09.11.2007
Let the cool goddess rust away
On va finir pas croire que je suis obsédée par la culture asiatique mais en fait je n'aime pour l'instant que les délices culinaires qu'on y trouve. En premier plan de mes découvertes récentes, le gingembre pré-découpé et conditonné en tranches fines trouvable sous le nom de sushi ginger,il remplace merveilleusement bien l'ail dans une salade d'endives. Le gingembre c'est une grande histoire dans la famille, la mère en fourre dans ses lasagnes et dans la bolognaise et moi je suis adepte pour cuisiner le poisson depuis que je m'étais rendue compte que ça sentait moins ou meilleur en tout cas. Depuis peu le sushi ginger est devenu l'indispensable de mon placard avec ma sauce soja et mon piment de cayenne, j'en mets presque partout.
Et le 2eme délice, une redécouverte longtemps perdue de vue, le bonbon à la cacahouéte ou peanut crisp, d'épaisseur variable selon le fabricant, c'est l'allié idéal pour avoir une carie dentaire, la cacahouéte est enfermée dans un mélange doux miéleux, pas mieux pour coller au dents, c'est petit mais ça se mange vite. J'oubliais les indispensables graines de sésame sans quoi le passage à la brosse à dent ne serait qu'optionnel.

08:45 Publié dans We are all made of stars | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Culture, Cuisine
06.11.2007
King of my castle
Il y a des chaînes que l'on ne regarde que les après-midi de farniente généralisée, ambiance affalée sur le canapé, pas de films sur les chaînes cinéma, on zappe par inadvertance sur W9. W9 c'est un peu comme le 3éme groupe des verbes français, l'équipe de foot de Pont Saint Esprit par rapport à la champions league, oui tu l'as compris l'ami W9 c'est le placard des ex-animateurs vedettes ou de ceux qui n'ont jamais percé. Sauf que parfois on tombe sur des trucs biens. Par bien je n'entends pas la rediffusion de Tout sur ma mère ou de Shoah mais des émissions divertissantes (ils ont de bons concerts de groupes de jeunes parfois).
Ce samedi là, mon âme de compétitrice fut comblée. Il faut savoir que j'ai toujours été fascinée par les intervilles, jeux sans frontiéres et autres jeux d'aventure (où l'on criait Banga qui s'en souvient ?). Ici c'est Menu W9, un programme presenté par 2 rigolos en tenues japonaises qui rediffuse un jeu culte des années 80 au Japon, Takeshi's Castle.
Fondé par Takeshi Kitano, le réalisateur, l'objectif des concurrents est de prendre d'assault un château et d'y pénétrer après plusieurs épreuves. Cela vaut le détour quand on voit le comique de certaines situations où l'intelligence ne fait pas tout, il faut être habile, concentré et avoir de la chance.
J'ai sélectionné 2 de mes épreuves préférées, la première la pierre molle, le candidat doit traverser une étendue d'eau en courant sur des pierres, certaines étant instables.
La seconde vidéo représente, l'épreuve du pont ballon, le candidat traverse un pont de singe, en tenant un ballon doré dans les bras, il doit atteindre l'autre rive sachant que des ballons lui sont lancés dessus pour le déstabiliser.
10:25 Publié dans We are all made of stars | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Culture, Japon, Takeshi's castle
29.09.2007
Mio fratello è figlio unico

Je ne pouvais pas finir la semaine sans aller voir Mon frère est fils unique, un film de Daniele Luchetti, les inrocks m'avaient promis que si j'avais aimé "nos plus belles années" et "romanzo criminale", j'adorerais. Ca n'a pas manqué. Le point commun principal, le second rôle, le grand frére Ricardo Scamarcio, Il Nero de la bande de malfaiteurs du film de Placido, le fils de Nicola Carati qui se plaint d'amour pour une Hermione dans le Giordana.
L'interêt principal est de voir le film en langue originale, pour être bercée dans ce beau italien, immergée totalement on a l'impression d'être avec ces 2 frères. Le héros Elio Germano quitte le séminaire où il s'était destiné trés jeune, il devient sous l'influence d'un ami vendeur de nappes un fasciste pur et dur, obtient sa carte et se met à dos toute la famille ouvrière, dont la mére vote pour la parti des maisonnettes, et le frère milite pour le mouvement communiste. Cela donne lieu à de nombreuses confrontations cocasses ou non. Se méle aussi l'amour, avec Diane Fleri (Francesca), italienne parfaite, amoureuse du grand frère, délaissée souvent mais qui revient toujours contre les conseils du petit frère.
On n'est loin de la reconstitution sérieuse et historique des années de plomb de Romanzo criminale ou des nos meilleures années, le film pourrait se transposer à une autre période que ces années 60 ou 70 (mais on apprécie les fiat 500 et 600, et les beaux vêtements d'époque), on se focalise sur ces 2 beaux italiens, liés par la nature, opposés dans leur choix mais fidèles malgré tout. Un film comme il en manque tant en France.
14:49 Publié dans Where is my mind | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma, culture, Luchetti
07.09.2007
Casta Diva
Quand on est jeune, on est souvent bête, on snobe Arcade Fire à cause des violons, on crie "tue le" au toro dans l'arêne, mais surtout on est là, assis sur les marches en pierre du théatre Antique d'Orange, c'est les chorégies, la cantatrice intérpréte Norma (de Bellini), et cette aria passe inaperçue. Plus tard, on se souvient de la scène, du monde autour, du froid de la nuit qui tombe même si c'est l'été, des coussins pour s'asseoir, je me rappelle des nattes dans leur long cheveux bruns, de la tourmente de Norma.
La Callas était déjà bien morte depuis longtemps mais c'est son interprétation que je préferes encore aujourd'hui, la plus connue sûrement.
14:05 Publié dans I call it art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Musique, culture, Maria Callas, Opéra
01.09.2007
Music is my hot, hot sex
Il existe un artiste anglais qui adore autant que moi la musique, comble du hasard, il était exposé à Rock en seine dans le cadre de l'exposition Rockfolio. C'est Craig Robinson, il n'a pas fait que ses minipop mais je ne connais que ça de lui. Le principe, reproduire les artistes pop, rock et hip hop les plus connus en les distinguant rien que par leurs attributs (caractéristques capillaires, lunettes, tee-shirt). A la base que des petits bonhommes , au visage rond comme la lune, pas d'yeux, d'oreilles, une moustache si nécessaire. 30 de ses oeuvres étaient dispersées sur le site du festival, 20 dans l'allée centrale entre grande scène et scène de la cascade, et les autres dispersées aux quatres vents faisant lieu d'un concours au prix au combien merveilleux (à savoir des pass gratuits pour les 5 prochaines années de festival), le but les retrouver puis les reconnaître.
A la base de cette collection, une campagne de pub par l'agence Mother, diffusée dans le Métro pour le magazine musical The Observer, parue sous la forme d'un alphabet rock; ABBA to Zappa. Subsiste un site où l'on se fait questionner sur notre culture rock et cette vidéo, saurez-vous tous les identifier ?



Crédit images; Craig Robinson
13:20 Publié dans I call it art | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Culture, Craig Robinson, Abba to Zappa
31.08.2007
I want to hold your hand

J'ai vu le film roumain 4 mois, 3 semaines et 2 jours de Cristian Mungiu (palme d'or du dernier festival de Cannes).
4 mois, 3 semaines et 2 jours, l'exacte durée de l'aménorhée de Gabita. A 1 semaine de retard, on panique déjà toute mais elle son "cycle est très irrégulier, je peux ne pas les avoir pendant 2 mois et demi".
Gabita est enceinte donc, sauf qu'on est à Bucarest, sous le régime communiste (de Ceaucescu), tout est surveillé (même les périodes de ces demoiselles), tout est contrôlé, et l'avortement est interdit.
On suit presque les 24 heures dans la vie de son amie, camarade de chambre au foyer, Otilia. On les voit préparer les affaires pour le "voyage", réserver le lieu de l'avortement. Le faiseur d'anges s'appelle Monsieur Bébé et bizarrement le moment le moins long est quand il lui pose cette sonde censée provoquer les contractions pour l'expulsion finale. La négociation antérieure est bien plus difficile.
Au final, on a envie de secouer Gabita, qui donne l'impression d'être la pauvre victime de l'histoire, à chaque étape elle fera des fautes, trop naïve, trop timide. C'est bien Otilia, l'héroïne, celle qui sacrifie son énergie pour trouver l'argent, la chambre, rejoindre Bébé, risque sa liberté, son couple. Elle laisse seule quelques heures son amie sur son lit mais elle pense encore à elle, elle s'inquiéte, elle veut lui tenir la main.
C'est boulversant mais je n'ai pas pleuré, juste heureuse de pouvoir prendre ma pilule ce soir.
Quand à la scène polémique, je ne m'attendais pas à voir le foetus, sauf que la caméra nous montre bien qu'elle nous y emméne, au début j'ai pensé à un morceau de placenta, ça me semblait informe puis j'ai vu apparaitre cette tête et ce minuscule corps recourbé dans cette position si caractéristique. Je n'ai pas été choquée, juste étonnée que ce soit aussi développé à 4 mois (au vu du manque de ventre de Gabita) et en souvenir de mes cours d'embryologie. Une image anti-avortement ? Personne ne juge ici, juste une question de vie ou de mort pour Gabita.
20:00 Publié dans Where is my mind | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma, culture, Roumanie, palme d'or Cannes
23.08.2007
You don't know what love is (you just do as you told)

Crédit photo; sebastiancastella.net
La vérité je suis un peu énervée par la nouvelle polémique qui tourne autour du monde taurin. Comme dirait André Viard, la poussée anti-corridas fait partie des maronniers de la rentrée, elle s'infiltre dans l'actualité profitant du vide de la fin des vacances. Comme d'habitude, on compare la tauromachie a un spectacle inhumain, barbare, allant même jusqu'à même demander l'interdiction d'entrée aux arènes des moins de 15 ans.
Je ne comprends pas que l'on fasse un tel bruit pour ces manifestations qui ne prennent qu'une place minime dans la presse quotidienne et qui n'est pratiquement jamais diffusée à la télévision.
Les anti ont voulu faire pression auprès du parlement européen, le monde taurin a répliqué, ça a donné l'appel de Samadet et les miliers de pétitions aux députés européens français qui ont approuvé le texte .
La SPA a voulu diffuser son clip, le CSA l'a interdit.
Ne trouvez-vous pas ça un peu hypocrite de défendre la liberté artistique et l'exception culturelle, tout en niant une part de nos traditions au profit de la défense des animaux. J'avais oublié que vos enfants que vous voulez protéger de ce spectacle infâme, ne mangent pas de steak hâché, quand bien même ces vaches sont tuées avec amour dans des abattoirs. Que dire du spectacle plus qu'appétissant de ces oies gavées pour que le français tartine son foie gras à Noël.
Personne n'aime plus le toro que le torero qui le combat, personne ne le respecte plus que le ganaderio qui l'éléve, personne ne l'acclame plus que l'aficionado dans les arènes.
Je comprends que cela vous échappe, mais personne ne vous force à assister à une corrida et au même titre que tout art, on ne discute pas des goûts et des couleurs.
Le monde a d'autres problèmes plus importants à régler, ne croyez-vous pas que la guerre, le SIDA, la famine au Soudan, sont des sujets qui méritent plus de considération ?
14:36 Publié dans I can't explain | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Culture, société, corrida, anti-corrida, tauromachie
22.08.2007
Je n'aime que toi

J'ai enfin vu le film de Julie Delpy. C'est une histoire banale, 2 amoureux, une française, un états-unien, habitant à New York qui viennent passer des vacances en Italie, à Venise surtout vu que c'est la ville des gens qui s'aiment, et qui font un crochet à Paris pour saluer les parents de la demoiselle (et récupérer le chat énorme).
Sauf que le Jack (Adam Goldberg) est hypocondriaque, et la famille dingue (rappelons que all families are embarassing if they aren't they're dead), ce qui donne une touche colorée. Le Jack (toujours lui) croit dur comme fer à sa théorie des réseaux, comme quoi on croiserait toujours quelqu'un de notre voisinage à des miliers de kilométres, finalement ça ne s'applique qu'à Marion (Julie Delpy donc), qui n'arrête pas de tomber sur ses ex. Nous voilà exposés à des conversations cocasses, beaucoup de clichés sur la liberté sexuelle des françaises, des phrases cultes ("tu nous as ouvert la voie à tous"). Ils voulaient un séjour romantique, c'est un peu loupé.
Notez la comparaison de Jack sur Marion à un écureuil qui ne pense qu'à accumuler le maximun de noisettes.
Un film sur le couple et l'engagement, à voir à 2.
16:44 Publié dans Where is my mind | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma, culture, julie delpy
29.07.2007
Instant pleasure
Crédit photo : Matsuri
J'ai découvert les makis jeudi soir, j'étais souvent passée devant ces restos japonais sans jamais y entrer, je ne suis pas friande de poisson cru, déjà que ma viande est limite cramoisie, le tartare se n'est pas pour moi. Mais je me suis laissée tentée par une chaîne sérieuse implantée dans ma ville de province.
On arrive à l'avance, le lieu est à moitié plein, on s'installe prés des tapis roulants, les assiettes ornées d'un contour blanc, vert, rouge ou noir défilent, je verse ma sauce soja dans ma mini coupelle, j'y ajoute du gingembre, je libére les baguettes, je suis prête à attaquer.
Au final, j'abandonne l'idée de dévorer un sushi, le saumon/ thon cru ne m'attirent pas, je préférent les makis où se mélangent délicatement riz, avocat et micro bout de poisson, enrobés de cette algue noire, les california rolls si décrits par Bret Easton Ellis m'arrangent plus, au final j'ai réussi à me rassasier pour 11 euros, un peu cher pour aussi peu de matière quand on compare à mes restos chinois adorés. A 2, le bocal de gingembre était à moitié vide, il aggrémente si bien le poisson, pourquoi s'en priver ? Ma plus grande surprise, reste le wasabi, cette étrange couleur verte qui cache une moutarde qui rend fade celle de Dijon.
J'y retournerais, prochaine étape les yakitoris ...
19:20 Publié dans We are all made of stars | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Culture, cuisine
28.07.2007
The dandy warhol's

Nudes with beach ball
Estate of Roy Lichtenstein New York , ADAGP Paris (2007)
Il y a prés d'un mois que s'est ouverte à la pinacothéque, l'exposition Roy Lichtenstein: évolution. Moi, à la base le pop art je connais pas trop, je connaissais Warhol bien sûr, d'abord pour ses boîtes de conserves et autres, mais il est vrai que là je partais un peu vers l'inconnu. Apparement une de ses oeuvres apparaît dans le génerique de Desperate housewives, ça a un peu motivé la visite.
Je n'ai pas été déçue, grande fan des couleurs pop, j'ai été servie. On commence par un film sans nom qui donne vite le mal de mer, puis on attaque les oeuvres magiques moteur intégré, où le paysage se meut, je découvre le rowlux sur Ocean motion, à ne pas rater. Entre on comprend que le garçon aime bien les collages, mieux que moi avec ses feuilles découpées et son ruban adhésif double face (l'accessoire indispensable de l'artiste), il crée toute sortes de natures mortes ou de portraits. On retrouve quelques points communs, le manque de perspective, ces pointillés réguliers comme des tâches d'impression, ce trait noir épais qui délimite les formes/visages.
A côté de chaque oeuvre, on retrouve son commencement, l'inspiration initiale (BD, pub, ...)et le croquis de base, le cheminement de la création en somme. Roy rend ainsi hommage à Monet avec se waters lilies, à Picasso avec son collage for still life with Picasso, l'influence majeure restant la bande dessinée, chaque portrait de femme étant issu d'une vignette à l'origine dans des publications à destination plutôt féminine. Les nus seraient inspirés de Matisse, les paysages de Van Gogh ou Cézanne.
J'aime bien la fraîcheur qui en ressort , ces traits qui transpirent la gaité et la joie de vivre. Tout à l'air parfait dans le petit monde de Roy Lichtenstein, même ses scénes de ruptures semblent sortir tout droit d'un roman photo.
Quoi qu'il en soit, c'est une expo à voir, d'urgence non, les piéces les plus célébres n'y sont pas, mais intéressant pour s'initier au pop art, peut être une rétrospective plus complète sur le sujet serait mieux ?

Collage for seductive girl
Estate of Roy Lichtenstein New York , ADAGP Paris (2007)
19:05 Publié dans I call it art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Culture, pop art, art, Roy Lichtenstein









