26.11.2007
These new puritans

Crédit oeuvre: Edouard Manet; musée d'Orsay.
Rien à voir avec le mouvement des Clean Teen aux Etats-Unis, ces adolescents qui prônent l'abstinence sexuelle mais en France, je vois bien le clivage entre 2 générations de filles, la mienne et celle des nouvelles bachelières.
A mon époque, pas de lolitas, strings et autres joyeusetés, on était habillées à la cool, jean-sergio tacchini, j'étais une des rares en talons, aujourd'hui c'est la foire à la mini-pute, maquillée en journée comme pour aller en boîte, en tenue des plus inconfortables et provocantes, nous on se planquait, elles elles s'assument. La différence est aussi sexuelle, nous sommes la dernière grande génération de romantiques, qui attendait le grand amour, le bon, pour sauter le pas, elles se lancent dans l'aventure sans filets parce que les copines l'ont déjà fait, qu'elles ont 15 ans et que c'est déjà trop tard. C'est la génération m'as tu vu, où tout n'est qu'une escalade de défis, rites d'initiation pour intégrer un groupe. On fume pour faire comme X, on fait l'amour pour être normale.
Bon, vous vous doutez, qu'à presque 23 ans, le prince charmant je l'ai oublié depuis un bail mais il reste des pures et dures, le premier sera la dernier, la première fois ce sera la jour de mon mariage, je veux attendre qu'il dise je t'aime. La romantique persiste, elle a raison, on n'aligne pas les mecs pour faire joli, on veut du qualitatif pas du quantitatif.
Puis viennent les remords parce que les années passent, qu'elles ont presque 25 ans et que quand elle veut leur dire, le mec va se demander si elles n'ont pas un problème. Simone de Beauvoir en parlait dans le deuxième sexe, tome 1, la virginité est soit signe de pureté, la fille se reserve pour son mari, soit elle est signe de problème comme dans ces sociétés où les filles sont dépucelés au bâton de bois au plus jeune âge. Mais comme dans Casanova, on peut s'en mordre les doigts, l'exemple même de la fille qui se donne parce qu'elle croit avoir trouvé l'homme de sa vie, mais qui se fait larguer comme un poisson pourri, la question après " mais qui va bien vouloir m'épouser ?".
Reste que le changement des tendances n'est pas en faveur de la romantique, qui se sent donc rejetée comme anormale voire tarée,mais comme toujours la normalité est subjective.
09:50 Publié dans I call it art | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Société, art
23.11.2007
The end as a start
Mercredi en urgence se présente un patient pour une douleur gingivale, je m'attends à trouver un abcès, je regarde une première fois rien d'anormal, puis je reinspecte après la radio, je peux décrire la lésion de tête, tous les signes distinctifs sont là. Je pensais trouver un abcès banal et je dépiste un cancer. J'appelle un prof, puis un autre, puis un autre qui confirment tous, Le dernier prend une photo pour les cours, pour détendre le patient, je le préviens en lui disant qu'il aime bien garder des souvenirs. L'interne qui passait par là regarder lui retorque que c'est dans un but pédagogique, oui la pédagogie à l'hopital c'est que tous le service prend un miroir et regarde en bouche mais personne ne te dis que tu as un cancer. Parce que non je n'ai pas réussi à lui dire, déjà j'étais pas sûre, j'ai pas 30 ans de métier, en plus c'est aux profs de confirmer le diagnostic. Au lieu de cela, on m'a envoyé escorter le patient jusqu'au service d'ORL, me laissant affronter seule ses questions, est-ce qu'on peut prendre des antibiotiques ?, est-ce que c'est une infection ? je lui ai dit qu'il avait bien fait d'être venu ce jour-là, qu'à six mois près c'aurait peut etre été trop tard, je lui ai dit qu'après le biopsie, on enlevra la lèsion, je ne lui ai pas parlé de la radiothérapie ni des gouttières fluorées, du bout de mandibule en moins. Et quand il m'a demandé à quoi c'était dû, j'ai répondu le tabac sans avoir la force de lui dire qu'il y a aussi l'alcoolisme et la manque d'hygiène.
Je ne sais pas si j'ai été lâche mais j'avais l'impression de donner trop d'informations d'un coup, je n'ai pas voulu lui faire peur, parce qu'encore aujourd'hui cancer est un mot tabou car synonyme de mort ou d'épée de Damoclès et je ne me voyais pas lui dire de ma grande bouche d'étudiante que c'était le début de la fin.
PS: je parle ici du carcinome épidermoïde de la muqueuse buccale dont le pronostic est plus que réservé, et le traitement est invasif, généralement quand la douleur apparaît c'est déjà à un stade trop avancé, d'où les visites réguliéres de contrôle.
23:30 Publié dans Where is my mind | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Société, cancer
17.11.2007
I heard it through the gravewine

Crédit peinture: Gustave Caillebotte, les raboteurs de parquet, musée d'Orsay.
Il y a des traditions qui ne se perdent pas, qui gardent leur signification. Pas de barrière de classe, de milieu, le 3 ème jeudi de novembre reste le jour du Beaujolais nouveau, tout le monde s'accorde à dire que c'est de la piquette, du petit vin de table, mais tous les ans on retrouve les même rassemblés dans ma fac pour la seule soirée ouverte à tous, administration, extérieurs, éléves, profs, assistants. C'est la seule soirée vraiment conviviale où il n'y a pas de clans, on circule un verre à la main, on cherche un morceau de fromage ou de charcuterie. L'éthylisme est beaucoup moins prononcé que pour notre cocktail annuel pourtant ultra-chic, ici, on est casual.
Et cette année j'ai encore appris plein de choses, entendu pleines de révélations, à l'orée du départ de la fac cela fait maintenant 4 ans que je cotoie ma promo et j'ai été ravie de l'évolution engagée, de l'ouverture des groupes, aux nouvelles amitiés auxquelles nous n'aurions jamais crû. J'ai été également agréablement surprise de découvrir des facettes cachées à ces personnes que je pensais soulards invétérés, une passion pour l'art, pour la musique bien sûr car c'est l'atome crochu numéro un que je partage avec la plupart, mais pour la peinture aussi. Ou comment cela paraît invraisemblable de se rendre compte que des mecs "normaux" (le jeune étudiant de base qui fume, boit et qui passe en septembre) peuvent converser sur le musée Picasso, citer la merveille du musée Van Gogh d'Amsterdam ou s'exstasier pour une future visite au Prado , on a débattu sur l'académisme de Delacroix mais j'ai conclu sur Caillebotte car c'est l'expression même de mon interêt pour l'art et de ma culture qui se forme peu à peu. Un jour j'ai compris pourquoi on appelais des caillebottis caillebottis et je l'ai retrouvé à Orsay (mon musée préféré).
Parce qu'on a beau être jeunes et cons, futurs praticiens sans aucune base culturelle vraiment solide, j'ai su ce soir-là qu'il y avait de l'espoir dans la jeunesse, tout n'est pas perdu.
PS: pour ceux qui se posent la question, cette note n'a pas été écrite sous l'influence du Beaujolais. L'effet rebond c'est le lendemain, au réveil, comme on dit ça passe mal ce goût. Et ne me dites pas que c'est de la fraise.
19:53 Publié dans I call it art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Société
23.08.2007
You don't know what love is (you just do as you told)

Crédit photo; sebastiancastella.net
La vérité je suis un peu énervée par la nouvelle polémique qui tourne autour du monde taurin. Comme dirait André Viard, la poussée anti-corridas fait partie des maronniers de la rentrée, elle s'infiltre dans l'actualité profitant du vide de la fin des vacances. Comme d'habitude, on compare la tauromachie a un spectacle inhumain, barbare, allant même jusqu'à même demander l'interdiction d'entrée aux arènes des moins de 15 ans.
Je ne comprends pas que l'on fasse un tel bruit pour ces manifestations qui ne prennent qu'une place minime dans la presse quotidienne et qui n'est pratiquement jamais diffusée à la télévision.
Les anti ont voulu faire pression auprès du parlement européen, le monde taurin a répliqué, ça a donné l'appel de Samadet et les miliers de pétitions aux députés européens français qui ont approuvé le texte .
La SPA a voulu diffuser son clip, le CSA l'a interdit.
Ne trouvez-vous pas ça un peu hypocrite de défendre la liberté artistique et l'exception culturelle, tout en niant une part de nos traditions au profit de la défense des animaux. J'avais oublié que vos enfants que vous voulez protéger de ce spectacle infâme, ne mangent pas de steak hâché, quand bien même ces vaches sont tuées avec amour dans des abattoirs. Que dire du spectacle plus qu'appétissant de ces oies gavées pour que le français tartine son foie gras à Noël.
Personne n'aime plus le toro que le torero qui le combat, personne ne le respecte plus que le ganaderio qui l'éléve, personne ne l'acclame plus que l'aficionado dans les arènes.
Je comprends que cela vous échappe, mais personne ne vous force à assister à une corrida et au même titre que tout art, on ne discute pas des goûts et des couleurs.
Le monde a d'autres problèmes plus importants à régler, ne croyez-vous pas que la guerre, le SIDA, la famine au Soudan, sont des sujets qui méritent plus de considération ?
14:36 Publié dans I can't explain | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Culture, société, corrida, anti-corrida, tauromachie
12.08.2007
Jeunes et cons
C'est les vacances, un peu de prévention ne fait pas de mal, alors voici ce merveilleux clip de pub de mtv, LA chaîne musicale mondiale, en gros le message, ils sont pitoyables mais au moins eux ils rentrent en taxi.
A votre avis, c'est quoi mon moment préféré ? La fille qui vomit dans ses mains et le reverse par terre, s'il elle l'avait reingurgité, elle aurait gagné le jackpot au test de pureté ... Miam !!!
00:47 Publié dans We are all made of stars | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Société, alcool, mtv
08.08.2007
This is hardcore
Il existe un besoin irrépréssible commun à toutes les espéces, les êtres, aussi différents soient t'ils, ce besoin indivisible de notre qualité d'être vivant, la nécessité d'aller aux toilettes.
La croisade a commencé très jeune, au primaire, nous étions équipés de toilettes à la turque, un cauchemar, j'ai dû y aller 3 fois en 5 ans, avec la soeur, on a très vite berné les instits pour aller dans leurs WC, développant en parallèle cette retenue caractéristique.
Il n'y a rien de pire comme torture physique, que d'avoir envie et de ne pas pouvoir y aller, devoir courir pour rentrer chez soi, arriver en retard en cours, se faire dessus quand on est enfant/bourrée, c'est simple je deviens facilement irrascible, asociale. Impossible de boire du thé le matin quand je suis à la fac, ou à l'hopital, trop incontrôlable. Idem pour la biére, longtemps bannie pour des raisons similaires.
Quand j'arrive dans une nouvelle ville, il me faut trouver là où je pourrais m'y rendre gratuitement, un point central, facilement joignable, des musées souvent, les grands magasins où il faut ruser pour y entrer et en sortir comme si de rien n'était, des lieux où on ne rentre que pour ça (le conservatoire a côté de chez moi).
Natures et découvertes nous vend un livre "comment chier dans les bois", mon éternel problème reste de laisser ma vessie tranquille au quotidien, une lutte permanente. Je déteste les ampoules économiques qui obligent à se tortiller devant la porte ouverte, je déteste devoir courir dans le service pour trouver des toilettes inoccupées, je déteste voir et entendre couler l'eau avant pour me laver les mains, je déteste devoir payer un coca pour y accéder, j'envie la facilité technique des hommes, mais par dessus tout j'adore ce soulagement, la vie peut enfin reprendre son cours.
18:45 Publié dans Where is my mind | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Société
07.07.2007
La rumeur
Il y avait un film comme ça, ma mémoire n'en a pas retenu le titre ni même le noms des acteurs, reste qu'il était criant de vérité, une bande d'étudiants amis, surement dans le milieu de la sociologie, s'intéréssent à la propagation de la rumeur, un soir à une beuverie, ils suivent des yeux un nouveau couple, la base est trouvée, X et Y ont couché dans cette salle en haut des escaliers, sauf que la fille s'est endormie ce soir-là et ne rappelle de rien, survient alors les soupçons de viol sur le garçon qui n'avait rien demandé à personne, une rumeur, un désastre.
Ma fac et mon service à l'hopital sont minuscules, 70 par promo maximum multiplié par 5, on est une petite famille, on connaît tout le monde même les transparents, nos profs nous appelent par nos prénoms, tout se sait, rien ne se perd, tout se transforme. Les couloirs sont rares, les lieux communs nombreux, les bruits courent vite, se dispersent telle une traînée de poudre. On a toujours la rumeur du lundi, le nouveau couple, la prof enceinte, et puis ça tombe sur ta pomme, tu n'as rien demandé à personne et tu te retrouves le centre de l'interêt, une fois ça passe, tu rigoles bien, tu connais la source, le mode de "contamination", tu démens, la seconde fois ça coince.
On était vendredi aprés-midi, 15 personnes me tombent dessus, "y paraît que t'as serré hier soir?", ma vie sexuelle ne regarde que moi mais elle intéresse tout le monde, on m"aurait vu", sauf que jeudi je dormais paisiblement, seule, "mercredi soir, alors ?", toujours pas, suivent alors 40 minutes d'intérrogatoire acharné pour me faire cracher le morceau, "qui c'est alors?", le problème reste que l'heureux élu, le futur est aussi dans la fac, 2 fois plus de probabilié d'être démasqués, on me targue que garder un secret ici n'est pas possible, pourtant un vrai couple a réussi à survivre pendant 2 ans, se succédent les "pourquoi tu veux pas le dire? , y a pas de honte, c'est la vie!", sauf que rien n'est fait et à cette allure ce sera bientôt mort, on passe en revue les célibataires, vivement que je trouve de quoi m'occuper, rien à faire, vivement lundi qu'une autre prenne ma place ...
14:31 Publié dans We are all made of stars | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Société, rumeur
23.06.2007
I'll be yours

Hier était organisée une journée nationale de réfléxion sur la greffe et le don d'organes. Ma décision était déjà prise depuis de nombreuses années, j'ai toujours voulu laisser une trace positive sur cette planéte et contribuer au soin et à l'amélioration de la santé d'autrui a toujours été une priorité, surtout en tant que personnel soignant.
En premier lieu, de nombreuses campagnes d'information ont été diffusées sur des radios jeunes ou de grande influence pour sensibliser un large public à la situation actuelle, donnant les bases suffisantes pour en parler autour de soi, faire comprendre son choix, son refus, l'expliquer à ses proches.
Pour ma part, je souhaite tout donner sauf mes yeux, de toute façon je serais incinérée donc je ne suis pas à 100 g prés de cendres.
La décision est toujours délicate à prendre pour la famille suite au décés, malheureusement elle doit être prise très rapidement pour que le greffon soit exploitable. De nombreux films retracent ce moment douloureux, à savoir pour les plus marquants, Tout sur ma mère d'Almodovar (dont la mère elle-même travaille dans un centre de don d'organes), et 21 grammes d'Inarritu.
Bien entendu, le don est gratuit et anonyme, l'objet d'aucune rémunération ni trafic.
Pour vous renseigner, il existe de nombreux sites sur le sujet; dont le don, la greffe et moi et l'agence de la biomédecine sur lesquels vous pouvez télécharger votre carte de donneur pour signifier votre choix.
Même en étant mort, on peut continuer à aider les autres.
En attendant profitez-en pour aller donner votre sang ou vos plaquettes, c'est un bon début.
12:18 Publié dans We are all made of stars | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Société, actualité, don d'organes, greffe, agence de la biomedecine
13.10.2006
Blue turning gray

Enfin un buzz interessant autour d'un film qui a vraiment de l'interêt. Des prospectus hantent les cinémas depuis près de 2 semaines et maintenant le film est sorti en salles donc c'est le moment de se presser et d'aller le voir.
Comme le jour d'après, une vérité qui dérange est chaudement recommandé par l'ADEME et on vous invite également à participer à votre défi pour la terre.
Alors pourquoi aller voir ce film ? Tout d'abord, c'est un documentaire et d'après les extraits et échos que j'ai eu les informations sont exactes. Je vois bien que la plupart des français et de la planète se fichent pas mal du rechauffement climatique mais on en subit tout de même les conséquences (et les cyclones et ouragans tropiquaux sont pas près de s'arrêter).
Personne ne choisit de vivre dans une déchetterie (c'est pas tendance) donc ce n'est pas une raison de polluer l'espace commun , la Terre ne nous appartient pas, nous en sommes justes des locataires. Il est évident que beaucoup se doutent de l'impact de l'écologie sur leur environnement mais si la bêtise est humaine on peut toujours se documenter et faire des recherches. A mon avis c'est surtout l'envie qui manque...
Donc parce qu'on a tous envie que nos enfants vivent dans un monde acceptable et qu'on a pas la droit d'infilger aux autres ce que l'on a pas envie de subir, on peut encore agir mais il faut faire vite.
L'argent n'achète pas tout ...
09:40 Publié dans We are all made of stars | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Société, environnement, défi pour la terre, Al Gore
30.09.2006
Little boxes
On vit dans une société beaucoup plus fermée d'esprit qu'on ne l'imagine. Je m'en suis rendue compte lundi en allant à la fac, vêtue de mon pantacourt rose corail, j'observais le défilement dans la rue et dans mon bus, de jeans et de tissus gris, bleus, noirs. Peu de personnes osent la couleur, même si on est pas encore en hiver, préférant se cacher derrière des teintes classiques et passe-partout. On aurait pû croire que la mode donnerait de la personnalité à certains, mais maintenant qu'il est facile de la reproduire quotidiennement, beaucoup s'enferment dans ce qui n'est plus qu'un "modèle" qui absorbe toute originalité.
Nous avons encore des esprits très conservateurs, la valeur de la famille est la plus représentative. En effet beaucoup considérent encore que le mariage et les enfants constituent un signe de réussite social (au même titre que le travail). C'est ici que les célibataires sont à partir d'un certain stade perçus comme marginaux (pas seulement de nos grands-mères et mères ). Pourtant avec le mouvement de libération de la femme, on aurait pû penser que son éloignement de sa fonction reproductrice serait révolutionnaire et en pousserait d'autres à se libérer de ce carcan. Il n'en n'est rien. Nous sommes encore très conformiste et attachés aux normes ( la norme étant définie par la moyenne des valeurs les plus fréquentes).
La revendication des homosexuels à leur droit au mariage et à l'adoption n'est pas étranger à la façon dont ils ont étés perçus pendant des décennies. Considérés comme déviants et marginaux, ils se ralient au point commun des personnes "normales" de France;le mariage et la famille.









