23.08.2007
You don't know what love is (you just do as you told)

Crédit photo; sebastiancastella.net
La vérité je suis un peu énervée par la nouvelle polémique qui tourne autour du monde taurin. Comme dirait André Viard, la poussée anti-corridas fait partie des maronniers de la rentrée, elle s'infiltre dans l'actualité profitant du vide de la fin des vacances. Comme d'habitude, on compare la tauromachie a un spectacle inhumain, barbare, allant même jusqu'à même demander l'interdiction d'entrée aux arènes des moins de 15 ans.
Je ne comprends pas que l'on fasse un tel bruit pour ces manifestations qui ne prennent qu'une place minime dans la presse quotidienne et qui n'est pratiquement jamais diffusée à la télévision.
Les anti ont voulu faire pression auprès du parlement européen, le monde taurin a répliqué, ça a donné l'appel de Samadet et les miliers de pétitions aux députés européens français qui ont approuvé le texte .
La SPA a voulu diffuser son clip, le CSA l'a interdit.
Ne trouvez-vous pas ça un peu hypocrite de défendre la liberté artistique et l'exception culturelle, tout en niant une part de nos traditions au profit de la défense des animaux. J'avais oublié que vos enfants que vous voulez protéger de ce spectacle infâme, ne mangent pas de steak hâché, quand bien même ces vaches sont tuées avec amour dans des abattoirs. Que dire du spectacle plus qu'appétissant de ces oies gavées pour que le français tartine son foie gras à Noël.
Personne n'aime plus le toro que le torero qui le combat, personne ne le respecte plus que le ganaderio qui l'éléve, personne ne l'acclame plus que l'aficionado dans les arènes.
Je comprends que cela vous échappe, mais personne ne vous force à assister à une corrida et au même titre que tout art, on ne discute pas des goûts et des couleurs.
Le monde a d'autres problèmes plus importants à régler, ne croyez-vous pas que la guerre, le SIDA, la famine au Soudan, sont des sujets qui méritent plus de considération ?
14:36 Publié dans I can't explain | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Culture, société, corrida, anti-corrida, tauromachie
16.04.2007
Our velocity
Courir vite est indispensable quand on participe aux courses camarguaises ou autres manifestations taurines sans muleta. Ces événements prennent une part entière durant les férias des grandes plazas, d'autres sont répétés en période estivale dans les petits villages.
Aucun toro n'est blessé pendant la course, pas de mise à mort, de banderilles, ni de pique.
Toi l'anti-corrida passe ton chemin quand même, les images que tu vas voir ne peuvent que te choquer.
Bref, commencons par les pratiques populaires de rue, les lâchers de toros:
en première ligne, l'abrivado (mot provencal signifiant « arrivée ») est une tradition taurine provencale et languedocienne, consistant à lacher des taureaux dans les rues fermées d’une ville ou d’un village.
Les rues sont barrées par des barrières de grandes hauteurs, pour empêcher le toro de s'échapper en rase campagne, les guardians doivent garder les toros dans les rangs mais dans le public se glissent des atrapaïre qui créént des bréches.
Le but ultime étant de conduire les toros à l'arêne pour la course camarguaise, les trajets se faisant à l'origine à pied et ils comportaient des traversées de village.
L'abrivado a un homologue, le bandido qui consiste au retour des toros après leur passage aux arénes (oui, ils ne sont pas tués).
La plus épique reste l'encierro(action d'enfermer les toros), à l'origine, les taureaux étaient conduits à cheval vers les abattoirs (car oui tous les taureaux qui meurent, ne sortent pas d'une aréne).
Aujourd'hui, la tradition s'est modifiée pour laisser place à ces courses folles où les toros sont lâchés des corrales (où ils sont retenus) et amenés aux arénes pour la corrida. Les plus célébres se tiennent à Pampelune durant les férias. Les locaux téméraires peuvent participer et se font poursuivre jusqu'à la chute.
Reste le célébre ,toro piscine , mis en lumière en autres par Intervilles, les pratiques varient mais cela reste un bon divertissement dans les campagnes, pas de toros mais des petites vachettes aux cornes emboulées (arrondies), pas de danger majeur donc de se perforer l'artère fémorale. Leur point commun, la "piscine" centrale.
11:00 Publié dans I can't explain | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Corrida, toro, toro-piscine, encierro, bandido, abrivado









