10.01.2009
Mermaid blues
Quand j'étais au collége, la neige symbolisait un peu la paralysie dans mon village, notre vieux car tout pas beau ne pouvait plus trop monter la côte pour nous emmener "là-haut", maintenant j'habite en ville. Surtout dans une ville habituée à la neige, qui a des bacs à sel disposés un peu partout, les trottoirs ne glissent pas, les voitures circulent, les bus passent, c'est juste un peu plus lent. J'ai remarqué que dans les grandes villes où il y a de vrais hivers comme Vienne ou Berlin, on s'habille chaud comme si on allait au ski, chapka et passe-montagne en pagaille, c'est pourquoi je me rigole quand je vois les jeunes qui se couvrent à peine d'une petite veste.
Généralement il neige pendant les exams, histoire de donner du piment dans nos vies, mais ça ne dure pas longtemps.
Là (déjà je n'ai plus d'exams), j'adore la métamorphose de la ville, surtout parce que je cours près d'un canal complétement gélé, où un brise-galce a été convié pour laisser passer les péniches. J'étais comme une gamine, à m'asseoir près du rebord pour tester la solidité de la "banquise". Je m'étais figurée que si je me mettais debout, je risquais peut-être de passer à travers. Donc je me suis assise et j'ai frappé du pied, et ça n'a pas bougé. Ainsi j'ai couru dans la neige, sensation assez fantastique, d'avoir chaud alors qu'il fait très froid, sauf quand un coup de vent frappe le visage seule partie du corps non couverte. On était quelques téméraires à braver le temps pour la forme, mais c'est d'autant plus gratifiant.
Et comme à chaque fois, que je vois des manteaux neigeux ou du verglas, je pense à Tom McRae et à ses paroles; Ice has formed and there's snow between the tracks ...
12:11 Publié dans Karaoke soul | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tom mcrae
04.01.2009
The wall
Passer à Berlin sans voir les restes de la guerre froide, ce serait comme passer à New York sans voir la statue de la liberté, ou Athènes sans son Parthénon. C'est pourquoi la soeur et moi avions focalisé nos 3 jours sur ce point.
Très vite on se rend compte que les plus beaux sites se trouvent à Berlin Est, dont cette place dont j'ai déjà parlé, la Potsdamer Platz, ancien no-man's land coincée entre le mur intérieur côté Est et le mur extérieur. Beaucoup de No-man's land ont été reconvertis en jardins ou espaces verts, celui-ci a été réamenagé en quartier d'affaire florissant dans les années 90. Aujourd'hui c'est magnifique de jour comme de nuit, neuf et moderne tout en gardant cette part historique avec des morceaux restants du mur reconvertis en musée extérieur.
Comme il fallait choisir les musées, on a commencé par celui de la DDR (ou RDA) retraçant la vie sous l'ére soviétique. Le tout normalisé, les Trabant, les jeans qui grattent ... Musée trés instructif où l'on peut tout toucher pour mieux se rendre compte. On n'évoque à peine la Stasi pour se consacrer plus à la vie quotidienne, aux logements, à l'éducation, à ce système qui valorisait le mérite et le travail.
Figure mythique de l'époque, j'ai immortalisé l'Ampelman (homme de l'ampoule) qui figurait sur les feux de signalisation. On en rencontre quelque uns encore en circulation dans Berlin Est (surtout vers la Potsdamer Platz et entre l'Alexander Platz et la porte de Brandenbourg).
On a terminé notre journée musées par la maison du Checkpoint Charlie, musée créé sous le mur à quelques métres du fameux point de contrôle à l'Ouest. Il faisait presque nuit quand nous sommes arrivées (là-bas à 16h le soleil tombe déjà). Des touristes se faisaient photographier devant l'ancien check-point (réhabilité après la chute du mur pour le souvenir, avec quelques sacs de sable devant et un faux garde soviétique). 2 immenses panneaux de circulation nous indiquent dans un sens que l'on quitte le territoire étasuniens et dans l'autre qu'on y rentre. Puis il y a ces portaits, un garde soviétique qui regarde en direction de l'Ouest et un garde étasuiens qui regarde vers l'Est. Au milieu coule une rivière. Au milieu, un arbre de Noël décorés de drapeaux du monde entier symbolisant la paix et l'espoir.
La visite du musée est enrichissante, on y apprend des événements qu'on avait oublié en classe d'histoire, cette journée du 17 juin 1953 où le peuple allemand s'est rebellé, peuple uni contre les pouvoirs et la partition, puis bien-sûr le 13 août 1961 où les habitants de Berlin découvrent qu'un mur a été érigé, les exodes qui ont suivis, les familles séparées, les amants séparés. On découvre les moyens d'évasion (car il s'agissait bien d'une prison), les plus inventifs et dangereux, les tunnels 27, 28, 57, les canoés, les valises pour cacher sa copine, les voitures aménagées. On finit la larme à l'oeil en pensant à tous les enfants tués (morts noyés dans la Spree parce qu'ils y étaient tombés et que dans certaines zones le fleuve était entiérement à l'est et les gardes avaient ordre de tirer) ou à cet adolescent agonisant devant le mur intérieur après avoir réussi son saut, se vidant de son sang sous l'oeil des gardes. On a presque envie de se tirer une balle tellement ça en devient déprimant toutes ses morts pour la liberté, juste à temps pour compter les morts du régime soviétique (piéce sans fin où sont énoncées toutes les principales dates des différents pays de l'ex bloc). Heureusement le jour vient de la chute du mur, le 9 novembre 1989, on est soulagés.
Maintenant on peut comprendre pourquoi les berlinois sont si fiers de se montrer devant leur porte, symbôle de la réunification.
Le lendemain, après un brunch (c'est le 1er janvier, bonne année !), on se rend à l'East Side Gallery, fresque contemporaine peinte sur les restants du mur au bord de la Spree par des artistes internationaux. Mon préféré reste ces 2 colombes, oiseaux de paix qui redressent ensemble le symbôle de l'unité allemande, leur porte. Comme le musée est en plein air, tout est sur-tagé et c'est dommage, cela continue sur plusieurs kilométres, à voir en été par beau temps (sinon on gèle).
Sinon à Berlin, j'ai adoré le Sony Center, sur la Potsdamer Platz, un rassemblement de buidings avec au centre plein de restaurants et bar aux environs, avec une coupole qui ferme le lieu aux intempéries mais pas de portes, en faisant un lieu quasi-ouvert, propice à un micro marché de Noël (un vrai) avec des mignonnes baraques à saucisses ou Glühwein (Vin chaud ?).


J'ai beaucoup aimé l'avenue Unter Der Linden, ancien Champs Elysées de Berlin Est, bien éclairée par cette saison, qui conduit jusqu'à la porte. Et une rue perpendiculaire qui mène à la gare, la Friedrichstrasse, artére trés vive, très commercante bien plus belle que la Kudamm (Champs Elysée de Berlin Ouest) très large mais sans véritable charme mise à part les vitrines en solde.
Proche du musée de la DDR et de l'île aux musées, leur cathédrale est magnifique (mais fermée les jours feriés), au bord de la Spree et proche de l'Alexander Platz.
A Berlin Ouest, la seule chose que j'ai véritablement apprécié était le quartier du Zoo (où est l'ami Knut, l'ours) et l'église du souvenir, à moitié détruite par les bombardements, avec 2 tours l'encadrant reconstituant ses ailes perdues, les tours sont très bleues (millards de mosaïques), détonnant à côté de la ruine mais de nuit le contraste choque moins avec les néons du marché de Noël (châlets à chaque place importante durant les fêtes histoire de ravitailler suffisament l'allemand en balade en bière et en saucisses).
Je n'ai pas aimé, le froid glacial et surtout l'attente interminable (dans ce même froid) pour le dôme du Reichstag ( 1h de queue tout ça pour une vue panoramique sur Berlin, dôme couvert mais ouvert donc pas de possibilité de réchauffer les mains et les doigts de pied engourdis malgré les chaussures de marche).
Je n'ai pas aimé attendre comme un allemand aux feux rouges, en France c'est la jungle on traverse n'importe où, là on klaxonne si on te surprend, personne ne traverse à l'africaine (en dehors des clous) sauf le 31 (c'est la fête !!!), on repère vite les touristes comme ça.
Sinon j'ai pas aimé revenir, je veux pas travailler lundi !
15:35 Publié dans Where is my mind | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : voyage, berlin
02.01.2009
Berlin
Comme on dit en Allemagne, bonne glissade en 2009. Meilleurs voeux de bonheur, santé, réussite et amour pour la nouvelle année!

Pour commencer l'année 2009 d'une bonne façon, Berlin avait installé en plus de ses châlets une piste de luge sur la Postdamer Platz. Je m'y suis tentée le soir du réveillon vers 2h en tenue de soirée. Frissons garantis mais merveilleuse façon d'entamer janvier après un petit thé (pour se réchauffer et changer des cocktails). Je n'ai jamais été dans les rues françaises un soir de 31 décembre, mais j'ai bien aimé observer les habitudes berlinoises; les groupes convergant vers les places majeures chaudement habillés, les feux d'artifices que chacun allumait dans son coin pour éclairer la nuit, tout ça dans une ambiance très gaie et chaleureuse.
Nous n'avons pas fini 2008 au pied de la porte de Brandenburg, temps trop froid, pas de motivation pour être au milieu d'hordes de gens alcoolisés, mais à la Postdamer Platz, là où d'ailleurs même à 2h du matin des gens venaient voir les morceaux restants du mur.
Mon souvenir le plus marquant de cette soirée sera l'accolade avec un berlinois, content de voir des françaises s'intéresser à sa ville; fier de nous voir sur cette place au combien marquante pour la ville (zone de no man's land dans berlin est pendant le mur), content de nous voir palper de si-près l'importance de la réunification et de l'espoir retrouvé après la chute du mur.
Une bien belle manière d'entrer en 2009.
17:13 Publié dans Where is my mind | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : voyage, berlin
23.12.2008
Woman a man walked by
Itininéraire d'une célibataire en 2008.
Rappel: le premier janvier à Vienne, on m'avait prédit que cette année, "j'allais aimer". Je rigole encore. Ne jamais se fier aux horoscopes !
L'espoir. (Bande son Nelly Furtado I'm like a bird ).
La célibataire a un peu de mal à reconnaitre les signaux. D'un côté, elle comprend 300 jours après que quelqu'un lui courait après, de l'autre elle s'emballe vraiment pour un rien. C'est un peu le syndrome Jean-Claude Dusse. "Je crois que ce soir je vais conclure [...]".
Les révisions. (Bande son The Kills Midnight Boom).
Seule période de l'année où on te laisse un peu tranquille, où la question principale n'est plus ton statut matrimonial mais ton état d'avancement dans les révisions. Par chance, les miennes étaient longues et couvraient une période importante (quasi 3 mois).
L'ami de l'ami. (Bande son Oasis Champagne Supernova).
La pire semaine de ma vie s'achève, plus d'exams, pression relâchée, grosse soirée ... Paf, un ami me présente un ami, ça ne durera que la soirée d'un accord tacite avant. Le lundi on me demande pourquoi je veux pas aller plus loin, j'y réfléchis. Alors que j'attendais un signe de l'autre, je n'en aurais jamais. Plus tard j'apprendrais que l'ami n'a jamais donné mes coordonnées à son ami. Sabotage volontaire ou involontaire ?
Le disquaire (Bande son New Order Temptation, MGMT Time to pretend, MGMT Kids).
La célibataire flirte avec tout ce qui bouge et se trouve sur son chemin. Enfin pas tout quand même, elle garde ses critéres. Mais tente le tout pour le tout, marre d'attendre pour savoir ce qu'il en est, elle tâte doucement puis surement le terrain. Ce qui finit par un vent magistral qui fait marrer encore tous ses amis. J'avais préparé une blague sur le sujet "Je dois faire de la voile cet été, alors il faut que j'emmagazine assez de vents avant ... ".Tu sors ... 4 mois de carence disquaire suivront, mais au moins pas d'illusions pour l'été, je suis fixée.
L'ami. (Bande son New Order Perfect Kiss).
Pas l'ami qui m'avait présenté son ami mais un autre ami à cet ami, ami aussi. Tu comprends plus rien ? Tant mieux ! Bref, je consomme mon rateau, l'ami s'est fait larguer, c'est l'euro de foot, j'adore le foot, je passe mon temps en mode télé-bière-foot. Et puis, comme on dit "I was lonely, he was lonely". Là aussi je laisse décanter avant de goûter, trop d'ailleurs, à jouer les icequeen pas intéréssées on se fait piquer la place. Et quand j'oserais clarifier mes intentions, j'aurais droit à une semaine de silence. Toujours demander avant d'embrasser si le gars est libre ou pas, même si il vous rend le dit baiser, ça évite de gâcher ses vacances. Tout ce ponctue par un merveilleux sms. Dans Closer, l'adulte consentante Julia Roberts aurait répondu à Jude Law ("We kissed !!!") "What age are you ? Twelve ? "
Le mono. (Bande son Asa Fire on the mountain, Second Sex Fille facile).
Enquête anthropologique. Je veux vérifier ce qu'on raconte sur le phénoméne du mono (Men needs Women needs Whatever). Je me dévoue à la tâche. Je viens de me faire plaquer, je suis toute bronzée, c'est les vacances, l'ucpa ... Finalement, tâche plus facile que prévue. Je n'ai juste qu'à lancer une aussiére pour faire connaissance. Il est pire que j'imaginais, un piége à fille, blond, yeux bleus, très mignon. Comme dirait la premiére dame, il a l'air d'un ange mais d'un regard de velours quand il se penche ... Tous les monos sont différents certes, lui c'est surtout un marin. On ne garde pas un mono, on le laisse à disposition des suivantes. Surtout quand il le dit lui-même, la voile prend beaucoup de temps et que c'est sa seule obsession.
L'essai de la drague sur internet. (Bande son Soy Infelix).
Dévouement pour la cause anthropologique phase 2. Profil rempli entiérement et sans mentir, vraie photo, plein d'espoir. Finalement en 1 week-end, le site me gonflera. Heureusement j'avais eu la brillante idée de ne pas donner ma vraie boîte mail, je suis inondée de courrier dès qu'un homme visite ma fiche. Alors que je joue le jeu de montrer ma vraie nature, la plupart se cachent derrière l'absence de photo, et attendent msn pour discuter librement (sans censure du site en fait). Je me désincris aussi vite que mon ombre, peu pour moi, la tristesse de la rencontre organisée par ce biais, moi qui suis romantique, je ne marche pas.
Le travail y a que ça de vrai .... Et les soirées aussi ... (Bande son Britney Spears Womanizer).
Pour oublier le mono, et vivre sa vie. Un jour alors qu'on croit que cette sensation ne partira jamais, elle part. Et un jour, on voit son adresse dans ses contacts et on se demande pendant 5 secondes "C'est qui ce type?".
Entre ton ami continue à te présenter des amis et là première vérité, ce n'est parce qu'on est seule qu'on est déséspérée et qu'on se jette sur le premier venu, on est toujours aussi séléctive et éclairée dans nos choix. Même si on te dit que "si tu cherches un mec comme celui sur la photo que tu m'as montré, c'est sur qu'il y en a pas ici".
La célibataire ne drague pas tout ce qui bouge. "J'ai vu que tu avais fait le trajet en bonne compagnie, mais je te préviens il est casé". Merci, je sais.
La célibataire n'est pas une bombe à retardement. Comme dirait Gigi , "On est pas des bêtes!".
La célibataire adore ses amis, ça c'est vrai comme dans Sex and the city. Elle les adore tous, les casés, les singletons. Parce que dixit quelqu'un, il y a des couples qu'on envie mais on aurait pas envie d'être à l'intérieur.
Bilan de l'année ? (Bande son Katy Perry Hot N Cold)
Vivement 2009 !!!
19:54 Publié dans We are all made of stars | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note









