08.06.2008

Hey hey my my (into the black)

Ma chanson préférée de la semaine, celle de Neil Young, Hey Hey My My (into the black), rock & roll can never die ... tout un programme.

 

La version d'Oasis (what else?) que j'ai connu avant sur leur live Familiar to millions (à faire trembler les fans de brit-pop jusqu'à la fin des temps).

Et parce que jeudi était la date anniversaire de la disparition de Freddie Mercury, un long mais beau morceau de Queen, Innuendo.

Au passage, la sortie disque de la semaine, le Red Album de Weezer avec ce fabuleux Pork and Beans (quoique je préfére les Fishs and chips mais ils ne sont pas anglais).

 

 

Et le dernier single des Futureheads, Broke up the time , album This is not the world dans les bacs ...

 

06.06.2008

The kids aren't alright

Il y a des petites victoires qui font plus plaisir que d'autres. Une fois dépassé le stade du "je veux me faire un maximum d'argent", on comprend vite que le principal attrait du boulot d'un dentiste c'est d'être compétent, perfectionniste et aimable. Après une diffusion le week-end dernier d'un navet de série Z (entendez un film d'horreur vieux et underground, avec des dialogues dignes des films pornos), le fameux "Le Dentiste" qui stigmatise cette obsession de la carie dentaire chez un praticien cocufié par sa femme avec le nettoyeur de la piscine, la patientéle va prendre cher, la seule patiente qui aura un salut a tout compris "je vous jure que je me brosserais les dents 3 fois par jour, je ne mangerais pas de sucreries ". Même si ce film est très méconnu (à juste titre), on trouve bien des vérités sur la peur du dentiste, un mal nécessaire ?

Bref, revenons à la patience qui devrait tous nous caractériser nous qui faisons trembler les enfants le mercredi. La premiére fois qu'on soigne un enfant, on ne pense qu'à une chose ne pas le traumatiser (si les parents n'ont pas déjà fait ce travail, les c******), ne pas faire mal, s'arrêter quand l'enfant bouge, crie. Après on change vite de technique, on ne transige pas, le petit veut toujours négocier, refuse l'anesthésie et le soin, se roule en boule, pleure. Au début, on a peur, on appelle à l'aide le prof. Au final, on devient intransigeante, au premier faux mouvement, on prévient l'enfant, "tu as le chois, soit ça se passe bien, soit ça se passe mal, dans tous les cas je ferais ce que j'ai à faire", si il obtempére, on continue, sinon on appelle du renfort ou on change de box.

Oui un box comme pour les chevaux, ou le bonheur de travailler en open-space, un enfant qui pleure, c'est un enfant qui excite tout le service, donc on s'enferme dans une piéce fermée pour ne plus entendre les cris. On appelle 1 ou 2 collégues, un pour tenir les jambes, l'autre pour tenir la tête. On peut passer pour des monstres mais il faut voir le manque de coopération de ses enfants que la simple peur transforme en furie, souvent la preuve d'une lacune dans l'éducation par les parents qui cédent au caprice (d'ailleurs les parents restent dans la salle d'attente, condition sine qua none, sinon c'est pire).

Mardi matin en urgences, j'ai encore eu le droit à une petite de 5 ans très sage, bien sous tous rapports, mais une fois le soin à commencer qui s'est mise à crier, la mére rigolait, lui tenait la tête pour la faire taire, je me suis dite de toute façon elle crie déjà, ça ne pourra pas être pire (imaginez une alarme), donc j'ai fait mon anesthésie et arraché la dent sans prévenir. Elle m'avouera quelques secondes plus tard, que non elle n'avait pas mal, mais oui elle avait peur.

Revenons à la furie du box fermé, un jour, où j'aidais une amie, le gamin sur lequel je m'étais assise, m'a littéralement éjectée du siége (soit un bond de plus de 50 cm), comme quoi l'énervement provoque une force phénoménale. C'est pourquoi on shoote nos enfants, avec des sirops tranquillisants (atarax pour ceux qui connaissent), une dose non mortelle mais suffisante pour les calmer, parfois ça ne marche pas (et la gosse se met à chialer dans le couloir à la seule vue du fauteuil et des collégues te disent "bon courage !!!").

 Alors quand ta gamine arrive (shootée certes) et te dit "aujourd'hui je ne pleure pas", que tu arrives à l'anesthesier sans personne pour la tenir, que par tes simples paroles, elle ouvre la bouche et obéit, non seulement tu es sidérée mais en plus tu la félicites, c'est une grande victoire, là tu sens que tu maîtrises.

02.06.2008

Madness

 

 

Je n'aime pas les films d'horreur, j'ai trop peur, un peu comme dans les montagnes russes où je respire à peine et sens tous mes muscles se crisper.

Il faut dire que là tout commencait bien, je me suis fait violence, une journaliste et son caméraman qui suivent une équipe de pompiers pour leur émission nocturne. Angela veut de l'action, de l'excitation, alors quand la siréne retentit, elle n'hésite pas et monte dans le camion. On ne voit pas trop en premier lieu comment le cauchemar commence, mais finalement tout est réuni, la blonde (angela) trop curieuse, un peu l'équivalent de Courteney Cox dans Scream, veut tout montrer même l'immontrable, court partout, pose des questions idiotes à son caméraman (Pabbbbbbbbbbbbllllllllllllllooooooooooo!!!!), mais qu'est-ce que c'est ? qu'est-ce que ça veut dire?, bien sûr il est comme elle, il n'en sait rien, essaie juste de garder son calme et de la reposer elle. Pour couronner le tout l'immeuble dans lequel ils son rentrés pour un "incendie" est confiné, mis en quarantaine, enveloppé de draps blancs, personne ne sort. Forcement il y a un truc bizarre à l'intérieur, moins tordu que si c'était un esprit frappeur ou une force paranormale, on est dans le tangible, un mal inconnu s'empare des occupants, à un moment on se demande comment cela finira, de la plus belle des façon, à la Blair Witch, j'en ai encore des frissons.

 

28.05.2008

What New York used to be

On en parle depuis des mois, c'est certainement un des films les plus attendus du moment (avec le retour d'Indie), sûrement une déception à la clé.

N'empêche. C'est les retrouvailles de 4 copines qu'on avait laissé en plan il y a 5 ans, après 6 années en notre compagnie. Un série qui a jalonné la fin de mon adolescence, le début de ma vie adulté, que je n'ai jamais cessé de regarder à la télé puis son internet grace aux joies du streaming, avec parcimonie (effet addictif garanti). La vie de ces 4 héroines, on a l'impression de les vivre avec elles comme si elles étaient nos meilleures amies. En 10 ans, j'ai gagné de l'expérience, en matiére de mecs, de sexe, de fringues, de relation, j'ai un regard différent, moins admiratif et éloigné, plus réaliste et palpable, elles m'ont "appris", je compare.

J'avais toujours rêvé de savoir ce qu'elles devenaient. L'épisode final nous laissait présager le meilleur, Carrie à Paris qui retrouvait Big, et après une éniéme rupture ? J'ai toujours détesté les fins de série, elles arrivent souvent alors que la série est encore au plus haut, avant qu'on ait pris le temps de critiquer. Un peu comme les amours de vacances, on se demande toujours ce qui ce serait passé aprés, si ... On ne veut pas se quitter, savoir qu'il n'y aura plus rien, plus d'aventures ...

Le film calmera des années d'interrogations, Samantha est t'elle toujours avec Smith ? Charlotte a t'elle eu un enfant ? Miranda et Steeve, amour pour la vie ? Carrie et Big enfin réunis ? On pourrait croire que voir sa meilleure amie se marier nous donne le cafard, une célibataire de moins, une de plus comblée, mais c'est tout le contraire, je suis heureuse qu'aprés des années de rencards et relations foireuses, il reste cet espoir que quelqu'un nous attend quelque part.

Update: pas de déception à la clé, tous les éléments étaient réunis pour nous faire passer une bonne soirée. Aprés un gros plan d'attaque pour se réunir, on a fini au fast-food du coin pour une vraie réunion entre copines, entre la fille dont son mec n'a pas envie tous les soirs, la fille que tout le service veut se faire mais qui a du mal en amour, les célibataires endurcies, la casée et celle qui veut son disquaire. Finalement le film se regarde aussi bien entre filles qu'avec son mec, pour lui faire comprendre notre point de vue. La série est un vrai enseignement, il devrait être au programme de l'éducation d'un jeune homme, comment ne pas être un salaud ...