09.09.2006

The wind that shakes the barley

 

 Je suis encore toute secouée du nouveau film de Ken Loach, le vent se lève. Un titre très poètique et énigmatique en anglais quand on ne connaît pas la chanson originale, en français il perd tout simplement un sens et une explication. Le vent qui agite l'orge, l'orge étant un élement identitaire de l'Irlande, un des 4 piliers fondateurs de la Guinness. Le décor absoluement magnifique du film est la campagne irlandaise comme je l'ai découverte quand j'étais petite, des paysages verdoyants qui semblent immuables au passage du temps et à l'industrialisation ambiante. Un film de terroir en somme. Le vent se lève s'ouvre sur un jeu de hockey sur gazon et on est loin d'imaginer ce qui en découlera, la scène qui suit brusque et violente, surprend par son réalisme et sa vérité.

L'action se déroule alors en 1919, au débuts de la guerre civile, Michael Collins a créé quelque mois plus tôt l'Irish Republic Army. Les jeunes irlandais héros du film ont porté serment au premier Dail (créé en 1919 par la scission des parlementaires élus irlandais du Sinn Féin qui ont choisi de sièger à Dublin et non plus à Westminster) et s'engagent contre la présence  anglaise. Le même film aurait pû être tourné en Palestine, ou dans n'importe quel pays occupé, le contexte reste le même seule la langue change. Le combat de David contre Goliath, d'une armée de jeunes entraînés sur le tas la crosse de hockey simulant le fusil, contre une armée bien équipée sans pitié qui brûle, torture.

On nous mène jusqu'à la fin de la guerre civile en 1921 et à la signature du traité au Dail qui déclare un état libre d'Irlande mais sous la domination de la couronne, 6 comtés de l'Ustler restant anglais . Ce traité divisera et on voit les prémices de la séparation entre les nationalistes  et les séparatistes qui mènera à la guerre d'indépendance et aux lourds attentats meurtriers en Irlande du Nord.

Un film boulversant, une palme largement méritée.

I sat within a valley green
Sat there with my true love
And my fond heart strove to choose between
The old love and the new love
The old for her, the new that made
Me think on Ireland dearly
While soft the wind blew down the glade
And shook the golden barley

Twas hard the mournful words to frame
To break the ties that bound us
Ah, but harder still to bear the shame
Of foreign chains around us
And so I said, "The mountain glen
I'll seek at morning early
And join the brave united men"
While soft wind shook the barley

Twas sad I kissed away her tears
Her arms around me clinging
When to my ears that fateful shot
Come out the wildwood ringing
The bullet pierced my true love's breast
In life's young spring so early
And there upon my breast she died
While soft wind shook the barley

I bore her to some mountain stream
And many's the summer blossom
I placed with branches soft and green
About her gore-stained bosom
I wept and kissed her clay-cold corpse
Then rushed o'er vale and valley
My vengeance on the foe to wreak
While soft wind shook the barley

Twas blood for blood without remorse
I took at Oulart Hollow
I placed my true love's clay-cold corpse
Where mine full soon may follow
Around her grave I wondered drear
Noon, night and morning early
With aching heart when e'er I hear
The wind that shakes the barley

Crédit texte Robert Dwyer Joyce

Crédit photo: http://www.thewindthatshakesthebarley.co.uk/

23.08.2006

one of a kind

En Italie, on ne compte pas les via Cesare Battisti. N'étant pas calée an histoire italienne (ni française d'ailleurs), j'ai d'abord pensé au Cesare des anni di piombo. Mais j'ai trouvé très étonnant qu'un ancien activiste recherché puisse avoir une plaque en son nom dans une grande rue de la capitale. Plus tard j'ai demandé à un monza-ien si il n'existait pas un deuxième Cesare du même nom mais sa réponse ne fut pas claire.

Et maintenant je sais, Le Cesare de la plaque est un révolutionnaire irrédentiste italien qui a oeuvré pour libérer le Trentin alors occupé par l'Autriche-Hongrie durant la première guerre mondiale.

Rien à voir donc avec le Cesare des Proletari Armati per il Comunismo.

Maintenant que j'ai ma réponse il ne me reste plus qu'à lire Ma Cavale et à creuser un peu sur cette période trouble. Je veux tout savoir ...