22.11.2008

Dernière journée en mer

Une patiente disait récemment (le 4 novembre) à une amie que c'était le plus beau jour de sa vie (remember Baracko président). On réflechissait alors à la définition même de ce dit jour. On pense au jour de son mariage (sa journée princesse), de la naissance du premier enfant.

Le plus beau ... sous-entend que c'est parfait ou presque du début à la fin, laissant de côté les "jour où j'ai rencontré mon amoureux", "le jour où Star Wars est sorti". J'ai eu des heures les plus belles de ma vie, généralement en vacances , surtout en mer. Mais il faut beaucoup d'heures pour avoir une journée. En retrospective, ce n'est pas un jour que l'on prévoit d'avance, on s'en rend compte après. On échappe aux clichés du style "le jour où j'ai été reçu à mon concours de médécine du 1er coup".

J'arrive à cette photo, la plus belle que j'ai jamais prise. Parce que le lumière est parfaite, c'est le lever du soleil (le plus beau moment de la journée en bord de mer). Parce que le cadre est magnifique (le côte Dalmate, un voilier).

Il est 5h27, on vient de ranger les pare-battages, on quitte le port de Prvic, c'est notre dernier jour en mer mais aussi le plus jour  le plus long de ma vie (vu que je me coucherais jamais).

On oublie que le lendemain on repart à Paris et que lundi on travaille. On profite de chaque instant vu que c'est les derniers moments. Pas de conflits en cuisine ou sur le pont, on prend plaisir à chaque action même aux dernières vaisselles pour 8, à la dernière salade, au nettoyage du pont ... On se bat pour barrer, pour avoir le plus beau gîte.

Tout n'a pas cette saveur nostalgique mais reste un bon souvenir. Tout est parfait parce qu'on fait comme si c'était le dernier jour de notre vie et que chaque minute compte, on ne gaspille pas. C'est juste notre dernier jour de vacances avant longtemps.

Même la soirée fut bonne, alors qu'on la voyait comme un tire-larmes, réservant plein de bonnes surprises.

Le calme, la mer, le soleil puis le bruit, la terre et les néons du port.

Comme si en une journée, on avait synthétisé ce qu'une amie définissait comme son image optimale du bonheur parfait; retrouver l'insouciance de son enfance dans sa vie adulte. Faire ce qui nous chante quitte à en subir les conséquences après. Ne rien regretter, se laisser aller.

Cette photo est loin de quitter mon appartement.

15.11.2008

Low-life

On recherche toujours l'image qui chasse l'autre.

2 janvier 2007, Vol Barcelone-Paris, je regarde le tarmac, une phrase me vient à l'esprit, "I'm saying good bye". J'ignore d'où elle vient mais elle est évidente. Plus tard je retouverais sa trace, elle est provient de la dernière image de Marie Antoinette par Sofia Coppola. Jason Schwartzwann (as Louis XVI ) et Kirsten Dunst (as Marie Antoine) fuient en calèche de Versailles, le mari pense que sa femme admire son allée de troènes, elle lui répond alors avec gravité, qu'elle dit aurevoir. Elle sait qu'à cet instant se termine la belle vie. Bien sûr cette image ne serait pas parfaite si ce n'était pas le ceremony de New order en fond sonore.

J'ignore quand j'ai connu New Order, surement en regardant MTV (époque Get ready), toujours est-il que je les aimais avant le Control d'Anton Corbjin, sans savoir la connection avec Joy Division. Avant d'entendre Temptation, ils n'étaient pas dans mon shuffle, c'est là que j'ai vraiment commencé à être mordue. C'est à la même époque où j'ai commencé à fréquenter mon disquaire (son magasin pas lui) et commencé à courir 2 à 3 fois par semaine.  New order comme le Familar to millions (plus disponible sur deezer) d'Oasis étaient alors mes bandes sons running. C'était la fin du printemps, puis est venu l'été, je me suis pris le vent de ma vie, progressivement je suis passé à autre chose (radio, bière, foot) et j'ai déserté mon disquaire pendant 5 mois.

C'est un peu comme si je disparaissais après mes apparitions hebdomadaires. Et un jour sans prévenir, paf, je l'ai croisé en courant ipod aux oreilles, il m'a reconnu, j'ai gardé la tête haute et esquissé un bonjour (je m'en foutais j'étais en mode mono) alors qu'il répondait en baissant la sienne.

Malgré tout ça, en 5 mois, je n'avais pas acheté un cd ou vinyle, et comme il faut une image pour chasser l'autre, et que je voulais mes rééditions de New Order (enfin des 5 premiers albums), j'y suis passée à se boutique. Entrée en gardant mon calme, mine de rien ça fait quelque chose (comme la première fois où on reparle à son ex après la rupture), direction la bac à vinyles.

J'y trouve Low-life de New Order, et Graffiti de Led Zeppelin. Au passage, je remets Berlin de Lou Reed et Rust Never Sleep de Crosby, Still, Nash and Young, me demande si il a écouté Hey Hey My My, il ne connaissait pas la chanson en juin.

J'ai mon image qui chasse l'autre. Tout commence et finit avec New Order.

 

Kids (Soulwax rmx)

L'affaire des reprises.

Je crois, enfin je suis même certaine, que mon premier album de covers était la face B de Sleeping with ghosts de Placebo. Album que je préférais largement à la face A, surtout pour Running up that hill et Daddy cool.

Les 2 premières chansons marquantes de mes années collége étaient des reprises, c'était la grande époque rap The Fugees adaptaient Killing me soflty (one time, two times ...) de Roberta Flack, Coolio reprenait Pastime paradise en gangsta paradise.

J'ai souvent préféré les reprises à leurs originaux, comme the man who sold the world par Nirvana, la soeur disait que c'est parce que c'était la première version que j'entendais donc je l'adoptais.

Beaucoup d'artistes ont fait leur beurre des oeuvres des autres, dépoussiérant de vieux classiques pour leur redonner vie (Feeling good par Muse), faisant parfois des albums entiers réussis comme les covers ou jukebox de Cat Power ou le twelve de Patti Smith, d'autres ne chantent quasiment que ça, se faisant inviter à la star'ac pour faire une version jazzie-pourrie de Smell like teen spirit, lui je le déteste. Un ex disait que reprendre une chanson la dénaturait, que l'artiste l'avait chanté de la seule  façon dont il la voyait, que tout autre copie ne serait qu'une fausse intérprétation et ne rendrait jamais l'émotion, les sentiments transcrit à la base.

Reste que j'adore les albums hommages, les The Smiths is dead reprenant le Queen is dead, l'album de la coopérative de Mai pour les 40 ans de l'album à la banane du Velvet underground. Mais il y a certainement un domaine où la reprise fait beaucoup pour l'original pour le faire connaître ou reconnaître. On appelle ça un remix, Soulwax et Justice en sont les rois.

Alors quand Soulwax reprend Kids de MGMT, mon hymne du printemps, mon coeur fait boom.

Et quand Justice reprend LE NY Excuse de Soulwax, on en redemande même (surtout) si il y a une panne technique.

 

05.11.2008

Yes we can

La vraie révolution ce n'est pas d'avoir un président noir à la Maison Blanche, ce serait de ne plus avoir à préciser justement son origine. Admettre que c'est une victoire, montre que nous sommes pas tous égaux. On devrait se dire "Il est métisse et alors, c'est avant tout un homme".