19.03.2008

Erase and rewind

 

 

 

 

Il y a ces films dont on sait par avance qu'ils vont nous plaire, le trailer est plaisant et on trouve sans problème un titre à la future note sans avoir se creuser (dur dur de trouver un titre de chanson parfois, par exemple pour illustrer la ronde de nuit de Greenaway qu'heureusement je n'ai pas aimé).

Bref, c'est le sourire au lévres que je suis allée voir Be Kind Rewind le dernier Michel Gondry (eternal sunshine of the spotless mind, la science des rêves).

On fait connaissance avec Mos Def et Jack Black, le premier employé dans un vidéostore à la dérive, le second son compère toujours prêt à des aventures rocambolesques, une mise en matière intelligente pour un scènario qui ne retombe jamais à plat. Derrière le fond comique/délirant, se trame un second plan plus sérieux (mis en lumière surtout par Danny Glover), l'immeuble de celui-ci (le propriétaire du vidéostore be kind rewind) est obsolète et doit faire l'objet d'un plan de reconstruction de la ville de Passaic, ce qui induit la démolition du bâtiment et la relocalisation de l'habitant en banlieue.

Danny Glover laisse les clés du magasin à son Mos Def pour des vacances commémoratives, il est loin de s'imaginer ce que cela va impliquer. Suite à une virée nocturne des plus magnétiques, Jack Black efface " à l'insu de son plein gré" toutes les cassettes VHS du magasin. Et là dans l'ingéniosité de ces esprits débrouillards se germe une idée de la dernère chance, retrourner un film (ghost buster) pour le louer à une cliente trés fidéle (Mia Farrow).

Ce qui n'est au départ, qu'une solution de dépannage devient vite la marque de fabrique du commerce, qui ne loue plus que des films suédés (sweded en anglais), c'est à dire des remakes tournés avec les moyens du bord. Cela ressemble un peu au films faits à la maison, ou aux spectacles de fin d'année à l'école primaire, beaucoup de recyclage et d'inventivité, on retrouve également cet esprit Kad et Olivier période enfin dimanche (le dimanche aprem sur france 2 ou 3 il y a très longtemps, leurs débuts en somme où il refaisaient des situations à l'aide de jouets pour enfants ). On est asprirés donc par leur génie comme les habitants du quartier qui vont vite vouloir prendre part à l'aventure.

J'ai trouvé pour ma part la fin très émouvante, car derrière cette façade burlesque, la vraie problèmatique reste bien la place du cinéma dans l'inconscient collectif, la part du patrimoine culturel  et la lutte des petites structures face aux multinationales.

Un vrai chef d'oeuvre.

NB : les films suédés sont disponibles sur le site du film.

NB: Beaucoup trop de scènes et situations trop drôles mais difficiles à raconter sans dévoiler tout!