04.10.2008

Je ne suis pas une fille facile

Qu'est ce qu'on est censé faire de nos ex? Les balayer de notre vie pour passer à autre chose, essayer de devenir amis, rester amants ? A priori, je suis assez difficile pour ne sortir qu'avec des personnes intéressantes (beyond the sex) qui ont une place dans ma vie, dans mes conversations. Je n'aime pas les voir sortir de ma vie parce qu'on a essayé et que ça n'a pas marché. J'ai réussi avec certains à retrouver une relation amicale comme avant même si ça demandait des efforts supplémentaires.

Bizarrement ça fait beaucoup plus mal, de ne plus avoir de nouvelles du tout que de voir l'ex se recaser alors qu'il était incasable (voir le phénoméne qu'explique Julie Delpy dans Before sunset, à savoir que tous ses ex l'ont remercié de lui avoir appris à respecter les femmes et à savoir ce que c'était d'aimer), d'entendre ses amis te parler de la nouvelle, de leur emménagement ...

Je déteste les disparitions, ces numéros de téléphone qu'on meurt d'envie d'effacer du portable mais qu'on garde précieusement en souvenir, au cas où ils rappeleraient. Ces relations que l'autre a décidé d'arrêter alors que nous ont veut juste savoir si ils sont encore sains et saufs, finalment ça nourrit l'inconscient, on se plait à imaginer une rencontre fortuite, un débarquement à l'improviste. Qu'on serait prête à donner un bras (le gauche pas le droit sinon tu peux plus travailler) si on nous assurait qu'on resterait en contact régulier.

On sait très bien que toute relation amoureuse est impossible, soi-même on n'en veut pas mais on veut passer à un autre niveau, garder une place dans sa vie. C'est là qu'on se dit que même si on veut profiter de la vie, qu'on est en mode carpe diem, on arrive pas à dissocier sexe et sentiments, que même si certaines te disent que ça vient avec le temps, tu n'y arrives pas, comme dirait les Second Sex je ne suis pas une fille facile qui se laisse enculer à l'arrière d'une voiture... Je suis une sentimentale, une romantique.

29.09.2008

Those little things

Je ne reviendrais jamais assez sur les bienfaits de la course à pied. Parmi mes amies, j'ai des adeptes, des converties que tu motives pour t'accompagner le matin malgré la brume et la pluie.

Malgré les conseils avisés des meilleurs coachs, qui conseillent une alimentation optimale, tu sais qu'il n 'y a rien de mieux pour se relever d'une nuit trop arrosée que 10 km. Que les 2 premiers kilométres seront toujours les plus durs, mais qu'une fois les toxines éliminées, tu respireras mieux et te sentireras plus saine qu'après un verre de sorbitol. Que désormais, tu peux manger ce que tu veux, tes abdos sont en bétons, tes jambes toujours aussi musclées et ton sexy back encore plus ferme. Qu'en plus tu améliores ton endurance et que cela sert dans tous les domaines. Que tu voies ta ville autrement. Que pendant 1 heure, tu ne penses à rien d'autre qu'avaler du bitume. Que tu avances sans y penser alors qu'au tout début tu peinais. Que tu as réussi ta première course malgré des vrais fondeurs de club, grace au moral, parce que c'est lui qui te portes quand tu n'as plus de jambes. Que tu te surprends à faire des sprints alors que tu n'as qu'une envie c'est de t'écrouler. Que tu te demandes comment tu as pu ne pas y penser plus tôt, tellement ça te paraît inconcevable maintenant de ne pas faire 20 km par semaine. Que tu sais que tu ne paieras jamais un forfait exorbitant dans une salle de sport. Que ta place c'est au froid ou au chaud, dehors quelque soit le terrain, qu'il te suffit juste d'enfiler ton collant, de brancher ton shuffle et t'étirer un peu. Tu es devenue une fondeuse, et quand on te dit on y retourne ?, tu réponds, bien sûr quelle question !

 

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14.09.2008

L'aventurier

Si Alexander Mc Candeless (le héros d'into the wild) était sorti vivant de son aventure, je suis sûr qu'il aurait fait comme notre cher blogueur Baz. A son époque, il n'y avait pas internet, moyen de communication optimum pour partager son aventure, là où la lettre prenait des jours pour parvenir à son destinataire, cette distance est écrasée, le contact immédiat, les sensations en quasi simulané pour suivre au plus près l'épopée.

On avait suivi entre le 17 mars 2006 et le 17 mars 2007 le voyage de Baz, son tour du monde de l'Egypte, à l'Inde, puis la Chine, le Japon, l'Australie, Tahiti, le Chili, la Bolivie, le Brésil ... On retrouve dans son exposition un concentré de ses photographies, beaucoup de portraits d'autochtones toujours souriants, le choc des cultures, des paysages magnifiques (pas de coucher de soleil, mais que fait la police ?). Ces photos sont mélées au décor emprunt de voyage du restaurant le Zango, entre la multitudes des guides Lonely Planet, on a qu'une envie faire ses valises !

 

 

 

Il est parfois difficile de raconter un tour du monde, de faire comprendre ce qu'on a saisi, de transcrire ce que l'on a goûté, senti, entendu. Les souvenirs restent pour la plupart dans la tête, et collent mal sur papier, les photographies sont alors là pour capturer un moment, pour aider à raconter au retour. Ici on ne parcourt pas tout le voyage, on voit sa propre séléction, son regard sur le monde, son parcours, loin des clichés stéréotypés du touriste de base, on sent qu'il a vécu tout ça, pris le temps, saisi l'essence des êtres, un vrai travail de photographe en somme.

Il n'est pas parti pour fuir, il est parti pour vivre. C'est réussi. Félicitations.

 

 

Parcours - Paysages, partages et visages d'un voyage autour du monde
Du 15 juillet au 30 octobre 2008

 

Restaurant "Zango"
15 rue du Cygne - 75001 Paris
www.zango.fr
Métro : Châtelet  - Les Halles  - Etienne Marcel

 

06.09.2008

Money, money, money

Je n'ai jamais aimé les grosses voitures. Parce que je sais que je ne pourrais jamais les garer. Je fantasmais sur la New Beetle au lycée, puis est venue l'audi TT. 5 années dans une fac où les profs ont de l'argent et le montrent m'ont un peu fait changer d'avis, j'ai découvert la Porsche Carrera dans toutes les teintes, les voitures de sport, l'ascension progressive des étudiants de la twingo d'occasion à la première audi ou mercedes quand les études finissaient et que l'argent rentrait. Encore cette semaine, on admirait le nouveau jouet d'un prof, et la encore les réactions furent controversées.

Pourquoi mettre autant d'argent dans une voiture ? Se faire plaisir, frimer ? N'est t-il pas mieux d'investir dans l'immobilier ? Quoique la personne en question doit avoir un trés bel intérieur.

J'avais depuis longtemps constaté le fossé entre les étudiants, les futurs tiroirs caisses et les futurs humanitaires, choisir entre travailler pour soigner et travailler pour encaisser, respecter le serment à la lettre ou non. Certains travaillent vite et bien, mais la vérité ils sont peu à avoir une efficience maximale à la cadence imposée. Je me refuse à appeler un patient un client au nom de la déontologie, de bacler pour avancer, je sais que je ne roulerais jamais en porsche mais ce n'est pas mon but. Je veux juste pouvoir soigner en prenant le temps, continuer à discuter avec mes patients parce que c'est des personnes que je respecte et non des objets.

Après on en revient à la question de la conception de la réussite, là encore il y a 2 écoles, les matérialistes et les hédonistes. L'ostentation ou la richesse intérieure ?

Je ne suis pas attirée par l'argent, peut-être parce que j'en ai toujours eu. Et si je devais choisir entre la fiat 500 et la maserati, je prendrais la fiat.