03.01.2008

Eine kleine Nacht Musik

 Retour vers le passé, 2007 tellement loin déjà.

Récapitulatif; festivités de Noël, virus qui traîne, contamination à mon insu, premiers symptômes le jour de l'anniversaire, retour des plus difficiles vers le Nord, vol le lendemain (le 30) malade mais prête à affronter Vienne...

Passé l'intoxication au paracétamol et mon addiction débutante au nurofen, on atterit à Vienne le 30 en fin de matinée, temperature extérieure négative, arrivée à la Westbanhof par le très populaire bus de liaison (bien mieux que le CAT qui dépose à la Schwedenplatz), débarquement à l'auberge de jeunesse Wombat's sur la Mariahilferstrasse (j'adore ce nom de rue), installation puis départ en ville.

Reconnaissance des lieux (déjà connus), la Mariahilferstrasse artère commerciale de la ville est vide, on est dimanche, repérage sur la Kärtnerstrasse, on atteint le Graben (la place de Vienne) bondée, il neige un peu, mais ça ne tient pas.

On retrouve une petite brasserie locale pour une première Bratwurst mit sauerkraut und erdapfeln (choucroute-saucisses), le tout arrosé de blonde locale pression. On s'amuse devant les énormes Schnitzel (escalope viennoise) qui débordent des assiettes et que les dames ont du mal à finir.

L'après-midi s'annonce constructive; ballet au Staatsoper spécial fin d'année, j'ai nommé Casse Noisettes.

 

J'en profite pour commenter la photo; on y voit la diversité des places disponibles, les Stehplätz pour les plus courageux qui restent debout, les balcons, baignoires et loges. Je m'amuse à regarder la fosse d'orchestre. Si vous aviez un zoom, vous pourriez y voir cet instrumentise qui sert 5 notes dans tout le ballet (il se tient derrière la grosse caisse), je repère aussi l'instrumentiste qui joue du xylophone et au triangle (quel homme!).

 

 

Le ballet est soit dit en passant impressionnant par sa mise en scène soignée (jeus de miroirs et de transparence) et féérique, j'admire les décors (le sapin de Noël, l'oeuf Fabergé qui accueille les mariés). La troupe est à moitié constituée d'enfants, il y a très peu de passages techniques, cela ressemble plus à un ballet d'école de danse que de démonstration de danseurs prodiges, peu de sauts donc mais une bonne synchronisation. Les danseurs vedettes prendront tous les applaudissements surtout après la danse de la fée Dragée (à la petite musique très reconnaissable, vu qu'elle est dans un pub).

Attention toutefois à la pluie de fleurs qui tombe des loges côté jardin, elles auraient pû assomer l'étoile.

En sortant, les plus humbles d'entre nous s'en sont allés prendre une soupe de goulash (vous auriez tort de ne pas goûter). Pas de soirée pré-réveillon, on rentre à l'auberge ... espagnole puisque nos 2 roomates ne sont pas une australienne ou une japonaise mais des barcelonais, heureusement que j'avais un joli pyjama...

 

 

07.09.2007

Casta Diva

Quand on est jeune, on est souvent bête, on snobe Arcade Fire à cause des violons, on crie "tue le" au toro dans l'arêne, mais surtout on est là, assis sur les marches en pierre du théatre Antique d'Orange, c'est les chorégies, la cantatrice intérpréte Norma (de Bellini), et cette aria passe inaperçue. Plus tard, on se souvient de la scène, du monde autour, du froid de la nuit qui tombe même si c'est l'été, des coussins pour s'asseoir, je me rappelle des nattes dans leur long cheveux bruns, de la tourmente de Norma.

La Callas était déjà bien morte depuis longtemps mais c'est son interprétation que je préferes encore aujourd'hui, la plus connue sûrement.