13.07.2008
Life thru a lens
Aller voir une expo de photographie ces temps-ci sans passer par Arles, est un peu comme faire un repas sans plat principal, on rate l'essentiel. Mais Arles, c'est loin, Christian Lacroix le commissaire des Rencontres Internationale de Photographie m'attendra encore un peu.Je repasserais encore dans ma tête ces images lointaines de mes après-midi au jardin public à deux pas du théâtre antique boulevard Clémenceau, des ballades près du Rhône, des marches sur les pas de Van Gogh, de la starlette, des torils des arênes ...
Bref, les vacances sont encore loin pour moi, la moindre escapade se résume à Paris, heureusement Annie Leibovitz y passait aussi. Enfin plutôt ses photos, exposées dans le cadre d'une rétrospective sur les 15 ans de son travail à la maison européenne de la photographie (MEP).
Elle y mélange vie personnelle et grandes personnalités, noir et blanc versus couleur, grand tirage versus petit cadre. J'ai préféré les portraits de stars aux images intimes de sa vie de famille ou de sa grande amie (amante ?) Susan Sontag. J'ai apprécié son travail en Croatie mais reste rêveuse face aux photos plus gaies réalisées pour Vanity Fair pour différentes couvertures ou reportages. Elle a immortalisé Demi Moore enceinte ou encore Yoko et John (la veille de son assassinat) mais aussi des athlètes aux jeux olympiques (dont des épreuves de plongeon).
En parallèle d'une vie à paillettes, l'expo retrace la maladie de Susan, sa mort, les naissances de ses filles, une énigme pour nous d'ailleurs comment peux t'on tomber enceinte à 50 ans ?
J'ai littéralement bloqué sur quatre photographies, deux par l'identité des protagonistes. La première des White Stripes, prise l'année de l'explosion du 3 ème album Elephant.

La seconde de Leo. Je connais beaucoup de filles qui nient l'avoir aimé un jour, il y a 10 ans plus exactement, juste avant qu'on découvre ce qu'était un ballon de foot. La photo date de 1997, année de sortie de Romeo + Juliet, juste avant Titanic et la Léomania. Les connaisseurs savent qu'après son talent d'acteur dans What's eating Gilbert Grape ? et The basketball diaries, on ne peut qu'espérer des lendemains qui chantent, ils ne se sont pas trompés, c'est devenu le fils prodige de Scorsese. Annie Leibovitz l'avait compris aussi.

Leonardo Dicaprio. Copyright Annie Leibovitz.
Ma préférée. Il y a peu de paysages. Pour cause, elle se qualifie volontiers de portraitiste, pour éviter qu'on la nomme photographe de stars. On trouve quelques photos de Venise ou des grands espaces d'Arizona. Mais la Jordanie retient tout à fait mon attention. La Wadi Rum est la destination de rêve pour moi. Devant cette photo, où on découvre derrière la roche, la façade du palais taillé à même la roche, on en oublie presque la silhouette de Susan Sontag en taille playmobil. J'aurais adoré que ce cliché soit de moi.

Petra, Jordan. Copyright Annie Leibovitz.
09:14 Publié dans I call it art | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : photographie, annie leibovitz
18.04.2007
Wild horses
Passer en Arles sans une visite à l'espace Van Gogh serait une erreur. Ce printemps se tient une retrospective revisitant l'oeuvre du fondateur des rencontres internationales de la photographie d'Arles, Lucien Clergue. Composée de 4 salles, les photos sont classées sous 4 catégories, du cinéma du pauvre à l'alphabet du monde ,les débuts marqués par l'obsession de la mort et ses noir et blanc de cadavres de flamands en Camargue ainsi que sa rencontre avec Picasso et leur fascination commune pour les "saltimbanques" (dont la sublime grande récréation), ensuite on passe aux nus avec les Corps mémorables et le magnifique nu zébré de New York, puis vient ma préférée les tauromachies représentant des tercios da,s les arênes d'Arles ou de Nîmes avec Picasso ou non, et des toreros célébres, Dominguin, Ordonez, El Cordobès et enfin 4eme et dernière partie, couleur et diffraction, un ensemble de photo-montages, des assemblages de polaroïds, des ilochrome et autres cibachromes.

homme cheval , extrait du testament d'orphée de Jean Cocteau
Crédit photo: Lucien Clergue
Ma préférée, prise dans les carrières des Baux de Provence, encore accessibles au public.

nu zébré, New York
Courtesy Galerie Patrice Trigano Paris
Crédit photo: Lucien Clergue

série la grande récréation
crédit photo Lucien Clergue
la photo qui a inspiré le tableau de Picasso

Picasso préside la corrida à Fréjus
Crédit photo: Lucien Clergue
00:20 Publié dans I call it art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Photographie, Lucien Clergue, Arles










