04.01.2009

The wall

 

 

http://bigmouthstrikesagain.hautetfort.com/images/where_is_my_mind/postdamerplatz.jpgPasser à Berlin sans voir les restes de la guerre froide, ce serait comme passer à New York sans voir la statue de la liberté, ou Athènes sans son Parthénon. C'est pourquoi la soeur et moi avions focalisé nos 3 jours sur ce point.

Très vite on se rend compte que les plus beaux sites se trouvent à Berlin Est, dont cette place dont j'ai déjà parlé, la Potsdamer Platz, ancien no-man's land coincée entre le mur intérieur côté Est et le mur extérieur. Beaucoup de No-man's land ont été reconvertis en jardins ou espaces verts, celui-ci a été réamenagé en quartier d'affaire florissant dans les années 90. Aujourd'hui c'est magnifique de jour comme de nuit, neuf et moderne tout en gardant cette part historique avec des morceaux restants du mur reconvertis en musée extérieur.

 

 


http://bigmouthstrikesagain.hautetfort.com/images/where_is_my_mind/ampelman.jpg Comme il fallait choisir les musées, on a commencé par celui de la DDR (ou RDA) retraçant la vie sous l'ére soviétique. Le tout normalisé, les Trabant, les jeans qui grattent ... Musée trés instructif où l'on peut tout toucher pour mieux se rendre compte. On n'évoque à peine la Stasi pour se consacrer plus à la vie quotidienne, aux logements, à l'éducation, à ce système qui valorisait le mérite et le travail.

Figure mythique de l'époque, j'ai immortalisé l'Ampelman (homme de l'ampoule) qui figurait sur les feux de signalisation. On en rencontre quelque uns encore en circulation dans Berlin Est (surtout vers la Potsdamer Platz et entre l'Alexander Platz et la porte de Brandenbourg).

 

 

 


http://bigmouthstrikesagain.hautetfort.com/images/where_is_my_mind/eastsidegallery1.jpg On a terminé notre journée musées par la maison du Checkpoint Charlie, musée créé sous le mur à quelques métres du fameux point de contrôle à l'Ouest. Il faisait presque nuit quand nous sommes arrivées (là-bas à 16h le soleil tombe déjà). Des touristes se faisaient photographier devant l'ancien check-point (réhabilité après la chute du mur pour le souvenir, avec quelques sacs de sable devant et un faux garde soviétique). 2 immenses panneaux de circulation nous indiquent dans un sens que l'on quitte le territoire étasuniens et dans l'autre qu'on y rentre. Puis il y a ces portaits, un garde soviétique qui regarde en direction de l'Ouest et un garde étasuiens qui regarde vers l'Est. Au milieu coule une rivière. Au milieu, un arbre de Noël décorés de drapeaux du monde entier symbolisant la paix et l'espoir.


La visite du musée est enrichissante, on y apprend des événements qu'on avait oublié en classe d'histoire, cette journée du 17 juin 1953 où le peuple allemand s'est rebellé, peuple uni contre les pouvoirs et la partition, puis bien-sûr le 13 août 1961 où les habitants de Berlin découvrent qu'un mur a été érigé, les exodes qui ont suivis, les familles séparées, les amants séparés. On découvre les moyens d'évasion (car il s'agissait bien d'une prison), les plus inventifs et dangereux, les tunnels 27, 28, 57, les canoés, les valises pour cacher sa copine, les voitures aménagées. On finit la larme à l'oeil en pensant à tous les enfants tués (morts noyés dans la Spree parce qu'ils y étaient tombés et que dans certaines zones le fleuve était entiérement à l'est et les gardes avaient ordre de tirer) ou à cet adolescent agonisant devant le mur intérieur après avoir réussi son saut, se vidant de son sang sous l'oeil des gardes. On a presque envie de se tirer une balle tellement ça en devient déprimant toutes ses morts pour la liberté, juste à temps pour compter les morts du régime soviétique (piéce sans fin où sont énoncées toutes les principales dates des différents pays de l'ex bloc). Heureusement le jour vient de la chute du mur, le 9 novembre 1989, on est soulagés.


Maintenant on peut comprendre pourquoi les berlinois sont si fiers de se montrer devant leur porte, symbôle de la réunification.

 

http://bigmouthstrikesagain.hautetfort.com/images/where_is_my_mind/eastsidegallery2.jpg Le lendemain, après un brunch (c'est le 1er janvier, bonne année !), on se rend à l'East Side Gallery, fresque contemporaine peinte sur les restants du mur au bord de la Spree par des artistes internationaux. Mon préféré reste ces 2 colombes, oiseaux de paix qui redressent ensemble le symbôle de l'unité allemande, leur porte. Comme le musée est en plein air, tout est sur-tagé et c'est dommage, cela continue sur plusieurs kilométres, à voir en été par beau temps (sinon on gèle).

 

 

 

 

Sinon à Berlin, j'ai adoré le Sony Center, sur la Potsdamer Platz, un rassemblement de buidings avec au centre plein de restaurants et bar aux environs, avec une coupole qui ferme le lieu aux intempéries mais pas de portes, en faisant un lieu quasi-ouvert, propice à un micro marché de Noël (un vrai) avec des mignonnes baraques à saucisses ou Glühwein (Vin chaud ?).

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http://bigmouthstrikesagain.hautetfort.com/images/where_is_my_mind/friedrichstrasse.jpg J'ai beaucoup aimé l'avenue Unter Der Linden, ancien Champs Elysées de Berlin Est, bien éclairée par cette saison, qui conduit jusqu'à la porte. Et une rue perpendiculaire qui mène à la gare, la Friedrichstrasse, artére trés vive, très commercante bien plus belle que la Kudamm (Champs Elysée de Berlin Ouest) très large mais sans véritable charme mise à part les vitrines en solde.

Proche du musée de la DDR et de l'île aux musées, leur cathédrale est magnifique (mais fermée les jours feriés), au bord de la Spree et proche de l'Alexander Platz.

A Berlin Ouest, la seule chose que j'ai véritablement apprécié était le quartier du Zoo (où est l'ami Knut, l'ours) et l'église du souvenir, à moitié détruite par les bombardements, avec 2 tours l'encadrant reconstituant ses ailes perdues, les tours sont très bleues (millards de mosaïques), détonnant à côté de la ruine mais de nuit le contraste choque moins avec les néons du marché de Noël (châlets à chaque place importante durant les fêtes histoire de ravitailler suffisament l'allemand en balade en bière et en saucisses).

 

 

Je n'ai pas aimé, le froid glacial et surtout l'attente interminable (dans ce même froid) pour le dôme du Reichstag ( 1h de queue tout ça pour une vue panoramique sur Berlin, dôme couvert mais ouvert donc pas de possibilité de réchauffer les mains et les doigts de pied engourdis malgré les chaussures de marche).

Je n'ai pas aimé attendre comme un allemand aux feux rouges, en France c'est la jungle on traverse n'importe où, là on klaxonne si on te surprend, personne ne traverse à l'africaine (en dehors des clous) sauf le 31 (c'est la fête !!!), on repère vite les touristes comme ça.

Sinon j'ai pas aimé revenir, je veux pas travailler lundi !

02.01.2009

Berlin

Comme on dit en Allemagne, bonne glissade en 2009. Meilleurs voeux de bonheur, santé, réussite et amour pour la nouvelle année!

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Pour commencer l'année 2009 d'une bonne façon, Berlin avait installé en plus de ses châlets une piste de luge sur la Postdamer Platz. Je m'y suis tentée le soir du réveillon vers 2h en tenue de soirée. Frissons garantis mais merveilleuse façon d'entamer janvier après un petit thé (pour se réchauffer et changer des cocktails). Je n'ai jamais été dans les rues françaises un soir de 31 décembre, mais j'ai bien aimé observer les habitudes berlinoises; les groupes convergant vers les places majeures chaudement habillés, les feux d'artifices que chacun allumait dans son coin pour éclairer la nuit, tout ça dans une ambiance très gaie et chaleureuse.

Nous n'avons pas fini 2008 au pied de la porte de Brandenburg, temps trop froid, pas de motivation pour être au milieu d'hordes de gens alcoolisés, mais à la Postdamer Platz, là où d'ailleurs même à 2h du matin des gens venaient voir les morceaux restants du mur.

Mon souvenir le plus marquant de cette soirée sera l'accolade avec un berlinois, content de voir des françaises s'intéresser à sa ville; fier de nous voir sur cette place au combien marquante pour la ville (zone de no man's land dans berlin est pendant le mur), content de nous voir palper de si-près l'importance de la réunification et de l'espoir retrouvé après la chute du mur.

Une bien belle manière d'entrer en 2009.


28.11.2008

Ulysses

C'est le genre d'émission qui te fait saliver, qui te donne des rêves de voyage et d'évasion. Généralement tu es dans ta voiture ou dans ton studio, et tu te déplaces avec les reporters dans leurs escapades. Il y a des sessions moins intéressantes que d'autres, tu en gardes certaines en tête, comme ce dimanche où on te parlait de trek dans le Sahara, depuis tu t'imagines marcher au rythme d'une chamelière.

Dimanche dernier, cela faisait longtemps que j'avais négligé Au détour du monde. Je n'ai pas été déçue. Partenaire du magazine de voyage Ulysse (parce que heureux qui comme Ulysse a fait un long voyage), consacré pour leurs 20 ans aux 20 voyages d'exception. De quoi rêver.

 

© F.Delbart / IPEV

J'ai passé ma journée du lundi à rêvasser aux îles Kerguelen, au cargo Marion Dufresne effectuant des rotations entre la Réunion et les Terres Australes et Arctique Française (Territoires d'Outre Mer). Le récit du journaliste m'a donné vraiment envie de naviguer comme les coureurs du Vendée Globe dans les quarantièmes rugissants (encadrés par les 30 ème tempêtants et les 50 èmes hurlants) , zone entre le 40 ème et 50 ème paralléle où les vagues sont scélérates, au milieu d'une mer abrupte se dressent des vagues monstrueuses. En gros, grosse mer, gros vent, tempête quoi! pas un temps de croisière, de bronzage sur le pont mais l'heure de prendre son anti-vomitif et se cacher dans sa cabine. Mais ils sont nombreux à vouloir affronter ces 40èmes, 6000 euros le voyage à bord du Marion Dufresne pour les téméraires qui veulent se mesurer à une mer démontée.

Affronter les éléments et se poser aux îles Kerguelen, où les mouches n'ont pas d'ailes (ça ne sert à rien), et où il faut se garer face au vent pour éviter d'arracher se portières, ça ferait une bonne idée de cadeau de Noël si j'étais fortunée. N'est-ce pas !

 En attendant, je parcours les mers en compagnie de Samantha Davies et son voilier Roxy, pour le Vendée Globe. Le voilier le plus girly de la flotte avec un spi de loin le plus original.

16.08.2008

Sunrise, sunset

 

 

                                               

 

 

A priori les clichés de paysages favoris restent les couchers de soleil. Je me rappelle de la frénésie de la petite ville de Oia sur l'île de Santorin vers les 19 h, des rues bondées de touristes armés de leur appareil photo ou de leurs portables se pressant pour gagner un point de vue en hauteur, escaladant les murets, voire grimpant sur les toîts plats des maisons blanchies à la chaux. Tout ça pour un spectacle d'une dizaine de minutes.

Finalement le soleil se lève et se couche tout les jours dans toutes les contrées (ou presque), pourquoi ce moment reste-t'il si particulier, tant prisé par les photographes ? Pour la lumière, ces couleurs magnifiques, un camaieu de rose et d'orange, qui rend l'instant si romantique, surtout face à la mer, où l'image se reflète obtenant une symétrie quasi parfaite. Là où quelques minutes plus tôt, le paysage pouvait n'avoir rien de spectaculaire, il se retrouve doté d'une grande beauté pour finir ensuite plongé dans le noir quasi complet en l'absence d'écalairages parasites.

 

Mais il y a une séquence encore plus belle qu'un coucher de soleil, son lever. Réservé aux couche-très tard ou aux gens très du matin, observer un lever est très rare. J'en ai vu des lendemains de finale de coupe du monde reprenant la route à l'aube, éclairant la nationale, j'ai loupé le lever sur le terminal 3 il y a 2 semaines (j'étais alors au comptoir d'enregistrement). Pour rien au monde, je n'aurais raté le lever de mon dernier jour en mer en Croatie.

On était arrivés tard au port la veille, amarrés à la place du ferry de 6h qui comme son nom l'indique reviendrait à 6h le lendemain, nous obligeant à partir en mer plus tôt. Au coucher, le chef de bord avec qui je partageais le carré me dira " à toute à l'heure". On se réveillera tous plus tôt que l'heure prévue, énervant le capitaine, larguant les amarres dès 5h30 face au soleil levant. Quittant le port, on s'arrêtera en pleine mer pour déjeuner, l'équipage tombera ensuite de sommeil, nous obligeant à utiliser pour la 1ére fois le pilote automatique.

Sans le savoir, le jour le plus long venait de commencer. On mitraillera en tout cas ce ciel orange-grenadine comme le bien nommé tequila sunrise.

 

10.08.2008

In the navy

J'avoue que le motif initial de ma croisiére en Croatie portait sur le soleil et la mer, l'occasion de renouer avec le calme du large, des bains de soleil sur le pont. D'où mon anxiété croissante au premier jour vis à vis de la navigation, dans quelle galére m'étais-je embarquée ? J'avais bouquiné le nouveau cours de navigation des Glénans et je me suis rendue compte que la voile c'est pas de la rigolade, j'avais peur de ne pas être à la hauteur. Finalement je me suis montrée studieuse, comme les autres. On a demandé à notre chef de bord de nous montrer les noeuds de base, on s'est appliqué à s'exercer, le moindre moment était dévolu à l'entrainement, jusqu'à en faire les yeux fermés. Le moindre boot ou aussière ou écoute qui trainait ne restait jamais lové bien longtemps.

Mon préféré, le noeud de chaise :

 

En plus un moyen mémotechnique pour retenir 1 boucle avec le grand bout, le serpent (petit bout) sort de la boucle, fait le tour du puits (grand bout) et retourne dans le trou.

Un facile, le noeud de huit qu'on retrouve sur toutes les écoutes (sauf celui des spee mais on en avait pas).

Je suis d'accord il faut serrer plus !

Bien utile le 1 tour mort, 2 demi clés pour accrocher tout ce qui traîne: les bouteilles d'eau, les briquets. Le tour mort c'est pour les frottements.

1 tour mort puis 2 noeuds dans le même sens, on tire bien sur le boot perpendiculairement pour obtenir un magnifique noeud.

Le plus important pour le port, le noeud de pare battage (noeud de Cabestan), indispensable pour pendre les pare batt' et dormir tranquillement sans s'entrechoquer avec le voilier voisin.

 

 Bon on est d'accord, il en existe plein d'autres, mais nous étions des débutants ! J'ai oublié de photographier le noeud de taquet mais en même temps j'ai jamais réussi à retenir comment on le faisait !

 

 

 

08.08.2008

Como te Llama ?

J'ai renoué avec l'UCPA. Je suis partie la semaine derniére pour 7 jours de voile en Croatie. La veille et au petit matin, la même anxiété que si ça avait été la premiére fois. Réveil plus qu'à l'aube, le départ est à 7h, donc le rendez-vous 2h plus tôt, donc lever 3h et des bananes. Autant dire qu'on a dormi dans l'avion et avant d'arriver à Zadar à notre marina. Une grosse peur à l'embarquement, je n'avais repéré aucun de mes compéres, d'habitude je me fie aux chaussures ou sacs de rando, je n'ai pas pensé à regarder les chaussures de voiles qui auraient pû m'indiquer mon chef de bord. Finalement je retrouve le chef de bord avant de sauter dans l'avion, pas du tout l'image que je faisais du mono, plutôt un vieux loup de mer (gage d'expérience). Je découvrirais le reste de l'équipage à l'arrivée à Split, les mecs sont des trentenaires, les filles moins agées plus dynanmiques.

La voile pour moi était une grande découverte, j'ignorais tout de la grande voile au foc, l'appréhension d'un stage trop technique est vite dissipée, le chef de bord est très pédagogue, on apprendra beaucoup. Au programme, le Nord de la côte Dalmate, avec un petit vent, parfois pas, des mouillages sympas, des arrêts dans les ports pour l'avitaillement, une vie sur un monocoque de 36 pieds, un beau bavaria bien équipé. L'équipage était trés hétérogéne, en terme d'âges, beaucoup de filles qui meneront à la baguette la vie à bord, devenant 5 méres pour les 2 seuls hommes , le capitaine reste le capitaine, mais son ingérance s'arrêtait dans la gestion de la cuisine et de la caisse de bord.

De la Croatie, je ne retiens pas le nom des villes, mais la sécheresse de la côte, semblable à celle de la Crète, des îlots parsemés, du parc national des Kornati à Dugi Otok, une navigation calme et paisible, sur une Adriatique mer d'huile.

 

Comme si de rien n'était, on reprend les mêmes habitudes, les présentations, nom, âge, profession, ancien stages à l'ucpa, pourquoi on est là ...

La semaine sera passée vite mais le retour à la marina se fera comme si on avait navigué milles mers. J'ai encore un mélange de mal de terre et d'engourdissement dû à une nuit trop courte (inexistante), ce soir je dormirais dans un vrai lit après 7 nuits sur la banquette d'un carré à côté d'un gros ronfleur. Une chose est sûre, ce ne sera pas le dernier (pas le ronfleur, le stage).

Il paraît que c'est sur un bateau que les hommes trouvent leur vraie valeur, moi j'ai découvert l'organisation d'une maison flottante, le carré toujours propre, la vaiselle toujours lavée et rangée, on apprend à gérer le manque d'espace, à économiser l'eau, l'éléctricité ... que de bonnes habitudes à garder pour la vie citadine.

Ca me manque déjà. Le bruit de la mer, le roulis au réveil, le gîte, les toilettes à pomper ...

 

 

 

 

24.02.2008

Men needs, women needs, whatever

C'est un phénoméne inhérent des vacances encadrées, au soleil ou à la neige, il a fait toute la réputation de l'UCPA, c'est le syndrome du mono.

Le moniteur est généralement un mâle, bien musclé, qui s'expose volontiers torse nu (voire en slip bleu), il est bronzé (il a passé toute la saison au soleil). Il est préféré au stagiaire normal dans les centres pour des raisons techniques, le mono a sa propre chambre alors que l'homme lambda l'a partage. Il a cet avantage suprême, il maîtrise son sport, parce qu'en vacances on s'en fout un peu que tu sois un agrégé de lettres modernes, tout la séduction tient dans ce pouvoir.

Bien sûr tout le monde a sa chance, mais le mono monopolise les regards au moins les premiers jours, ces derniers en profitent d'ailleurs pour multiplier les conquêtes. D'après un témoignage pertinent, ils racontent d'ailleurs regarder amusés les arrivées chaque semaine pour évaluer la séléction. Déguelasse? Non quand chacun y trouve son compte.

J'en profite pour raconter une anecdocte. Un caïque (on est en Turquie), 12 personnes plus l'équipage et les 2 accompagnateurs. Au départ, il n'y avait qu'un couple marié, au bout de 4 jours, l'embarcation avait viré au love boat, 2 filles avec 2 locaux, 2 français ensemble, 1 alsacien qui essayait de convaincre 1 parisienne, 1 qu'est resté seul (pour les statistiques), le guide qui après avoir tout essayé (dont le "fermez bien vos portes les filles, c'est aphrodisiaque"), et une dernière qui avait le choix entre un mousse mineur et le capitaine (ce qui lui valut d'ailleurs d'apprendre à conduire un bateau à moteur), qui après avoir décliné toutes propositions, s'est vu proposé un "met local" en arrivant en ville, elle en rigole encore.

Tout ça en réaction à une émission récente et le constat de ce rapport Nord-Sud en vacances, où les femmes en profitent loin des contraintes sociales pour avoir du sexe facile sans engagement avec des locaux pour l'exotisme. Voilà pourquoi dans certains pays, la touriste est souvent considérée comme un salope.

 Update : j'ai retrouvé les perles du forum ucpa.

"pour avoir travailler a l ucpa c'est pas un coup par an
mais un coup par arrivage..."

"Ouais... le process est tellement flagrant :
Sélection à l'arrivage, 1 jour de jugement, 1 jour d'approche subtile, attaque le 3ème jour, si ça marche c'est dans la poche pour le reste du séjour. Si ça ne marche pas, y a encore un peut de temps pour se rabattre sur un plan B plus malléable... CLIC CLAC l'affaire est dans le sac !

Ca se voit comme le nez au milieu de la figure..."

 

11.02.2008

I ain't lonely, but I ain't that lonely yet

:Ecouter_le_podcast_de_la_dernière_émission_AudétourduMonde_Sur_France_Inter
 
Il y a des émissions le week-end qui valent le coup d'être écoutées, dont celle ci sur France inter (What else?), tous les dimanches à 16h, on retrouve au Détour du monde, 1 h de voyage autour d'un théme et cette semaine c'était les vacances des solos, autrement dit des célibataires, entre tour du monde tout seul et méga speed dating organisé par Meetic à Avoriaz, on a le droit à un panorama large de la situation. Sans oublier l'hommage qu'il se doit à Un Coup Par An (UCPA), dont un ancien moniteur se plaint des requêtes exagérées des clientes, bah tiens. Le mythe du mono, une longue histoire. Et spéciale dédicace à la soeur, ils parlent aussi des cuisiniers...

08.02.2008

The story of the impossible

On a toujours un film ou deux par année qui nous marque tellement qu'on a envie de lire le livre originel dont est tiré le scénario, j'avais failli acheter Annie Proulx post Brokeback mountain, ai lu et relu Virgin suicides de Jeffrey Eugenides, la fin d'une liaison de Graham Greene ... Parfois c'est juste pour continuer l'histoire, voir les détails manquants, essayer de faire revivre les personnages. Mais c'est aussi pour en savoir plus, comme cela m'est arrivée après Into the wild. Vous me direz que c'est un film à oscar, tout est trop beau, on est éblouis puis émus, reste que je voulais savoir. 
Habituellement, je me mets toujours à la place du personnage principal, mais là je n'ai pas réussi, je suis restée coincée dans le rôle de  la petite amie de Chris (rôle fictif vu qu'il n'en avait pas dans le film), d'où cette impression de femme de marin qui voit son mari attaché à une passion dévorante et plus forte encore. Bref, vous avez compris, je suis folle.
Reste que l'option qu'offrait Jon Krakauer me permettait d'élargir mon horizon et d'obtenir sa version à lui et pas au Sean Penn.
Nota bene: si vous n'avez pas vu le film, que vous ne voulez pas savoir la fin, ne continuez pas plus loin. 
L'image « http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/3/3b/Chris_McCandless.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.
Sorti en 1994, Into the wild transcrit l'enquête personnelle de l'auteur Jon Krakauer. Initialement appelé à écrire un article pour le magazine Outside en janvier 1993 qui avait suscité beaucoup de réactions, il a passé un an à réunir les éléments en accord avec la famille. Il répond aux questions que l'on peut se poser en voyant le film.
1) Qu'est ce que fabrique un bus en pleine nature ?
Bus magique ? Pas tant que ça, à l'origine une entreprise de la ville toute proche d'Healy avait entrepris la construction d'une route, 3 bus furent emmenés dans la nature pour servir d'habitation aux ouvriers. Le projet abandonné quelques années plus tard, 2 bus sont rammenés en ville, le 3 éme reste sur place pour établir un refuge pour les chasseurs et les marcheurs. C'est le bus 142 du Fairbanks City Transit System.

2) Comment fait-on pour reconnaître un corps décomposé en absence d'identification ?
Une fois que le corps de Chris Mc Candlesss est découvert par des chasseurs d'élan (le 6 sept 1992, 6 personnes en simultané se retrouvent au Magic Bus), les forces locales sont prévenues, rapatriement en hélicoptére ... Le 10 sept, en feuilletant la presse locale, la derniére personne à avoir vu le voyageur vivant reconnaît la description et oreinte les recherches vers le Dakota du Sud. Le Neew York times s'empare de l'histoire qui est ensuite diffusé sur les ondes, Wayne Westerberg (le gars du silot à grain) est mis au courant et contacte l'Alaska pour donner le numéro de sécurité sociale qui permet une identification légale. La famille est alors prévenue, reconnaît Chris sur les derniers photos retrouvées dans son appareil.
3) But du voyage ?
La quête de l'idéal, de l'ultime liberté. Tradition états unienne d'aller dans les grands espaces pour panser ses plaies, se convertir ou se reposer. Pour Chris c'est surtout son incapacité à tenir en place, son besoin de bouger, de changer d'horizon, d'experimenter de nouvelles choses et de se dépasser.
Leo Tolstoy disait à ce propos: "Je voulais du mouvement et non un cours calme de mon existence. Je voulais de l'excitation et du danger et la possibilté de me sacrifier pour cet amour. Je me trouvais avec une superabondance d'e,ergie qui ne trouvait aucune échappatoire possible dans notre vie tranquille ". 
Pour Chris, c'est aussi une volonté de s'émanciper du monde d'abstractio, de sécurité et de matérialisme, de s'extraire de la civilisation et de l'emprise de ses parents.
Plutôt que l'amour, l'argent, ou la gloire, donne moi la vérité.
4) Désir suicidaire ?
Début juillet (il est arrivé en pleine nature le 28 avril 1992), il décide qu'il est temps de retrouner à la civilisation, prêt à pardonner les imperfections de ses parents. Mais il est bloqué en chemin par la riviére Teklanika (qui avec la fonte des glaces du printemps avait augmenté de volume et de puissance). Il décide de renoncer à la traversée à la nage ou par une construction de fortune, il avoue que cela aurait été suicidaire vu ses faibles qualité de nageur. " Désastre, il a plu, le riviére semble impossible, seul, effrayé".
5) Cause de la mort ?
Ce n'est pas une confusion entre la patate sauvage et les pois sauvage (il en a mangé pendant 3 semaines avant de tomber malade). Il semblerait qu'aprés colonisation par les moisissures, un alcaloïde ( swaisonine) toxique se développerait. Ses effets sont insidieux et indirects, par inhibition de l'enzyme essentiel pour le métabolisme glycoprotéique, il empêche le stockage de l'énergie et son utilisation, d'où la mort par épuisement des forces.
Une chose est sûre, si une telle personne me fascine alors que je ne l'ai jamais rencontrée, on peut imaginer son imapct sur les personnes qui ont croisé son chemin. L'admiration du grand voyageur moderne me rappelle les épopées des grands explorateurs, les heures passées devant le globe ou dans les cartes de géo, j'avoue un tropisme pour le caractére mystérieux , intouchable et inaccessible de l'aventurier qui nous file entre les doigts pour joindre son idéal et réaliser son rêve.

15.01.2008

Walk to the wild side

Il y a ces films que nous sommes instinctivement amenés à voir, attirée comme un aimant je me suis précipitée pour Into the wild, la dernière merveille de Sean Penn.

Au programme, une plongée en pleine nature, dans les grands espaces états-uniens. Une histoire vraie d'un jeune qui voulait VIVRE, Christopher McCandless qui après son diplôme décide de réaliser son rêve, un seul mot en bouche, une seule chose en tête; l'Alaska.

Un périple en 2 parties, la préparation de 2 années, où il sillonne les Etats Unis, récolte des fonds pour avancer et atteindre le Nord puis le but final.

Le voyageur se surnomme lui-même Alexander Supertramp, supervoyageur et nous fait vivre une véritable aventure au gré de ses rencontres aussi diverses que variées. Sa conception du voyage est très extrémiste, plus d'argent, plus de voiture, seul moyen de locomotion ses pieds (qui lui valent le qualificatif de leather tramp en comparaison avec les caoutchoucs ou rubber tramp qui voyagent par voie moteur). Il est jeune, il est fou, il descend le Colorado en kayak jusqu'au Mexique, prend le train en clandestin...

Mais ce qui choque le plus est son désir de fuite, de s'extraire de la société, de la civilisation. C'est appeuré qu'il quitte Los Angeles, trop bruyante, grouillante pour répondre à sa conception de la vie. Il veut s'éloigner de sa famille, ne donne pas de nouvelles, se lie d'amitié pour d'autres voyageurs mais ne s'attache pas. Beaucoup d'égoïsme donc (préfére la solitude aux échanges), obnubilé par son Alaska, il n'hésite pas à dire que la vie et la joie ne se retrouvent pas dans les rapports humains mais dans ce que la nature nous offre et dans la possibilité de faire de grandes expériences. Tout ce qu'il recherche est cette isolation , ce contact pur et réel avec la nature.

Il nous fait peur, comme un marin attiré par l'océan, on sait qu'on ne peut pas le retenir, il dit lui-même en arrivant à Fairbanks qu'il ne pense pas repartir avant longtemps. La fuite, d'un homme qui pense ne pas être assez aimé et préfére marcher dans les grands espaces pour se retrouver.

La phrase finale est magnifique, jamais de renoncement, de regrets malgré la fatigue, la faim, "et si j'étais souriant courant dans vos bras ? est ce que vous verriez ce que je vois alors ?".

Un film qui rappelle cette part que posséde chaque voyageur, cette volonté de s'extraire de la réalité et de s'évader, de parcourir le monde pour avoir l'impression de la maîtriser. Envie de craquer, de prendre des skis de fonds et parcourir la Russie. Partir mais savoir revenir pour ne pas être pris au piége de l'euphorie et ne plus savoir se sevrer.

N'oublions pas que le bonheur n'est réel que quand il est partagé.

 

update: pour noter l'impact émotionnel d'un tel film, il n'y avait qu'à regarder la salle, personne qui ne s'est levé avant la fin du générique le temps de resdescendre sur terre.

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