21.12.2008
Zest-of
S'il ne fallait retenir que ça de 2008 .
Le film de l'année : Into the Wild
L'année cinéma commencait bien fort,impossible même après No country for old men, Be kind rewind, A bord du Darjeeling limited ou Vicky Christina Barcelona d'oublier l'émotion qu'a suscité ce film. Une bien belle manière de commencer 2008, par le voyage, l'évasion, un fil rouge logique qui se terminera par mon obsession pour la voile. "Un film qui rappelle cette part que posséde chaque voyageur, cette volonté de s'extraire de la réalité et de s'évader, de parcourir le monde pour avoir l'impression de la maîtriser."
Le disque de l'année : Oracular Spectacular
Mois d'Avril, début de l'obsession pour MGMT. 4 titres sur myspace, 1 mois à attendre la sortie dans les bacs. L'album tient ses promesses, bande son idéale pour un summer of love version 2008. Depuis seuls les Virgins m'ont fait cet effet de fraîcheur. "[...]j'ai découvert Kids, et là j'ai compris que la première chose en rentrant en ville sera de me jeter sur mon disquaire et de lui acheter Oracular spectacular. La puissance de ce morceau égale de loin tout ce que j'ai pû écouter avant, jusqu'à quand vous allez me dire, c'est tout simplement la chanson que je choisirais si je devais n'en prendre qu'une avec moi sur une île déserte. Oui la première devant Dream on d'Aérosmith et Space Oddity de David Bowie, c'est dire son impact sur mon organisme."
Le sport de l'année : la course
Si on m'avait dit en 2007 que je deviendrais une droguée de la course, je vous aurais ri au nez. Un an plus tard, je cours au moins 20 km par semaine, par tous les temps, rien ne m'arrête, ni gueule de bois, ni vent, ni pluie, ni fatigue, et quand mes muscles n'en peuvent plus, j'enchaîne par du vélo. La course ou quand tu découvres que tout est dans la tête. "[...]Que tu as réussi ta première course malgré des vrais fondeurs de club, grace au moral, parce que c'est lui qui te portes quand tu n'as plus de jambes. Que tu te surprends à faire des sprints alors que tu n'as qu'une envie c'est de t'écrouler. Que tu te demandes comment tu as pu ne pas y penser plus tôt, tellement ça te paraît inconcevable maintenant de ne pas faire 20 km par semaine. Que tu sais que tu ne paieras jamais un forfait exorbitant dans une salle de sport. Que ta place c'est au froid ou au chaud, dehors quelque soit le terrain, qu'il te suffit juste d'enfiler ton collant, de brancher ton shuffle et t'étirer un peu. Tu es devenue une fondeuse, et quand on te dit on y retourne ?, tu réponds, bien sûr quelle question !"
La découverte de l'année : la voile.
A priori rien ne me destinait à la voile, j'ai grandi loin des côtes, loin des bateaux, coincée dans une région batarde où l'on doit partir loin pour voir le soleil, la mer ou skier, je n'avais jamais été contaminée. Et puis, il fallait trouver un stage UCPA pas trop crevant mais depaysant pour 1 semaine de vacances, totale découverte ; la vie à 6 à bord d'un 36 pieds, les noeuds, la barre, les manoeuvres, le vocabulaire. Une question subsidera tout septembre, quelle est la différence entre un marin et un naviguateur ? Un marin marine, un naviguateur marine ? Même le mono n'a pas sû répondre. Aimer la voile, c'est comprendre comment on peut partir seul en mer faire le tour du monde. Mais après avoir "aimé" un marin, c'est aussi avoir peur pour ceux en pleine détresse avec un fémur cassé. "Il paraît que c'est sur un bateau que les hommes trouvent leur vraie valeur, moi j'ai découvert l'organisation d'une maison flottante, le carré toujours propre, la vaiselle toujours lavée et rangée, on apprend à gérer le manque d'espace, à économiser l'eau, l'éléctricité ... que de bonnes habitudes à garder pour la vie citadine.Ca me manque déjà. Le bruit de la mer, le roulis au réveil, le gîte, les toilettes à pomper ..."
L'expo de l'année : Sophie Calle, Prenez soin de vous ...
On aurait juste aimer la plaindre d'être tombée sur un goujat pareil. Finalement avec l'expérience acquise de 2008, son expo prendra plus de profondeur. Oui, être quittée par mail interposé, ça fait mal, mais parfois c'est mieux que de voir l'autre exprimer sa sentence avec son plus beau sourire comme si de rien n'était. A l'époque, je croyais aussi que je ne me ferais plus jamais larguée par sms. Ouch. Allure moyenne de l'année ? Grand largue ! "On pourrait disserter ici du contenu de la lettre, (j'en ai d'ailleurs recueilli un exemplaire), de sa forme, de son fond, pourquoi dit-il vous ?, pourquoi ceci, pourquoi cela ? Pour ma part, je pensais à mon experience personnelle, à mes amies, à mes séries, aux films ... On connaît tous quelqu'un qui s'est fait largué (le mot est bien choisi) par téléphone, voire pire par SMS ou (affreux) par conversation MSN. Parfois, il n'y a pas de mot du tout, pas de traces. Au moins dit Sophie Calle, "il s'est fendu d'une lettre". Mais est-il préférable de se dire les choses en face, est-ce que c'est un signe de lâcheté de rompre sans contact physique?"
La série de l'année : skins
Rien ne surpassera mon addiction pour Skins, même pas Gossip girl ou the L word. Pas le temps d'attendre la diffusion normale sur Canal Plus, un coup de streaming sur sidereel et c'est dans la boîte. "Pas de déjà-vu, une petite ressemblance avec Shameless, rien à voir avec les questionnements métaphysiques de Dawson et ses amis, ici on est à Bristol, Angleterre, les personnages aux traits un peu forcés semblent tout droit sortis d'un roman de Zadie Smith (surtout White teeth), un bon salad bowl joué par des acteurs adolescents, encore en mutation, une anorexique vraiment malade en réalité, un nerd avec tous les stigmates d'un ado d'aujourd'hui, un rappeur, la bimbo anglaise (véridique), le play boy des cours de récré ..."
Pourquoi on va aimer 2009 ?
Parce que le 21 janvier, Baracko sera officiellement président des Etats-Unis.
Parce que Franz Ferdinand sortira son 3éme album: Tonight: Franz Ferdinand.
Parce que 3éme saison de SKINS ...
17:27 Publié dans Where is my mind | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
14.12.2008
CIA man

On se demande comment ces 2 mondes pouvaient se rencontrer. D'un côté, les hommes de la CIA et leurs amis aux métiers très respectés. De l'autre, des êtres à l'existence pas très passionnante qui travaillent dans un club de sport Hardbodies.
On est dans Burn After Reading, un film des fréres Coen, qui nous avaient déjà offert cette année, un vrai thriller de psychopathe vraiment terrifiant (No country for old men). Se téléscope les vies de John Malkovich, agent de la CIA qui se fait licencier pour alcoolisme, sa femme Tilda Swinton qui le trompe avec George Clooney, Brad Pitt un fou furieux du sport, Frances McDormand une dépressive qui ne pense qu'à changer de corps et rencarde des inconnus dans des parcs.

Un cd contenant des informations personnelles appartenant à John Malkovich est retrouvé dans les vestiaires du club de sport. Et c'est là que l'intrigue commence, les 2 dingues (Brad et Frances) attirés par cet objet, essaient d'en tirer profit. L'un pour le fun, l'autre y voyant une opportunité de se payer ses opérations de chirurgie esthétique. On assiste alors à de vrais moments de comédie, des imbruglios,des situations cocasses et vraiment drôles (rien à voir avec Agathe Cléry).
C'est léger, décalé, vraiment intéressant, un petit bijou de fin d'année.

14:34 Publié dans Where is my mind | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, ethan et joel coen
Womanizer
14:06 Publié dans We are all made of stars | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.12.2008
Kool and the gang
Il paraît que le tricot est sexy aux Etats Unis et en Angleterre, au contraire de la France avec son image vieillote. 2 femmes aidées de l'ancienne directrice de la com de Colette Nadège Winter, ont créé Wool and the gang, une marque avec un gros buzz qui a ouvert le 1er decembre son corner chez Colette. On devine vu l'exclusivité que les prix ne seront pas aussi doux que la laine du Pérou, les kits sont au minimum de 59 euros pour tricoter un bandeau, soit 2 pelotes de laine, 2 aiguilles, 1 patron et de quoi customiser le tout. Comme dirait une amie, il vaut mieux aller chez Phildar, meilleur rapport qualité prix.
J'ai moi-même commencé le tricot avec ma grand-mère réunionnaise devant Amour, gloire et beauté. Mon compagnon de galère, Ernie (meilleur ami de Bert dans Sésame Street, et dans la vrai vie de Bertouille, avec qui il part prochainement à Berlin), a lui-même bénéficié d'une magnifique salopette bleue (photo prochainement si il accepte). Autant dire que l'idée de me tricoter un bandeau si ça devait devenir hype m'intéressait. J'adore les accessoires pour cheveux, vu que mes cheveux sont un peu une oeuvre d'art, ma seule façon d'exprimer mon identité et ma personnalité au travail.
Quelques heures, quelques points mousse (bientôt je me mets au jersey) et voilà le résulat.

14:36 Publié dans We are all made of stars | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : tricot









