27.06.2007

Piano sonata in A minor K 310

Un jour, on voit un film et l'horizon s'éclaircit, on comprend pourquoi on ira plus jamais voir un blockbuster au cinéma. J'ai trouvé le film qui me transporte, tellement riche qu'à chaque visionnage je découvre des éléments différents.

Je parle bien sur de nos meilleures années (la meglio gioventu). J'en avais entendu pour la première fois à la suite d'un festival de Cannes, un journaliste parlait de ce film de 6h passionnant et surement pas long. Pour la télé, il a été coupé en 2 fois 3h.

Je me rappelais plus de la 2 eme partie que la 1ere, je me souvenais encore moins du générique du début, à mon grand étonnement, le film s'introduit sur the animals, the house of the rising sun (comme la panique au mangin palace), de quoi m'arracher quelques larmes de bonheur.

Rome, année 1966, les examens sont finis, les vacances commencent, un tour d'Europe se profile, survient Giorgia, une jeune femme résidente dans un hopital psychiatrique, elle remet tout en question pour les 2 fréres Carati, Nicola part seul découvrir le monde, il deviendra un partisan de l'antipsychiatrie, Matteo montre se premiers signes d'instabilité, il s'engage dans l'armée, se coupe de l'extérieur, s'enferme dans la rigidité de l'ordre. Ils se retrouveront à Florence, durant les inondations. Apparait Guilia, pianiste talentueuse, qui devient l'amour de Nicola, elle milite pour une révolution, s'extrémise, ne supporte pas par conséquent Matteo, la matérialisation du pouvoir de l'état, à travers elle, on suit les brigades rouges, elle s'est engagée, elle ne recule plus, préférant laisser de côté sa famille.

C'est l'histoire de l'Italie qui défile, la Fiat, ses ouvriers, les gréves, les licenciements en masse, les années de plomb , la menace qui pése sur les hauts fonctionnaires (le meilleur ami de Nicola, Carlo) et les juges (Giovanna).

Le personnage le plus attachant reste Matteo, secret, enigmatique,lunatique, personne ne le comprend dans la famille, il préfére la solitude à ses proches, se cloisonnant dans sa bulle, on rêve en silence de pouvoir le sauver, changer la fin, lui donner l'avenir de son frére...

Une magnifique saga qu'on aimerait déclinée à l'infini, pour suivre le devenir et le déploiement des branches de l'arbre familial.

17.06.2007

Eat me, drink me

 

La scéne se passe à Rome (ENCORE !!!), on m'annonce que suite à des problèmes de budget, on doit procéder à quelques restrictions, si on veut pouvoir aller jusqu'à Milan et continuer une activité culturelle normale, il faut arrêter de manger des pasta dans les spaghettaria, la nouvelle est rude, mal comprise, mal reçue. Quoi, on me priverait d'un de mes plus grands plaisirs ?, explorer la carte de mes sens gustatifs en Italie, comment mais je n'ai goûté qu'à 5 types de pâtes !

Nous voilà arrivant à Florence, farfouillant dans un petit commerce, cherchant à garder un repas équilibré, les allées sont pleines de mulino blanco, les biscuits fétiches dont les déclinaisons de goût et d'espéces dépassent l'entendement, on devient folles, on a plus d'argent mais on trouvera le moyen de déguster du pesto a la genovese, un régal papillaire qui nous redonne courage pour les prochains jours de pain-tomate-salami/bresaola-pomme. La récompense viendra le dernier soir, avant de partir sur Milan, une aprés-midi à arpenter les rues florentines pour trouver la trattoria de nos rêves, le lendemain sera tout aussi bien avec un risotto parfait en bonne compagnie.

La nourriture est l'essence même de ma vie, toujours de bonnes choses dans les placards, une collection d'épices en tout genre pour mes nouilles chinoises, des cubes de bouillon pour le risotto, des tortillas de blé pour les bocadillos, ce serait la fin du monde que je mangerais des tomates séchées.

J'ai tenté de faire la formation gustative des mes amis, déjà leur apprendre qu'il existe plusieurs types de jambons, il n'y a qu'à voir l'appellation, on vient chez moi pour mes fondants au chocolat, recette piquée au patissier Phillippe Conticini. Pas de junk food, révisions ou pas, il faut manger.

Chaque voyage est pour moi l'occasion d'une nouvelle découverte culinaire, des bagels du temple bar de Dublin, des feuilles de vignes grecques, le bulgur turc, le sachertorte viennois,...bientôt la grande saga des chips au vinaigre à Londres

Ma plus grande drogue, les pringles, interdites de séjour pour des raisons addictives évidentes...

Nota bene: Celui qui aura reconnu un calisson d'Aix dans la bouche de la demoiselle à bien raison ... Melon confit sur pâte d'amande, y en a qui aiment, d'autres non.

 

05.05.2007

Tutto il resto è noia

Quand on regarde le film Romanzo criminale, on peut être surpris. A certains moments, la réalité se mélange à la fiction, et le réalisateur glisse des captures sons et vidéos d'époque (c'est à dire période années de plomb), dont celle-ci, où les brigades rouges appelent pour indiquer où se trouvera le corps d'Aldo Moro; via Caetani à Rome, rue perpendiculaire de l'artère via delle Botteghe Oscure, l'image fait froid dans le dos.

23.08.2006

one of a kind

En Italie, on ne compte pas les via Cesare Battisti. N'étant pas calée an histoire italienne (ni française d'ailleurs), j'ai d'abord pensé au Cesare des anni di piombo. Mais j'ai trouvé très étonnant qu'un ancien activiste recherché puisse avoir une plaque en son nom dans une grande rue de la capitale. Plus tard j'ai demandé à un monza-ien si il n'existait pas un deuxième Cesare du même nom mais sa réponse ne fut pas claire.

Et maintenant je sais, Le Cesare de la plaque est un révolutionnaire irrédentiste italien qui a oeuvré pour libérer le Trentin alors occupé par l'Autriche-Hongrie durant la première guerre mondiale.

Rien à voir donc avec le Cesare des Proletari Armati per il Comunismo.

Maintenant que j'ai ma réponse il ne me reste plus qu'à lire Ma Cavale et à creuser un peu sur cette période trouble. Je veux tout savoir ...