26.07.2008
Coconut groove
J'ai des rapports assez spéciaux avec mes profs. Dans notre service, ils deviennent aussi nos collégues, ils apprennent à nous connaître, nous cotoient tous les jours, forcement on s'entend plus qu'avec que d'autres,tous ont leur caractére. On est là pour apprendre certes, mais on doit avancer, faire du chiffre même si on en touchera pas un centime, la meilleure façon dans ces cas là pour obtenir ce qu'on veut est bien sur son sourire, son comportement, beaucoup d'hypocrisie (dire bonjour à 100 personnes tous les jours dont la moitié nous sort par les yeux). En d'autres terme, on reste polie, bien maquillée (surtout que la blouse nous donne un sex-appeal de sac de plâtre), les hommes je les drague en restant dans les cadres, les femmes forcément ça passe moins bien, donc là il faut montrer son intelligence.
Bien sur il y a des enseignants plus expansifs que d'autres. L'un d'entre eux me faisait une remarque sur une fleur que je portais dans mes cheveux, faisant vite l'analogie avec les fleurs des Vahinés, m'appelant ensuite "tiens, la Vahiné". (A savoir qu'entre moi et les tahitiennes il y a un gouffre aussi grand que la galaxie Star Wars). L'apothéose de son délire se fera plus tard (devant témoin), me disant qu'il m'imaginait sur une plage de sable blanc, des noix de coco et une ceinture de bananes m'habillant.
Mais il a bien compris mon petit jeu, il affirme d'ailleurs que je sais obtenir ce que je veux (des signatures rien de plus), rien qu'en papillonnant des yeux. Il ignore que ma soeur me dit depuis des années que j'en suis incapable. Apparement (3 témoins), je ne papillonne que pour lui, surtout pour lui dire "non, je n'ai pas envie de travailler, je ne peux pas assurer cette urgence". Un jour, il s'énervait face à l'absence de réponse à une question bateau, puis s'est ravisé avec un excellent, "comment vous pouvez resister quand on vous regarde avec des yeux pareils".
L'intelligence c'est l'adaptation, savoir, sans devenir une opportuniste, se faire apprécier de tous pour avoir une vie plus facile. CQFD
10:22 Publié dans Nevermind | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.07.2008
Life thru a lens
Aller voir une expo de photographie ces temps-ci sans passer par Arles, est un peu comme faire un repas sans plat principal, on rate l'essentiel. Mais Arles, c'est loin, Christian Lacroix le commissaire des Rencontres Internationale de Photographie m'attendra encore un peu.Je repasserais encore dans ma tête ces images lointaines de mes après-midi au jardin public à deux pas du théâtre antique boulevard Clémenceau, des ballades près du Rhône, des marches sur les pas de Van Gogh, de la starlette, des torils des arênes ...
Bref, les vacances sont encore loin pour moi, la moindre escapade se résume à Paris, heureusement Annie Leibovitz y passait aussi. Enfin plutôt ses photos, exposées dans le cadre d'une rétrospective sur les 15 ans de son travail à la maison européenne de la photographie (MEP).
Elle y mélange vie personnelle et grandes personnalités, noir et blanc versus couleur, grand tirage versus petit cadre. J'ai préféré les portraits de stars aux images intimes de sa vie de famille ou de sa grande amie (amante ?) Susan Sontag. J'ai apprécié son travail en Croatie mais reste rêveuse face aux photos plus gaies réalisées pour Vanity Fair pour différentes couvertures ou reportages. Elle a immortalisé Demi Moore enceinte ou encore Yoko et John (la veille de son assassinat) mais aussi des athlètes aux jeux olympiques (dont des épreuves de plongeon).
En parallèle d'une vie à paillettes, l'expo retrace la maladie de Susan, sa mort, les naissances de ses filles, une énigme pour nous d'ailleurs comment peux t'on tomber enceinte à 50 ans ?
J'ai littéralement bloqué sur quatre photographies, deux par l'identité des protagonistes. La première des White Stripes, prise l'année de l'explosion du 3 ème album Elephant.

La seconde de Leo. Je connais beaucoup de filles qui nient l'avoir aimé un jour, il y a 10 ans plus exactement, juste avant qu'on découvre ce qu'était un ballon de foot. La photo date de 1997, année de sortie de Romeo + Juliet, juste avant Titanic et la Léomania. Les connaisseurs savent qu'après son talent d'acteur dans What's eating Gilbert Grape ? et The basketball diaries, on ne peut qu'espérer des lendemains qui chantent, ils ne se sont pas trompés, c'est devenu le fils prodige de Scorsese. Annie Leibovitz l'avait compris aussi.

Leonardo Dicaprio. Copyright Annie Leibovitz.
Ma préférée. Il y a peu de paysages. Pour cause, elle se qualifie volontiers de portraitiste, pour éviter qu'on la nomme photographe de stars. On trouve quelques photos de Venise ou des grands espaces d'Arizona. Mais la Jordanie retient tout à fait mon attention. La Wadi Rum est la destination de rêve pour moi. Devant cette photo, où on découvre derrière la roche, la façade du palais taillé à même la roche, on en oublie presque la silhouette de Susan Sontag en taille playmobil. J'aurais adoré que ce cliché soit de moi.

Petra, Jordan. Copyright Annie Leibovitz.
09:14 Publié dans I call it art | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : photographie, annie leibovitz
12.07.2008
I will survive
J'étais jeune, je pensais qu'on resterait sur le toît du monde jusqu'à la fin des temps. C'était il y a 10 ans, j'ai encore la larme à l'oeil quand repasse l'extrait de Thierry Roland criant "on est champions du monde", ce pincement au coeur quand je passe devant le stade de France.
Qui se souvient de Candela ,celui qui écoutait Gloria Gaynor sur son ancêtre de mp3 (un discman ?) ? Que sont devenus les Guivarc'h, Boghossian, Lama (!), Charbonnier, Dugarry, Diomède ...
La belle époque, avant les transferts faramineux, les mannequins, les pubs, la grosse tête, les désillusions.
10 ans après, j'ai grandi, j'ai compris.
I have survive.
10:33 Publié dans Where is my mind | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : football, france 98
04.07.2008
I know you're married but I've got feelings too

[...] Tu sais, j'ai fait l'inventaire avant les soldes, et je me suis rendue compte que la seule chose dont j'ai besoin est un mec.
La tristesse du truc. [...]
Si il y a bien un auteur (après Marc Lévy) que je déteste, c'est bien Jane Austen, trop fleur bleue, pourtant depuis que l'éniéme adaptation d'orgueil et préjugés est sortie, je me suis identifiée à l'héroïne Elisabeth (et à sa version Bollywood). J'ai la même conception qu'elles de l'amour, de ne pas être avec quelqu'un pour ne pas être seule, mais être avec quelqu'un parce qu'on l'aime (au moins un peu). C'est pourquoi c'est si difficile de trouver chaussure à son pied. Surtout que les années avançant, on sait que sur un malentendu, le copain en question peut se transformer en fiancé voire en père de nos enfants, chose à laquelle on ne prêtait pas attention au lycée. On pense patrimoine génétique : beaux yeux, beau teint, taille, cheveux ... Certes personne n'est parfait et soit-même pas si exceptionnelle mais on est forcément plus regardant sur la qualité au départ du moins. Après on se laisse attendrir par quelqu'un qu'on pensait loin de nous plaire à la base, on lui trouve des qualités not on the list, gommant ses défauts. Finalement la soeur avait raison, on ne peut pas savoir à l'avance qu'on ne tombera jamais amoureuse d'une personne. Le petit normand commence à faire effet ... (cristallisation ???)
18:38 Publié dans Nevermind | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note










