10.08.2008

In the navy

J'avoue que le motif initial de ma croisiére en Croatie portait sur le soleil et la mer, l'occasion de renouer avec le calme du large, des bains de soleil sur le pont. D'où mon anxiété croissante au premier jour vis à vis de la navigation, dans quelle galére m'étais-je embarquée ? J'avais bouquiné le nouveau cours de navigation des Glénans et je me suis rendue compte que la voile c'est pas de la rigolade, j'avais peur de ne pas être à la hauteur. Finalement je me suis montrée studieuse, comme les autres. On a demandé à notre chef de bord de nous montrer les noeuds de base, on s'est appliqué à s'exercer, le moindre moment était dévolu à l'entrainement, jusqu'à en faire les yeux fermés. Le moindre boot ou aussière ou écoute qui trainait ne restait jamais lové bien longtemps.

Mon préféré, le noeud de chaise :

 

En plus un moyen mémotechnique pour retenir 1 boucle avec le grand bout, le serpent (petit bout) sort de la boucle, fait le tour du puits (grand bout) et retourne dans le trou.

Un facile, le noeud de huit qu'on retrouve sur toutes les écoutes (sauf celui des spee mais on en avait pas).

Je suis d'accord il faut serrer plus !

Bien utile le 1 tour mort, 2 demi clés pour accrocher tout ce qui traîne: les bouteilles d'eau, les briquets. Le tour mort c'est pour les frottements.

1 tour mort puis 2 noeuds dans le même sens, on tire bien sur le boot perpendiculairement pour obtenir un magnifique noeud.

Le plus important pour le port, le noeud de pare battage (noeud de Cabestan), indispensable pour pendre les pare batt' et dormir tranquillement sans s'entrechoquer avec le voilier voisin.

 

 Bon on est d'accord, il en existe plein d'autres, mais nous étions des débutants ! J'ai oublié de photographier le noeud de taquet mais en même temps j'ai jamais réussi à retenir comment on le faisait !

 

 

 

08.08.2008

Como te Llama ?

J'ai renoué avec l'UCPA. Je suis partie la semaine derniére pour 7 jours de voile en Croatie. La veille et au petit matin, la même anxiété que si ça avait été la premiére fois. Réveil plus qu'à l'aube, le départ est à 7h, donc le rendez-vous 2h plus tôt, donc lever 3h et des bananes. Autant dire qu'on a dormi dans l'avion et avant d'arriver à Zadar à notre marina. Une grosse peur à l'embarquement, je n'avais repéré aucun de mes compéres, d'habitude je me fie aux chaussures ou sacs de rando, je n'ai pas pensé à regarder les chaussures de voiles qui auraient pû m'indiquer mon chef de bord. Finalement je retrouve le chef de bord avant de sauter dans l'avion, pas du tout l'image que je faisais du mono, plutôt un vieux loup de mer (gage d'expérience). Je découvrirais le reste de l'équipage à l'arrivée à Split, les mecs sont des trentenaires, les filles moins agées plus dynanmiques.

La voile pour moi était une grande découverte, j'ignorais tout de la grande voile au foc, l'appréhension d'un stage trop technique est vite dissipée, le chef de bord est très pédagogue, on apprendra beaucoup. Au programme, le Nord de la côte Dalmate, avec un petit vent, parfois pas, des mouillages sympas, des arrêts dans les ports pour l'avitaillement, une vie sur un monocoque de 36 pieds, un beau bavaria bien équipé. L'équipage était trés hétérogéne, en terme d'âges, beaucoup de filles qui meneront à la baguette la vie à bord, devenant 5 méres pour les 2 seuls hommes , le capitaine reste le capitaine, mais son ingérance s'arrêtait dans la gestion de la cuisine et de la caisse de bord.

De la Croatie, je ne retiens pas le nom des villes, mais la sécheresse de la côte, semblable à celle de la Crète, des îlots parsemés, du parc national des Kornati à Dugi Otok, une navigation calme et paisible, sur une Adriatique mer d'huile.

 

Comme si de rien n'était, on reprend les mêmes habitudes, les présentations, nom, âge, profession, ancien stages à l'ucpa, pourquoi on est là ...

La semaine sera passée vite mais le retour à la marina se fera comme si on avait navigué milles mers. J'ai encore un mélange de mal de terre et d'engourdissement dû à une nuit trop courte (inexistante), ce soir je dormirais dans un vrai lit après 7 nuits sur la banquette d'un carré à côté d'un gros ronfleur. Une chose est sûre, ce ne sera pas le dernier (pas le ronfleur, le stage).

Il paraît que c'est sur un bateau que les hommes trouvent leur vraie valeur, moi j'ai découvert l'organisation d'une maison flottante, le carré toujours propre, la vaiselle toujours lavée et rangée, on apprend à gérer le manque d'espace, à économiser l'eau, l'éléctricité ... que de bonnes habitudes à garder pour la vie citadine.

Ca me manque déjà. Le bruit de la mer, le roulis au réveil, le gîte, les toilettes à pomper ...

 

 

 

 

31.07.2008

Let's make out

 La suite logique au perfect kiss, la bande son de l'été ...

Le grand retour des Franz Ferdinand, dont le 3 ème opus est prévu pour l'automne, ici en live au festival le plus hype de toute Albion, Glastonbury avec Katherine Kiss Me, enregistré pour un jeu vidéo (GTA 4 ???).

 

Pas de paroles, on reste scotchés à la rythmique entêtante pour finir par se déhancher comme ces danceuses, un esprit Woodstock, summer of love version 2008, la porte est ouverte ... Mogwai avec the sun smells too loud, tiré du prochain album the hawk is howling.

 

La starlette Scarlett Johansson enchante avec Falling Down, un single porté par ce clip aux airs de Lost in translation en accéléré.

 

Le tube éléctro de l'été, c'est avec les Does it offend you, yeah ? et let's make out. Ca donne vraiment envie.

 

 

 

Pour finir, il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis. Je les avais détesté en première partie des Klaxons en Mars 2007 au Ninkasi Kao mais je dois admettre à l'écoute de Radio des Apple Jelly que j'ai eu tort, c'est tout simplement efficace.

 

27.07.2008

Perfect Kiss

Il y a des chansons qui donnent envie d'embrasser.

Il y a le baiser slow, l'histoire d'amour qui dure depuis longtemps, la complicité qui fait suite à la passion, les projets qui se concrétisent, l'anniversaire de mariage. Le stand by me de Ben E. King remplit parfaitement cette fonction. C'est lent, c'est doux, on danse avant de s'endormir sereins.

 



Il y a le baiser essoufflé. Tu viens de danser un rock comme si tu étais dans les années 80. Téléphone faisait ça très bien. Tu viens d'enchaîner les passes, il ne lâche pas ta main ... En ce moment, en écoutant The beginning of the Twist des Futureheads, je ferme les yeux et je m'imagine tournant tournant dans une magnifique robe champagne.

 

Il y a le baiser retenu. Le baiser cinéma, un peu cliché. Les retrouvailles après une longue absence, la réconciliation après une dispute, un amour à la Roméo et Juliette, impossible en cachette, les amants enfin réunis. La chanson parfaite est celle des Pink Floyd, confortably numb , comme si elle avait été écrite, jouée pour Hollywood. Ah ce refrain ! C'est à peine si tu ne vois pas la pluie tomber, les voitures qui s'arrêtent, le ralenti, les corps enlacés ...

 

 


 

 

Il y a la chanson pour ceux qui aiment s'amuser et vivre spontanément, l'histoire qui commence, le ciel bleu ou gris, l'autre qui suffit, l'amour qui donne des ailes, les papillons dans le ventre, tu es dans une salle de concert, sur la pelouse d'un festival. Tu es beau, tu es jeune, tu vis au jour le jour et tu est tout simplement heureux. L'amour à la française des Fatals Picards est l'hymne parfait pour un amour de vacances.

 

 




 

Il y la chanson parfaite pour la première danse à ton mariage. La chanson que tu as envie qu'on te chante le matin au réveil, au dépourvu en sérénade au balcon. Je l'ai redécouverte dans le délicieux film Imagine me & you trouvant là un contexte des plus parfaits. Imagine me and you, i do , i think about you days and nights , it's only right, to think about the girl you love and hold her tight, and be happy together ... Oui, c'est les turtles et happy together.