23.11.2008
Cavalleria Rusticana

J'ai été voir Two Lovers, le nouveau film de James Gray, le dernier de Phoenix paraît-t'il aussi.
Bref, scène d'ouverture qui donne bien le ton du film, tout de suite on est plongés dans la pénombre, dans le noir, dans la tristesse, la détresse. Tout le contraire de la fabuleuse scène de La nuit nous appartient, le précédent. Là, on sent le sordide. Un homme saute d'une balustrade et plonge dans la mer, apparement il n'a pas envie de mourir, juste de se révéiller, puisque il remonte à la surface et rentre chez lui après qu'on l'ai sauvé de la noyade. Lui, c'est Joaquin Phoenix, paumé, habitant encore chez ses parents, atteint d'un trouble bipolaire, l'empêchant d'avoir une vie équilibrée sans l'aide de médicaments. Ses parents lui présentent une fille, la fille de leurs meilleurs amis. On sent bien qu'il n'en n'a rien à faire, il n'a pas oublié son ex-fiancée, ne pense pas à l'avenir, se laisse vivre. Puis il tombe sur sa voisine, blonde, Gywneth Paltrow. Tout de suite, elle le fascine, mais elle a une vie compliquée elle aussi, dont un amoureux déjà marié. Comme il faut bien qu'il s'occupe de son côté, il sort avec la brune, Vinessa Shaw. C'est ce qu'on appelle un triangle amoureux. En gros, personne n'aime la personne qui l'aime.
C'est d'un triste, c'est vrai, on est loin du palpitant de We own the night. On ne reconnaît pas New York, tant mieux dans un sens. Malgré un scénario qui tombe sous le sens, on n'arrive jamais aux clichés. Il ne se passe rien, mais l'on ne s'ennuie pas. On veut secouer le Joaquim, lui dire d'ouvrir les yeux, ne pas se laisser marcher dessus. Mais ça ne marche pas, sinon il n'y aurait pas de film.
On était 4, les avis étaient partagés à la fin, un conseil ne pas y aller avec quelqu'un qui n'aime pas les drames, il risquerait de vous détester.
La scène de fin est magnifique. Pas par ce qui y arrive, ça c'est à vous de le découvrir, mais pour sa justesse et son émotion.
Un très beau film, troublant mais pas déprimant, à ne pas laisser entre toutes les mains.

14:17 Publié dans Where is my mind | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, james gray
02.11.2008
Soy infeliz
Il y a certaines chansons que l'on doit éviter quand on déprime, comme tout le répértoire de Joy Division par exemple. Certains films font le même effet du moins au commencement.
Almodovar frappe fort à l'ouverture de Femmes au bord de la crise de nerfs. Une chose qui ne m'avait pas frappé la première fois que j'avais vu le film. Là les paroles chantées par Lola Beltran sont éloquentes, un écho parfait de ce que je ressentais au moment où je voyais les images.
En résumé, Carmen Maura vient de se faire plaquer par son amoureux, elle pleure sur son lit en attendant que le téléphone sonne, l'histoire de nos vies ... Forcement il appelle pas (c'est un homme), il doit récupérer ses affaires mais ne veut pas la croiser. En une journée, elle qui voulait être tranquille dans son immense appartement de Madrid, elle doit s'occuper de d'autres problèmes. Et c'est là que le film devient moins déprimant, le soir elle se couchera plus légère parce qu'elle a tourné la page plus ou moins.
Dans la vraie vie bien sûr, ça ne se passe pas comme ça, des semaines après on en est encore à ruminer. En plus on garde tout pour soi, car à un moment les amis sont saturés (et on les comprend), et au travail pas question de s'exposer, on doit continuer à sourire comme si de rien n'était, à répondre "ça va" au quarante personnes qui vous le demandent. Il reste que la pose déjeuner et encore elle dure 30 minutes quand tu as le temps. Vendredi avec une autre mujere al borde de un ataque de nervios, nous discutions de ça, de notre célibat sans fin, du connard qui cache le connard suivant (pardon aux mecs bien mais je n'en ai pas rencontré), du fait qu'on voulait réussir notre vie sentimentale et professionnelle, mais que c'est surement notre vie professionnelle qui serait plus réussie. De se dire qu'est ce qu'on a fait pour mériter ça ? Almodovar y répondrait très bien, j'en suis sure. Cette amie racontait ses déboires à une prof qui lui ajoutait, que pour un homme c'était dur d'assumer une fille belle et intelligente. En définitive, on a beau être là, assise à ressasser le passé cela ne sert à rien, sinon à envenimer la situation.
Et comme il faut bien faire quelque chose pour oublier, on se noie dans le travail et chez les amis, en gardant ce masque impassible, le vernis craque parfois, on perd plus le contrôle qu'avant, ne gardant pas son sang-froid dans les situations qui l'imposent (comme la patiente que l'on a envie de boxer). De toute façon quand on est déprimée, on devient déprimante et ça énerve les gens.
Je suis malheureuse mais il n'y a que Dieu et moi qui le savent. Et vous.
Why does my heart feel so bad? Why does my soul feel so bad?
15:08 Publié dans Where is my mind | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, almodovar, carmen maura
01.11.2008
Another way to die
C'est devenu une habitude, un réflexe, comme en primaire quand on faisait la sortie ciné annuelle pour le nouveau Disney, on va voir en pélerinage le "nouveau" James Bond. La ville se divise entre ceux qui vont au match et ceux qui se dirigent dans le multiplex pour admirer le nouvel opus. Déçue par la série avec Pierce Brosnan, je redécouvre Bond sous les couleurs de Daniel Craig, un über-sexuel revendiqué, brut mais sensible.
Mais comme toujours, ce que j'aime le plus, c'est avant le film, l'excitation de la salle sombre et les trailers qui passent. Comme avant Casino Royale, on a droit au générique du prochain jeu vidéo Gears of war 2, de quoi arracher quelques larmes à ceux qui s'en tamponnent avec la musique de Devotchka et how it ends, de quoi faire découvrir la chanson à ceux qui dormaient il y a un an quand elle passait.
Passe aussi un générique plutôt particulier avant un film d'action, celui des ailes pourpres, un docu sur les flamants roses, accompagné encore une fois par une BO très très belle, la voix me faisait penser à Anthony Hegarty (d'Antony and the Johnsons) ou encore à Patrick Watson (se rappeler de son déchirant Close to paradise), mais c'est en fait the cinematic orchestra, à écouter d'urgence.
Finalement, le film commence, Quantum of solace qu'il s'appelle. Course poursuite habituelle, frontiére franco-italienne, tunnel archi connu, Aston Martin bousillée en peu de temps ... Le générique on l'entendait depuis quelque temps, il est signé Jack White et Alicia Keys, Another way to die, un son très White stripes que quelques mauvaises langues qualifient de très bof. Juste une chanson marketée pour coller à l'esprit grosse pointure de 007, beaucoup d'effets mais franchement on ne vous auraient pas dit que c'était ça vous n'auriez pas plus apprécié ?
James se gare à Sienne et la visite culturelle commence. Ceux qui ne connaissent pas la Toscane et encore moins la tradition locale auront du mal à saisir l'enjeu de la scène. On se trouve en effet pendant les fêtes bisannuelles, le Palio qui font s'opposer les différentse contrades de la ville pour des joûtes médiévales à cheval, elles prennent place au pied du Duomo sur la Place del Campo. La ferveur locale face à la course des jockeys se mélange en contraste avec la scène de poursuite de James et celui qui a tenté de tuer sa "mére".
On voyage toujours avec James, après l'Italie, petit arrêt en Autriche à Bregenz, pour Tosca, mise en scène splendide pour le réalisateur avec le dialogue high-tech entre les conspirateurs cachés parmi les spectateurs.
Et comme il faut un peu de géopolitique pour faire genre, on part en Bolivie, où les Etats-Unis sont toujours prêtes à tout pour quelques dollars de plus, comme se frayer avec des putchistes et des verreux en tout genre.
Peu de sexe au final, un apéro qui finit noyé dans du pétrole (clin d'oeil paraît t'l à Goldfinger), James est triste, il veut venger Vesper qu'il aime encore, il n'en dort pas, et trouve en sa comparse son pendant féminin elle-aussi animée par la vengeance. Des personnages tristes et froids malgré toute la sensualité qui transpire. Voir la merveilleuse phrase de la James Bond girl qui a peur parce qu'elle est humaine et fragile, terrifiée, pleurant, jamais on avait vu une Bond girl aussi tétanisée face à la mort, aussi réelle finalement.
En somme, c'est surement un éniéme film d'action de plus, avec des cascades invraisemblables mais une bonne sortie entre copains pour réunir les sentimentales qui adorent Woody Allen et ceux qui s'endorment devant.
17:26 Publié dans Where is my mind | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, james bond
25.10.2008
The letter

J'ai enfin vu le Paranoid Park de Gus Van Sant,ce film qui cloture la triologie sur les parcours troublés/troublants de jeunes ados/adultes. Mise à part le fait que comme dans les précédents, on assiste impuissants aux événements, que rien ne se régle, que tout n'est qu'un jeu de flottement où les personnages semblent déambuler sans que personne ne devine leur mal-être car c'est bien ça leur point commun, on y trouve une fin plus heureuse, où peut-être les démons seront détruits, les nuits moins hantées et un futur possible.
Si dans Last Days et Elephant, la cloture réside dans la mort même que se donnent les principaux protagonistes, dans Paranoid Park, la mort s'infiltre dès le début sans que le héros l'ai choisi. Son désir n'est que d'aller au Skatepark de l'eastside de Portland, endroit mal famé rebaptisé Paranoid Park par la communauté de skateurs. On ne voit pas tout de suite ce qui s'y passe et comment, on perçoit d'abord ce malaise qui l'envahit, puis on comprend pourquoi sa vie est perturbée, pourquoi tout d'un coup ses problèmes ne sont plus les problèmes d'un ado normal, pourquoi il s'en fiche d'avoir une copine et de coucher avec alors que c'est considéré comme un privilége par ses amis.
Finalement une personne voit tout ça dans son regard et essaie de l'aider, elle ne veut pas qu'il lui raconte mais lui propose une alternative pour se débarasser du poids de la culpabilité, écrire une lettre adressée à la personne qu'il a blessé ou à un autre, lui envoyer, ou la brûler.
On a perdu l'habitude des lettres, celles qu'on mettait des heures à écrire, mais je trouve que c'est le meilleur moyen pour évacuer ce que l'on a dire mais que l'on n'arrive pas à dire, parce que les mots ont trop d'importance ou que dans ce cas ils sortent de l'esprit pour devenir réels.
Mine de rien sans le savoir, j'appliquais son conseil. Comme d'autres qui écrivent des lettres à des personnes disparues, je note ce que j'aurais envie de dire à ceux qui me manquent, juste histoire de résister à l'envie de leur envoyer un mail ou un sms. Si tu reviens, j'annule tout. Lol.
15:30 Publié dans Where is my mind | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma
11.10.2008
Entre dos aguas

Il y a des films qu'on ne loupe pas. Longtemps que je n'avais pas traîné mes jambes dans ma salle de ciné favorie. On a choisi un soir de semaine pour voir le nouveau Woody Allen, en VO of course, dans une salle pleine à craquer des étudiants de sup de co de la ville et leur étudiants erasmus espagnols, l'ambiance était là.
Le film commence, le ton est donné, on reconnaît la narration version Woody Allen, sa patte mais le décor est différent, fini New York et Londres, on se retrouve à Barcelone. Le sujet est simple : l'amour. L'une l'a trouvé, doit l'épouser en rentrant des vacances d'été, l'autre le cherche encore, ne sait pas ce qu'elle veut mais sait ce qu'elle ne veut pas. La première est Vicky, la brune, froide et réfléchie, la seconde est Cristina, blonde et pleine de vie. Elles rencontrent Juan Antonio, l'ibére sexuel joué par Javier Bardem et là c'est le drame ... Non pas de drame mais une parenthèse amoureuse comme on en rêve lorsqu'on est en vacances à l'étranger. Le cliché du bel homme, artiste, plein de passions qu'on oppose au fiancé ennuyeux et terne de New York.
Progressivement la touche Allen se dissout et on a l'impression d'être chez Almodovar, moins de cynisme et de morale que les films précédents, une légéreté dûe surement au climat catalan mais un thème maîtrisé. Bardem hypnotisant, Pénélope Cruz dans son meilleur rôle après Volver.
La tension sexuelle est palpable pendant tout le film, des corps qui s'attirent comme des aimants, mais des esprits qui résistent, du désir à l'état pur, des scènes de sexe qui ne montrent pas grand chose mais qui donnent vraiment envie, un vrai magnétisme entre les acteurs qui explique surement ce résultat.

On en revient à la question du feeling sexuel. Qu'une personne peut avoir un pouvoir tel qui boulverse ton existence, rien que par sa présence, sa culture, son magnétisme. Que l'on peut avoir envie de faire certaines choses avec certaines personnes et pas avec d'autres et que cela ne s'explique pas, qu'on tente des expériences, que l'on se laisse porter par la passion en se brûlant parfois les ailes. Le fiancé de Vicky, la brune coincée, qui changera au fur et à mesure de cap, représente à lui seul cet esprit narrow-minded, que l'amour n'a qu'un seul sexe, que tout rentre dans des cases, que si tu est impulsive et frivole c'est que tu te cherches et que tu caches un problème non réglé, que le mariage est l'avenir de l'Homme, que si tu couches avec une fille tu deviens automatiquement bisexuelle (alors qu'on aime une personne et pas un sexe).
Il y aura peut-être une morale finalement à tout ça, aux amours de vacances qui ne s'oublient jamais, à ces nuits d'étés qui changent ta vie, au couple sécurisant qui devient un corset etouffant quand le vernis craque, que l'on peut aimer mais ne pas pouvoir vivre avec une personne, que l'amour c'est compliqué.
Love is noise, love is pain, love is bruise i'm feeling again...

15:53 Publié dans Where is my mind | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, woody allen
14.06.2008
La vida tombola

Kusturica ne s'est pas trompé, en faisant de Maradona un éniéme sujet de film, il ne s'égare pas. Le documentaire est certes très décousu, je n'apprendrais que dans So Foot qu'il a suivi l'argentin 2 ans avant de pouvoir l'interviewer, d'où ce garage sordide, apparement trop content d'avoir pû le faire parler après quelques biéres, il en profite pour le questionner. Au programme, on revoit bien sûr ses plus beaux buts pour la séléction argentine, dont la fameuse main de Dieu (sujet d'un véritable culte) qui a fait gagner en quart finale de Coupe du Monde 1986 (au Mexique) face à l'Angleterre 4 ans après la défaite dans la guerre des Malouines. Au passage, on révise quelques enjeux géopolitiques, son engagement pour Fidel Castro, contre Bush, pour une Amérique du Sud unie avec Chavez et Morales. Pas d'explications sur la frénésie rencontrée à Naples, il s'agirait du jubilé de Ferrara, un joueur de Naples ? En fait il y a toujours eu cette rivalité Nord/Sud en Italie, les clubs du Nord ayant de l'argent (la Juve, la roma, La lazio, l'inter et Milan ...) toujours vainqueurs, face à des clubs du Sud qui ne poussent pas loin en série A, Maradona aurait changé la donne à son époque, marquant les esprits, en offrant au SSC Napoli cette victoire face à l'arrogance, la révolte des pauvres ...
On voit beaucoup ses filles dont j'ai oublié le nom, et sa femme Claudia, brune à ses débuts, puis vite devenue blonde, (avec cette tendance Donatella Versace), Claudia l'a soutenue dans toutes ses épreuves, surtout la drogue. Un long sujet qu'il évoque entre 2 camions, la blonde en arriére plan, il reconnait ses errances, regrette d'avoir raté l'enfance de ses filles, d'avoir été là mais sans rien voir, de s'être pris des claques sans rien sentir, d'avoir touché le fond avec son overdose. Le discours classique d'un ex-cocaïnomane, qui lui donne ce côté rock-star-je-reviens-de-loin. Dans la séquence émotion, on reverra parallélement ses excuses au peuple argentin, "on peut faire des erreurs mais le football ne doit pas payer, j'ai fait des erreurs et j'ai payé, le ballon ne se salit pas". L'épisode FC Séville est balayé, sujet trop délicat, période de déclin, trop de mauvais souvenirs.
Tout au long du docu, Diego Armando grossit, maigrit, prend de la barbe, on se sait plus trop où on en est, où il en est, reste ces petits extraits de l'Eglise Mardonienne pour réchauffer les esprits (à voir absolument), Maradona est un dieu vivant, sa bio est devenu la bible de ce culte, lors des célébrations (sur un terrain de foot), la bénédiction se fait par dessus le ballon, tout un programme.
Au passage, on revoit (trop) ce fameux but de la main de Dieu, ad lib, l'amie qui m'accompagnait n'en pouvait plus, mais qu'est qu'on a ri pour le reste !
J'ai adoré la conclusion, sur cette rencontre avec Manu Chao dans les rues de Naples tournant le clip de La vida tombola (la chanson nous est resté dans la tête).
Par bonheur, j'ai retrouvé la fameuse chanson de la mano de dios, très populaire en Argentine, que Maradona chante dans le film, magnifico.
Diego, Diego
olé olé olé olé
Diego, Diego
olé olé olé olé
Diego, Diego
olé olé olé olé
Diego, Diego
olé olé olé olé
diego diego
Y todo el pueblo cantó
Marado, Marado
la doce fue quien coreó
Marado, Marado
su sueño tenía una estrella
llena de gol y gambeta
y todo el pueblo cantó
Marado, Marado
nació la mano de Dios
Marado, Marado
sembró alegría en el pueblo
regó de gloria este suelo
regó de gloria este suelo
rego de gloria
17:31 Publié dans Where is my mind | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, football, maradona, kusturica
02.06.2008
Madness
Je n'aime pas les films d'horreur, j'ai trop peur, un peu comme dans les montagnes russes où je respire à peine et sens tous mes muscles se crisper.
Il faut dire que là tout commencait bien, je me suis fait violence, une journaliste et son caméraman qui suivent une équipe de pompiers pour leur émission nocturne. Angela veut de l'action, de l'excitation, alors quand la siréne retentit, elle n'hésite pas et monte dans le camion. On ne voit pas trop en premier lieu comment le cauchemar commence, mais finalement tout est réuni, la blonde (angela) trop curieuse, un peu l'équivalent de Courteney Cox dans Scream, veut tout montrer même l'immontrable, court partout, pose des questions idiotes à son caméraman (Pabbbbbbbbbbbbllllllllllllllooooooooooo!!!!), mais qu'est-ce que c'est ? qu'est-ce que ça veut dire?, bien sûr il est comme elle, il n'en sait rien, essaie juste de garder son calme et de la reposer elle. Pour couronner le tout l'immeuble dans lequel ils son rentrés pour un "incendie" est confiné, mis en quarantaine, enveloppé de draps blancs, personne ne sort. Forcement il y a un truc bizarre à l'intérieur, moins tordu que si c'était un esprit frappeur ou une force paranormale, on est dans le tangible, un mal inconnu s'empare des occupants, à un moment on se demande comment cela finira, de la plus belle des façon, à la Blair Witch, j'en ai encore des frissons.
08:39 Publié dans Where is my mind | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cinéma
28.05.2008
What New York used to be

On en parle depuis des mois, c'est certainement un des films les plus attendus du moment (avec le retour d'Indie), sûrement une déception à la clé.
N'empêche. C'est les retrouvailles de 4 copines qu'on avait laissé en plan il y a 5 ans, après 6 années en notre compagnie. Un série qui a jalonné la fin de mon adolescence, le début de ma vie adulté, que je n'ai jamais cessé de regarder à la télé puis son internet grace aux joies du streaming, avec parcimonie (effet addictif garanti). La vie de ces 4 héroines, on a l'impression de les vivre avec elles comme si elles étaient nos meilleures amies. En 10 ans, j'ai gagné de l'expérience, en matiére de mecs, de sexe, de fringues, de relation, j'ai un regard différent, moins admiratif et éloigné, plus réaliste et palpable, elles m'ont "appris", je compare.
J'avais toujours rêvé de savoir ce qu'elles devenaient. L'épisode final nous laissait présager le meilleur, Carrie à Paris qui retrouvait Big, et après une éniéme rupture ? J'ai toujours détesté les fins de série, elles arrivent souvent alors que la série est encore au plus haut, avant qu'on ait pris le temps de critiquer. Un peu comme les amours de vacances, on se demande toujours ce qui ce serait passé aprés, si ... On ne veut pas se quitter, savoir qu'il n'y aura plus rien, plus d'aventures ...
Le film calmera des années d'interrogations, Samantha est t'elle toujours avec Smith ? Charlotte a t'elle eu un enfant ? Miranda et Steeve, amour pour la vie ? Carrie et Big enfin réunis ? On pourrait croire que voir sa meilleure amie se marier nous donne le cafard, une célibataire de moins, une de plus comblée, mais c'est tout le contraire, je suis heureuse qu'aprés des années de rencards et relations foireuses, il reste cet espoir que quelqu'un nous attend quelque part.
Update: pas de déception à la clé, tous les éléments étaient réunis pour nous faire passer une bonne soirée. Aprés un gros plan d'attaque pour se réunir, on a fini au fast-food du coin pour une vraie réunion entre copines, entre la fille dont son mec n'a pas envie tous les soirs, la fille que tout le service veut se faire mais qui a du mal en amour, les célibataires endurcies, la casée et celle qui veut son disquaire. Finalement le film se regarde aussi bien entre filles qu'avec son mec, pour lui faire comprendre notre point de vue. La série est un vrai enseignement, il devrait être au programme de l'éducation d'un jeune homme, comment ne pas être un salaud ...
10:39 Publié dans Where is my mind | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, sex and the city
01.04.2008
J'entends siffler le train

J'ai vu un petit bijou de film ce week-end, mon film pré-examens (un classique anti-stress), il débute par un court métrage Hôtel chevalier, fait à part mais qu'on devine aisément trés lié au film lui-même dès le commencement. On retrouve Jason Schwartzman dans une suite chic, il doit être là depuis un moment, car le premier mouvement de caméra indique des piles de livres entassés ça et là, il a aussi sa propre stéréo, son ex débarque bientôt sans prévenir, on découvre une Nathalie Portman magnifique, sublime en femme du monde, toute classieuse avec son cure-dent. On apprend qu'une femme aussi belle peut porter des chaussettes blanches sous ses bottes (halte aux bas nylons), une petite culotte en dentelle. Quant aux mots échangés sur le balcon, on n'en saura rien, un mystére à la lost in translation...
Ensuite défile un vrai générique de fin et commence le long métrage Darjeeling limited. Wes Anderson nous présente alors 3 fréres qui ne se sont pas vus depuis les funérailles de leur pére, réunis pour un voyage à portée spirituelle (visites de temples et cérémonies au programme). Les 3 fréres sont 3 grands garçons plus ou moins bien dans leur peau, avec des problèmes de communication et de relation à autrui, l'aîné a tenté de se tuer en moto d'où les bandelettes, c'est Owen Wilson, le second va avoir un enfant mais ne sait pas comment gérer la situation, c'est Adrien Brody, le cadet Jason Schwartzman a du mal à terminer son histoire avec son ex (et se trimballe toujours pieds nus).
Il ne faut pas s'attendre à un documentaire détaillé sur l'inde, on ne voyage ici que partiellement, uniquement à bord du train darjeeling limited (seul train indien qui part à l'heure à en croire les occupants étrangers qui lui courent sans arrêt aprés), on note tout de même quelques réferences culturelles pour marquer l'exotisme, le train tout d'abord et ses décorations à fresque d'éléphants, son personnel et la citronnelle (sweet lime), les rues bondées à circulation difficile, les chauffeurs de taxi coiffés d'un turban et d'une longue barbe blanche, les vaches sacrées à préserver sur le chemin, les marchés-bazar et le commerce de serpents venimeux ...
Revenons en à nos protagonistes, ces 3 fréres qui sont réunis par l'aîné comme pour fuire la vie, les plus jeunes ne sachant pas à quoi s'attendre du voyage, les retrouvailles sont plus ou moins joyeuses, vite tempérées quand le naturel reprend le dessus, l'aîné veut tout régenter,empruntant aux passages les tics de la mère absentes, ils feront des pactes enfantins, les briseront plus ou moins, ils ne seront vraiment liés que face à l'adversité une fois que le périple prendra une autre tournure que celle désirée au départ.
On note une trés bonne utilisation des ralentis, déjà dans hotêl chevalier (avec Nathalie Portman attendant fesses à l'air près de la stéréo, dévoilant un buste trés côtélé) et ensuite au moment d'un rite funéraire, où les 3 personnages défilent avec ce mouvement qui leur donne grâce et importance et qui rajoute au tableau une émotion palpable.
Certains s'offusqueront de l'omniprésence des bagages hérités du paternel, siglés de ses initiales JLW, ces sacs créént néanmoins une running joke permanente ( à la maniére du mini van dans little miss sunshine), ils demandent une logistique conséquente pour les transporter.
La fin est parfaite, les jeunes se débarassent enfin du passé, acceptent l'orphelinage (la mort du père en larguant les bagages pour rattraper le train et l'abandon de la mère) pour peut-être enfin grandir par eux-mêmes; on ne sait pas si ils se parlent toujours mais on l'espère.

11:22 Publié dans Where is my mind | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, wes anderson, darjeeling limited
19.03.2008
Erase and rewind
Il y a ces films dont on sait par avance qu'ils vont nous plaire, le trailer est plaisant et on trouve sans problème un titre à la future note sans avoir se creuser (dur dur de trouver un titre de chanson parfois, par exemple pour illustrer la ronde de nuit de Greenaway qu'heureusement je n'ai pas aimé).
Bref, c'est le sourire au lévres que je suis allée voir Be Kind Rewind le dernier Michel Gondry (eternal sunshine of the spotless mind, la science des rêves).
On fait connaissance avec Mos Def et Jack Black, le premier employé dans un vidéostore à la dérive, le second son compère toujours prêt à des aventures rocambolesques, une mise en matière intelligente pour un scènario qui ne retombe jamais à plat. Derrière le fond comique/délirant, se trame un second plan plus sérieux (mis en lumière surtout par Danny Glover), l'immeuble de celui-ci (le propriétaire du vidéostore be kind rewind) est obsolète et doit faire l'objet d'un plan de reconstruction de la ville de Passaic, ce qui induit la démolition du bâtiment et la relocalisation de l'habitant en banlieue.
Danny Glover laisse les clés du magasin à son Mos Def pour des vacances commémoratives, il est loin de s'imaginer ce que cela va impliquer. Suite à une virée nocturne des plus magnétiques, Jack Black efface " à l'insu de son plein gré" toutes les cassettes VHS du magasin. Et là dans l'ingéniosité de ces esprits débrouillards se germe une idée de la dernère chance, retrourner un film (ghost buster) pour le louer à une cliente trés fidéle (Mia Farrow).
Ce qui n'est au départ, qu'une solution de dépannage devient vite la marque de fabrique du commerce, qui ne loue plus que des films suédés (sweded en anglais), c'est à dire des remakes tournés avec les moyens du bord. Cela ressemble un peu au films faits à la maison, ou aux spectacles de fin d'année à l'école primaire, beaucoup de recyclage et d'inventivité, on retrouve également cet esprit Kad et Olivier période enfin dimanche (le dimanche aprem sur france 2 ou 3 il y a très longtemps, leurs débuts en somme où il refaisaient des situations à l'aide de jouets pour enfants ). On est asprirés donc par leur génie comme les habitants du quartier qui vont vite vouloir prendre part à l'aventure.
J'ai trouvé pour ma part la fin très émouvante, car derrière cette façade burlesque, la vraie problèmatique reste bien la place du cinéma dans l'inconscient collectif, la part du patrimoine culturel et la lutte des petites structures face aux multinationales.
Un vrai chef d'oeuvre.
NB : les films suédés sont disponibles sur le site du film.
NB: Beaucoup trop de scènes et situations trop drôles mais difficiles à raconter sans dévoiler tout!
10:04 Publié dans Where is my mind | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : michel gondry, cinéma









