalisées pour Vanity Fair pour différentes couvertures ou reportages. Elle a immortalisé Demi Moore enceinte ou encore Yoko et John (la veille de son assassinat) mais aussi des athlètes aux jeux olympiques (dont des épreuves de plongeon).

En parallèle d'une vie à paillettes, l'expo retrace la maladie de Susan, sa mort, les naissances de ses filles, une énigme pour nous d'ailleurs comment peux t'on tomber enceinte à 50 ans ?

J'ai littéralement bloqué sur quatre photographies, deux par l'identité des protagonistes. La première des White Stripes, prise l'année de l'explosion du 3 ème album Elephant.

 

http://www.artknowledgenews.com/files/AnnieLeibovitzTheWhiteStrip.jpg

 

La seconde de Leo. Je connais beaucoup de filles qui nient l'avoir aimé un jour, il y a 10 ans plus exactement, juste avant qu'on découvre ce qu'était un ballon de foot. La photo date de 1997, année de sortie de Romeo + Juliet, juste avant Titanic et la Léomania. Les connaisseurs savent qu'après son talent d'acteur dans What's eating Gilbert Grape ? et The basketball diaries, on ne peut qu'espérer des lendemains qui chantent, ils ne se sont pas trompés, c'est devenu le fils prodige de Scorsese. Annie Leibovitz l'avait compris aussi.

 

 

http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/ill/2006/11/29/v_10_ill_840098_146magportfolio08.jpg

 

Leonardo Dicaprio. Copyright Annie Leibovitz.

Ma préférée. Il y a peu de paysages. Pour cause, elle se qualifie volontiers de portraitiste, pour éviter qu'on la nomme photographe de stars. On trouve quelques photos de Venise ou des grands espaces d'Arizona. Mais la Jordanie retient tout à fait mon attention. La Wadi Rum est la destination de rêve pour moi. Devant cette photo, où on découvre derrière la roche, la façade du palais taillé à même la roche, on en oublie presque la silhouette de Susan Sontag en taille playmobil. J'aurais adoré que ce cliché soit de moi.

 

http://www.tfaoi.com/cm/4cm/4cm533.jpg

 

 Petra, Jordan. Copyright Annie Leibovitz.



Last but not least, ma top-model préférée à l'époque encore en couple avec Johnny Depp. Annie Leibovitz devait le prendre lui, elle était là (la belle aime être là!), le cliché est magnifique, m'étonnerais que Vanessa apprécie beaucoup. Imagine me & you, I do, I think about you day and night, it's only right, to think about the girl you love ...


Johnny Depp, Kate Moss -- Annie Leibovitz photograph, 1994
 

25.05.2008

Kashmir

 La soeur (parisienne) m'avait proposé en début de semaine de voir l'expo Kiraz au musée Carnavalet ce week-end. Je me suis dit qu'aprés une session shopping à chercher le dernier cachemire, c'était une prolongation acceptable. Je connaissais sans le savoir le travail de l'artiste, je l'avais entre-aperçu dans des vieux gala ou entre 2 pubs canderels.

 

 

Il crée sa marque de fabrique "les parisiennes", ces femmes aux silhouettes longilignes, aux cheveux longs lisses parfois coiffés en foulard, leurs jambes fines sont souvent mises en valeur par des jupes inexistantes, elles représentent l'image de la femme parisienne selon Kiraz. Pas forcément la femme parfaite, je dirais même la femme auquelle je ne voudrais pas ressembler, on les imagine mal changer une roue de voiture ou arracher une dent de sagesse incluse, elles sont classes certes mais écervelées, obsédées par l'argent, le luxe, l'apparence, elles choisissent plus leurs hommes pour l'apparence et l'image qu'ils renvoient (Stendhal appelle ça l'amour-goût).

Elles nous ressemblent peu finalement, à part qu'elles retrouvent leurs amies au café ou autour d'une piscine. Elles sont attachantes mais horripilantes, drôles mais futiles, sans personnalité finalement, infidèles. Il paraît que quand elles ont commencé à être diffusées, les parisiennes ont voulu être comme elles, ça ne m'étonne guére,les quartiers chics (par opposition aux populaires) de Paris sont pareils que les cours des lycées de centre ville, où personne n'est différent. Pour un artiste venant d'Egypte, je trouve ça un peu dommage. Je pense qu'une rediffusion de American Beauty lui ferait du bien.

Je voudrais trouver un homme riche que je n'épouserais pas pour son argent.

J'ai trouvé un cheveu blond sur son veston mais ne n'ose pas lui dire, c'est peut être celui d'un copain.

 

 

12.04.2008

Don't look back in anger

"J'aurais aimé que les choses tournent autrement.

Prenez soin de vous.

X"

 

J'ai profité de mes vacances et j'ai suivi les conseils de mes magazines (Inrocks, Télérama) pour une exposition ouverte depuis quelques semaines à la bibliothéque nationale de France, celle de Sophie Calle, Prenez soin de vous. L'artiste avait déjà présenté son projet à Venise il y a quelques années et s'installe maintenant dans la salle de lecture du site Richelieu.

Le théme de l'expo me plaisait au plus haut point, une femme quittée par mail demande à 107 femmes (dont une de plumes et deux de bois !!!) de réinterpréter la lettre, elle fait appel à différentes femmes, de différents horizons sociaux, culturels, et utilise plusieurs supports différents, la photographie, la vidéo (c'était le moignon originel du projet), l'écrit. La rupture est ainsi dansée, chantée, analysée, jouée, signée.

Je retiens en particulier la celle d'une joueuse d'échecs qui parle d'un "roi noir (qui) s'est couché", le roi ne pouvant se soustraire à l'attque, ne pouvant quitter l'échiquier, le Mat est seul décideur de la fin de la partie. En résumé, il faut se battre jusqu'au bout et ne pas partir lâchement ... comme le fait le roi (l'Homme). Et aussi le point de vue d'une physicienne, qui parle de rupture fragile (élastique) qui par opposition à la rupture ductile (plastique) est inéluctable, les 2 fragments séparés ne pouvant être réunis à nouveau car devenus incompatibles.

Il y a aussi une traduction en anglais, en langage SMS (hilarant !!!), les analyses structurales par la normalienne Mazarine Pingeot, par des profs de français (pour les fautes de redites et grammaticales), par des psychanalystes, une star du X (magnifique), une juge, une commissaire de police, une enfant de 9 ans 1/2, l'avis de Macha Béranger ...

La salle de lecture était bien pleine, par des visiteurs ébahis par la qualité du travail exposé, sa richesse et variété qui poussaient au dialogue.

On pourrait disserter ici du contenu de la lettre, (j'en ai d'ailleurs recueilli un exemplaire), de sa forme, de son fond, pourquoi dit-il vous ?, pourquoi ceci, pourquoi cela ? Pour ma part, je pensais à mon experience personnelle, à mes amies, à mes séries, aux films ... On connaît tous quelqu'un qui s'est fait largué (le mot est bien choisi) par téléphone, voire pire par SMS ou (affreux) par conversation MSN. Parfois, il n'y a pas de mot du tout, pas de traces. Au moins dit Sophie Calle, "il s'est fendu d'une lettre". Mais est-il préférable de se dire les choses en face, est-ce que c'est un signe de lâcheté de rompre sans contact physique? Il n'est jamais plaisant de s'entendre dire les mots "je crois qu'on ferait mieux d'arrêter". Une rupture douce permet plus facilement un contact amical ensuite; un mail/texto/post-it ne tendant plus facilement qu'à une absence unilatérale de contact ultérieure.

Une occasion rêvée en somme pour se remémorer sa derniére rupture (l'odeur des épices marocaines des keftas maison, épices que je n'ai plus jamais employées depuis...), réinterpréter les mots, se sentir chanceuse à côté d'elle que les choses se soient passées autrement et se souvenir surtout de la phrase de conclusion positive "au moins on aura essayé".

Et vous ?

 

 

Le post-it de Burger à Carrie Bradshaw (Sex and the city)...

 

 

26.11.2007

These new puritans

Crédit oeuvre: Edouard Manet; musée d'Orsay.

Rien à voir avec le mouvement des Clean Teen aux Etats-Unis, ces adolescents qui prônent l'abstinence sexuelle mais en France, je vois bien le clivage entre 2 générations de filles, la mienne et celle des nouvelles bachelières.

 A mon époque, pas de lolitas, strings et autres joyeusetés, on était habillées à la cool, jean-sergio tacchini, j'étais une des rares en talons, aujourd'hui c'est la foire à la mini-pute, maquillée en journée comme pour aller en boîte, en tenue des plus inconfortables et provocantes, nous on se planquait, elles elles s'assument. La différence est aussi sexuelle, nous sommes la dernière grande génération de romantiques, qui attendait le grand amour, le bon, pour sauter le pas, elles se lancent dans l'aventure sans filets parce que les copines l'ont déjà fait, qu'elles ont 15 ans et que c'est déjà trop tard. C'est la génération m'as tu vu, où tout n'est qu'une escalade de défis, rites d'initiation pour intégrer un groupe. On fume pour faire comme X, on fait l'amour pour être normale.

Bon, vous vous doutez, qu'à presque 23 ans, le prince charmant je l'ai oublié depuis un bail mais il reste des pures et dures, le premier sera la dernier, la première fois ce sera la jour de mon mariage, je veux attendre qu'il dise je t'aime. La romantique persiste, elle a raison, on n'aligne pas les mecs pour faire joli, on veut du qualitatif pas du quantitatif.

Puis viennent les remords parce que les années passent, qu'elles ont presque 25 ans et que quand elle veut leur dire, le mec va se demander si elles n'ont pas un problème. Simone de Beauvoir en parlait dans le deuxième sexe, tome 1, la virginité est soit signe de pureté, la fille se reserve pour son mari, soit elle est signe de problème comme dans ces sociétés où les filles sont dépucelés au bâton de bois au plus jeune âge. Mais comme dans Casanova, on peut s'en mordre les doigts, l'exemple même de la fille qui se donne parce qu'elle croit avoir trouvé l'homme de sa vie, mais qui se fait larguer comme un poisson pourri, la question après " mais qui va bien vouloir m'épouser ?".

Reste que le changement des tendances n'est pas en faveur de la romantique, qui se sent donc rejetée comme anormale voire tarée,mais comme toujours la normalité est subjective.

 

17.11.2007

I heard it through the gravewine

Crédit peinture: Gustave Caillebotte, les raboteurs de parquet, musée d'Orsay.

Il y a des traditions qui ne se perdent pas, qui gardent leur signification. Pas de barrière de classe, de milieu, le 3 ème jeudi de novembre reste le jour du Beaujolais nouveau, tout le monde s'accorde à dire que c'est de la piquette, du petit vin de table, mais tous les ans on retrouve les même rassemblés dans ma fac pour la seule soirée ouverte à tous, administration, extérieurs, éléves, profs, assistants. C'est la seule soirée vraiment conviviale où il n'y a pas de clans, on circule un verre à la main, on cherche un morceau de fromage ou de charcuterie. L'éthylisme est beaucoup moins prononcé que pour notre cocktail annuel pourtant ultra-chic, ici, on est casual.

Et cette année j'ai encore appris plein de choses, entendu pleines de révélations, à l'orée du départ de la fac cela fait maintenant 4 ans que je cotoie ma promo et j'ai été ravie de l'évolution engagée, de l'ouverture des groupes, aux nouvelles amitiés auxquelles nous n'aurions jamais crû. J'ai été également agréablement surprise de découvrir des facettes cachées à ces personnes que je pensais soulards invétérés, une passion pour l'art, pour la musique bien sûr car c'est l'atome crochu numéro un que je partage avec la plupart, mais pour la peinture aussi. Ou comment cela paraît invraisemblable de se rendre compte que des mecs "normaux" (le jeune étudiant de base qui fume, boit et qui passe en septembre) peuvent converser sur le musée Picasso, citer la merveille du musée Van Gogh d'Amsterdam ou s'exstasier pour une future visite au Prado , on a débattu sur l'académisme de Delacroix mais j'ai conclu sur Caillebotte car c'est l'expression même de mon interêt pour l'art et de ma culture qui se forme peu à peu. Un jour j'ai compris pourquoi on appelais des caillebottis caillebottis et je l'ai retrouvé à Orsay (mon musée préféré).

Parce qu'on a beau être jeunes et cons, futurs praticiens sans aucune base culturelle vraiment solide, j'ai su ce soir-là qu'il y avait de l'espoir dans la jeunesse, tout n'est pas perdu.

PS: pour ceux qui se posent la question, cette note n'a pas été écrite sous l'influence du Beaujolais. L'effet rebond c'est le lendemain, au réveil, comme on dit ça passe mal ce goût. Et ne me dites pas que c'est de la fraise.

 

19.10.2007

Have you ever been to electric Ladyland?

 

Crédit oeuvre: Gustave Courbet

Depuis samedi s'est ouvert une exposition au grand palais pour Gustave Courbet et les discussions fusaient sur ce tableau, l'origine du monde, qui avait bien sûr choqué à l'époque mais qui trouble encore les esprits de nos jours. Ce n'est pas à mon sens sa plus belle peinture, j'adore son enterrement à Ormans mais c'est de loin la plus sulfureuse et celle qui marque les mémoires.

Alors je vais jouer au jeu de "à quoi je pense" quand je vois ce tableau ...

Tout d'abord, je l'ai longtemps confondu avec une autre toile exposée à Orsay encore plus réaliste et encore plus intime ,elle interpelle plus par sa dimension plus anatomique qu'érotique, un petit cadre et un sexe féminin dessiné (ou peint). Elle me rappelle un de ces épisodes de sex and the city et ce peintre qui ne peignait plus que des femmes vues sous ce détail et une amie qui m'avait demandé "c'est quoi? ".

Ensuite, la réaction d'une femme, pourquoi la tête et les bras de la femme sont ils coupés ? Une symbolisation pour la phrase fétiche de Simone de Beauvoir, la femme est un trou ? Sachant que le tableau est une commande personnelle, l'absence de visage, permet au propriétaire une liberté totale d'imagination , du porno avant l'heure peut-être. Est-ce un portrait avant ou après l'amour? Avant, sûrement, elle a l'air d'apprendre, mais pour cela il faudrait encore voir l'expression su son visage.

Je pense aussi à quelque chose de drôle, cet homme interrogé sur france inter, qui reporte avoir déjà vu sa femme sous cette angle, cette dernière ayant accouché de 3 enfants. Si cet homme croit que c'était le seul moyen d'avoir cette vue, c'est triste, sa vie sexuelle ne me regarde pas mais quand même, l'exploration complète des sens de sa femme, c'est pas son rayon. Remarquez c'est aussi triste chez une femme, de ne s'être jamais vue, un manque cruel de curiosité.

Reste que l'origine du monde n'est pas le tableau le plus choquant au monde, pour cela il faudrait avoir vu les dessins de Egon Schiele pour comparer, quand les traits sont moches, on ne pense plus à la beauté d'une oeuvre mais à la laideur et la crudité du contenu ( érotique ou non).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

07.09.2007

Casta Diva

Quand on est jeune, on est souvent bête, on snobe Arcade Fire à cause des violons, on crie "tue le" au toro dans l'arêne, mais surtout on est là, assis sur les marches en pierre du théatre Antique d'Orange, c'est les chorégies, la cantatrice intérpréte Norma (de Bellini), et cette aria passe inaperçue. Plus tard, on se souvient de la scène, du monde autour, du froid de la nuit qui tombe même si c'est l'été, des coussins pour s'asseoir, je me rappelle des nattes dans leur long cheveux bruns, de la tourmente de Norma.

La Callas était déjà bien morte depuis longtemps mais c'est son interprétation que je préferes encore aujourd'hui, la plus connue sûrement.

01.09.2007

Music is my hot, hot sex

Il existe un artiste anglais qui adore autant que moi la musique, comble du hasard, il était exposé à Rock en seine dans le cadre de l'exposition Rockfolio. C'est Craig Robinson, il n'a pas fait que ses minipop mais je ne connais que ça de lui. Le principe, reproduire les artistes pop, rock et hip hop les plus connus en les distinguant rien que par leurs attributs (caractéristques capillaires, lunettes, tee-shirt). A la base que des petits bonhommes , au visage rond comme la lune, pas d'yeux, d'oreilles, une moustache si nécessaire. 30 de ses oeuvres étaient dispersées sur le site du festival, 20 dans l'allée centrale entre grande scène et scène de la cascade, et les autres dispersées aux quatres vents faisant lieu d'un concours au prix au combien merveilleux (à savoir des pass gratuits pour les 5 prochaines années de festival), le but les retrouver puis les reconnaître.

A la base de cette collection, une campagne de pub par l'agence Mother, diffusée dans le Métro pour le magazine musical The Observer,  parue sous la forme d'un alphabet rock; ABBA to Zappa. Subsiste un site où l'on se fait questionner sur notre culture rock et cette vidéo, saurez-vous tous les identifier ?

 

Crédit images; Craig Robinson

 

 

 

 

28.07.2007

The dandy warhol's

Nudes with beach ball

Estate of Roy Lichtenstein New York , ADAGP Paris (2007)

Il y a prés d'un mois que s'est ouverte à la pinacothéque, l'exposition Roy Lichtenstein: évolution. Moi, à la base le pop art je connais pas trop, je connaissais Warhol bien sûr, d'abord pour ses boîtes de conserves et autres, mais il est vrai que là je partais un peu vers l'inconnu. Apparement une de ses oeuvres apparaît dans le génerique de Desperate housewives, ça a un peu motivé la visite.

Je n'ai pas été déçue, grande fan des couleurs pop, j'ai été servie. On commence par un film sans nom qui donne vite le mal de mer, puis on attaque les oeuvres magiques moteur intégré, où le paysage se meut, je découvre le rowlux sur Ocean motion, à ne pas rater. Entre on comprend que le garçon aime bien les collages, mieux que moi avec ses feuilles découpées et son ruban adhésif double face (l'accessoire indispensable de l'artiste), il crée toute sortes de natures mortes ou de portraits. On retrouve quelques points communs, le manque de perspective, ces pointillés réguliers comme des tâches d'impression, ce trait noir épais qui délimite les formes/visages.

A côté de chaque oeuvre, on retrouve son commencement, l'inspiration initiale (BD, pub, ...)et le croquis de base, le cheminement de la création en somme. Roy rend ainsi hommage à Monet avec se waters lilies, à Picasso avec son collage for still life with Picasso, l'influence majeure restant la bande dessinée, chaque portrait de femme étant issu d'une vignette à l'origine dans des publications à destination plutôt féminine. Les nus seraient inspirés de Matisse, les paysages de Van Gogh ou Cézanne.

J'aime bien la fraîcheur qui  en ressort , ces traits qui transpirent la gaité et la joie de vivre. Tout à l'air parfait dans le petit monde de Roy Lichtenstein, même ses scénes de ruptures semblent sortir tout droit d'un roman photo.

Quoi qu'il en soit, c'est une expo à voir, d'urgence non, les piéces les plus célébres n'y sont pas, mais intéressant pour s'initier au pop art, peut être une rétrospective plus complète sur le sujet serait mieux ?

 

Collage for seductive girl

Estate of Roy Lichtenstein New York , ADAGP Paris (2007)

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