21.06.2008

Trash

Concentré du meilleur de la semaine :
 
Lundi ou comment te faire craquer: une collégue, avec les yeux du chat de Shrek, alternant ses regards entre la boîte à donut du goûter et moi, " on en partage une moitié ?". Je ne dis jamais non à une aventure culinaire, en plus les bons donuts ne courent pas les rues, mes fesses s'en souviendront, ce jour-là, j'ai arrêté mon régime. 
 
 
 Mardi, la consécration, ma patiente qui me dit après la pose de sa prothése, "on ne voit pas la différence, vous avez bien travaillé ". Ca fait toujours chaud au coeur. Le soir, le sort sera différent, on s'était juste promis de finir le dessert avant la fin du match pour éviter que le tiramisu ne finisse à la fenêtre, on a eu de la chance, on a mangé vite.
 
Mercredi ou le jour des enfants, ma petite de 5 ans commence à m'énerver alors qu'une stagiaire m'observe, elle veut voir sa mère, moi inhumaine, lui réponds que " ta maman tu la verras quand j'aurais soigné ta dent, je quitte à 19h, tout le monde aura déserté les lieux, elle partira manger avec ta soeur et ton frére, tant pis pour toi", elle a ouvert illico la bouche. Elle ajouteras "j'aime pas le dentiste" et moi " moi non plus mais il faut bien que je mange". J'ai honte.
C'est toujours mieux que la semaine d'avant quand ma binôme lui avait retorqué " tu peux pleurer, on a l'habitude, tout le monde s'en fiches, en plus ta mére ne t'entend pas". Tu m'étonnes qu'on passe pour tes tortionnaires après cela.
Un peu plus tard, le père d'un patient me demande si je rigole toujours comme ça quand je parle, j'évite de lui répondre que je préféres ça à pleurer, que je suis crevée, que son gosse a cassé son appareil et que c'était bien la dernière chose que j'avais envie de refaire. 
 
Jeudi ou le soulagement, le gars qui m'avait foutu un rateau disparaît enfin des affiches publicitaires placardées dans les arrêts de bus. Remplacé par une montre, bien fait pour ta g...... 
 
Vendredi ou la vraie journée de merde, réveillée à 7h30 par une patiente annulant son rendez-vous, suivi quelques minutes plus tard par une amie, un vrai roc en pleurs après son accident de la route. Là je relativise l'absolue merdicité de mon existence. 

06.06.2008

The kids aren't alright

Il y a des petites victoires qui font plus plaisir que d'autres. Une fois dépassé le stade du "je veux me faire un maximum d'argent", on comprend vite que le principal attrait du boulot d'un dentiste c'est d'être compétent, perfectionniste et aimable. Après une diffusion le week-end dernier d'un navet de série Z (entendez un film d'horreur vieux et underground, avec des dialogues dignes des films pornos), le fameux "Le Dentiste" qui stigmatise cette obsession de la carie dentaire chez un praticien cocufié par sa femme avec le nettoyeur de la piscine, la patientéle va prendre cher, la seule patiente qui aura un salut a tout compris "je vous jure que je me brosserais les dents 3 fois par jour, je ne mangerais pas de sucreries ". Même si ce film est très méconnu (à juste titre), on trouve bien des vérités sur la peur du dentiste, un mal nécessaire ?

Bref, revenons à la patience qui devrait tous nous caractériser nous qui faisons trembler les enfants le mercredi. La premiére fois qu'on soigne un enfant, on ne pense qu'à une chose ne pas le traumatiser (si les parents n'ont pas déjà fait ce travail, les c******), ne pas faire mal, s'arrêter quand l'enfant bouge, crie. Après on change vite de technique, on ne transige pas, le petit veut toujours négocier, refuse l'anesthésie et le soin, se roule en boule, pleure. Au début, on a peur, on appelle à l'aide le prof. Au final, on devient intransigeante, au premier faux mouvement, on prévient l'enfant, "tu as le chois, soit ça se passe bien, soit ça se passe mal, dans tous les cas je ferais ce que j'ai à faire", si il obtempére, on continue, sinon on appelle du renfort ou on change de box.

Oui un box comme pour les chevaux, ou le bonheur de travailler en open-space, un enfant qui pleure, c'est un enfant qui excite tout le service, donc on s'enferme dans une piéce fermée pour ne plus entendre les cris. On appelle 1 ou 2 collégues, un pour tenir les jambes, l'autre pour tenir la tête. On peut passer pour des monstres mais il faut voir le manque de coopération de ses enfants que la simple peur transforme en furie, souvent la preuve d'une lacune dans l'éducation par les parents qui cédent au caprice (d'ailleurs les parents restent dans la salle d'attente, condition sine qua none, sinon c'est pire).

Mardi matin en urgences, j'ai encore eu le droit à une petite de 5 ans très sage, bien sous tous rapports, mais une fois le soin à commencer qui s'est mise à crier, la mére rigolait, lui tenait la tête pour la faire taire, je me suis dite de toute façon elle crie déjà, ça ne pourra pas être pire (imaginez une alarme), donc j'ai fait mon anesthésie et arraché la dent sans prévenir. Elle m'avouera quelques secondes plus tard, que non elle n'avait pas mal, mais oui elle avait peur.

Revenons à la furie du box fermé, un jour, où j'aidais une amie, le gamin sur lequel je m'étais assise, m'a littéralement éjectée du siége (soit un bond de plus de 50 cm), comme quoi l'énervement provoque une force phénoménale. C'est pourquoi on shoote nos enfants, avec des sirops tranquillisants (atarax pour ceux qui connaissent), une dose non mortelle mais suffisante pour les calmer, parfois ça ne marche pas (et la gosse se met à chialer dans le couloir à la seule vue du fauteuil et des collégues te disent "bon courage !!!").

 Alors quand ta gamine arrive (shootée certes) et te dit "aujourd'hui je ne pleure pas", que tu arrives à l'anesthesier sans personne pour la tenir, que par tes simples paroles, elle ouvre la bouche et obéit, non seulement tu es sidérée mais en plus tu la félicites, c'est une grande victoire, là tu sens que tu maîtrises.

18.05.2008

Sad eyes

Mon corps est en train de me lâcher. Pour la deuxiéme fois de la semaine, je n'ai pas réussi à courir, mes jambes étaient dures comme du bois, les muscles contractés au possible, la moindre foulée me faisait mal, impossible d'avancer. Les larmes coulaient presque, de jalousie pour les autres coureurs (le week-end, ce lieu est une véritable autoroute) qui eu avancaient. On dit souvent que quand on veut on peut, c'est totalement faux, j'ai voulu, j'ai essayé, j'aurais eu droit à un double claquage. Après mon entraineur perso m'a parlé d'acide lactique, d'échauffement, d'eau, je bois assez, je m'étire, j'ai rien fait de différent des sorties précédentes et pourtant deux fois de suite, ça ne marche pas.

J'ai l'impression d'être revenue à ce jour d'Août, à Rome, où aprés une journée de marche (Sainte Marie Majeure-Vatican allez-retour), le lendemain mes jambes ne répondaient plus. On étaient au colisée avec le soeur, en fin de journée, ils nous as fallu bien 15 heures debout pour nous échauffer avant de repartir, on avait la démarche de canards boiteux, super classe, super glamour. Je ne me rappelle plus combien de jours, ça nous as pris pour ravoir une démarche normale, mais ce matin dans mes yeux on lisait ma frustration, ma colére et je revoyais cette image.

 

09.05.2008

What Katie did

 J'ai toujours aimé Kate Moss. Elle a toujours trainé dans les pubs de mes magazines de nana, toujours présente même sans le vouloir. Et puis intérieurement, j'ai toujours rêvé de sortir avec une rock-star, et elle l'a fait pour moi.

Ca va sembler stupide mais c'est grace à elle que j'ai retrouvé ma ligne. Parce qu'à force de me targuer d'être mince et de manger comme je voulais, je m'étais somme toute égarée loin d'un équilibre alimentaire normal. J'ai passé des semaines à essayer de perdre ces petits kilos en trop, sans succés, malgré le coaching de Pablo (ou peu importe son nom). Je me suis même surprise à vouloir suivre un régime de magazine, n'importe quoi !

La solution était face à moi, j'ai arraché quelques pages de pubs, que j'ai accroché dans ma cuisine (accessoirement pièce à vivre et chambre) pour me donner du courage. Kate est devenue mon coach minceur.

J'ai commencé un plan d'attaque "chez moi je fais attention, dehors un peu moins", Kate comprend qu'on ne puisse se priver d'un italien et de goûter à un tiramisu en dessert, elle n'est pas contre les verres de vin non plus, par contre l'oreo de 16 h, elle te dit "attention". Elle te motive pour aller courir en écoutant le son de ses mecs, 3 fois par semaine ça n'a jamais fait de mal.

Et quand tu recapitalises l'argent que tu aurais dû investir dans une relation grande distance (train/téléphone/internet) en une magnifique robe en soie, elle aurait pas fait mieux ...

01.05.2008

Champagne supernova

 

Il y a des semaines qui commencent mal. Au hasard, par ton dernier examen, vite oublié par les responsabilités à l'hopital. Au paroxysme de la malchance, ta magnifique robe de soirée jamais portée (qui t'as coutée un demi salaire [pas d'affolement je gagne 1/5 de smic]) t'a lachée en lors d'un essayage (le poids des maux ?). Jeudi matin, pas de grasse mat, tu cours à la retouche la plus proche, les larmes aux yeux, tu la veux pour le samedi même, ils le feront. Et parce qu'une connerie n'arrive jamais seule, l'aprés-midi même, tu te piqueras en pleine extraction dentaire, te forçant à courir faire une prise de sang pour une sérologie VIH/ hépatite C-B. Que du bonheur...

Vient le grand soir, le rassemblement annuel des étudiants de ta fac, the place to be. Une méga union de coeurs/corps privés d'amour, où tu as la choix entre de l'étudiante saoule (ou pas), de l'étudiant saoul (ou pas), mélangé avec des profs (ou pas), le tout en tenue de cocktail (ou pas). La boisson est à choix unique, champagne! Parce qu'une vie sans champagnes, c'est un peu comme un champagne sans bulles, au mieux tu as un bon chardonnay, au pire de la piquette. La régle numéro un de la célibataire en chasse est d'être rayonnante, rapport aux coupes pour boire à l'oeil, voire plus si affinités. On y fait des rencontres improbables, par exemple, UN sage femme aux toilettes qui t'explique avec en bruit de fonds des vomissements, qu'une femme qui accouche est une femme qui accouche, qu'il ne regarde même plus, "c'est tellement beau de mettre au monde un enfant".

Régle numéro deux, circulate oozing intelligence. Tu restes sobre, rapport au fait qu'une fille bourrée, c'est pas classe, même si dixit le futur maybe, "oui, mais c'est plus facile". Il ajouteras plus tard "t'as une descente !". J'ai oublié de mentionner mon goût pour le champagne, surtout mélangé à des lévres masculines, un transfert de fluides que je décrirais sous le (doux) nom de baiser-champagne, soit boire une gorgée et l'échanger avec le partenaire. Je pense que la phrase qui résumera mieux la soirée est " chérie, tu es magnifique, mais c'est pas une raison de nous faire un bébé sur la piste". Rock and roll. Deal with it.

 

 

23.04.2008

The world was a mess but his hair was perfect

Le matin de l'épreuve, mon coeur a palpité alors que chacun arrivait dans le hall. On ne faisait pas les fiers en s'installant dans la salle d'examen, la même que l'on avait quitté 2 semaines auparavant en partant en vacances, rien n'avait changé; l'odeur de la semaine était encore là, nos places étaient les mêmes. On percevait seulement une tension en plus, 6 copies à emmarger-lécher-coller, jamais on en avait eu autant d'un coup. On s'est exécutés mécaniquement, je ne me rappelle même pas du goût de la colle, plongée que j'étais dans mes pensées. A la distribution des sujets, j'étais en bradycardie, mes oreilles bourdonnaient, ma vision s'est troublée, j'ai crû que j'allais tomber mais ce n'était que passager, ne pouvant plus reculer, j'ai attaqué.

On pensait tous naïvement qu'on pousserait de grands cris de soulagement à la sortie, la réalité était tout autre, on n'est loin d'être libérés de notre derniére formalité, on a ressassé nos questions, nos réponses sont revenues par bouffées de chaleur, les divergences d'intérprétation aussi. La nuit ne sera pas salvatrice, j'ai attendu d'être trop fatiguée pour éviter de penser, d'autres se sont réveillés en sursaut revoyant par falsh leur copie au mot exact.

Je n'ai plus cette boule au ventre, je m'y empêche d'y penser mais c'est loin d'être un poids en moins, un calvaire de 3 semaines commence avant de savoir si oral ou pas oral.

J'ai horreur d'attendre une réponse, je n'ai AUCUNE patience.

21.04.2008

Eternal woman

Du son, il y en a toujours eu dans ma vie. Beaucoup d'écoutes sont cycliques, éphéméres, temporaires. Mes disques ne voyagent pas, j'ai mes albums campagne; les irréductibles achetés avant le bac et ceux de la ville, achetés depuis. Les groupes correspondants n'ont pas la même consonnance. Alors que les premiers symbolisent l'insouciance du week-end, des vacances, les seconds me rappellent la vraie vie, les études, mes patients. Chaque disque a un souvenir rapporté, plus ou moins volontaire, un cd sorti juste avant une aventure, un autre sorti pendant la rupture, le cd composé à la façon des anciennes mix tape, le cd des derniéres révisions ...

Actuellement l'écoute d'eternal woman extrait du vantage point de dEUS cristallise à lui seul tous mes sentiments du moment. C'est simple à la premiére écoute du disque, je venais de rentrer de "vacances_révisions", je me retrouvais seule dans mon 19 m2 face à mes classeurs et l'échéance qui approche, je n'ai pû m'empêcher de glisser une larme face à la beauté mélancolique de la chanson. Eternal woman symbolise ma boule au ventre, mon drôle de goût dans la bouche (à jeun ou non), goût symptomatique d'une appréhension latente, normalement temporaire à son paroxysme à la distribution des sujets, là elle dure éternellement, toujours présente, s'interrompt quand je suis au téléphone, avec les compagnons de galére, qui reprend de plus belle quand la nuit s'arrête, que le réveil sonne, que les minutes de l'heure de pause défilent sans qu'on en profite, que la conversation s'arrête.

Mon malaise a un nom, un hymne, je suis tendue comme un slip.

14.03.2008

Dream on

 Je me suis aperçue récement que je n'avais pas de rêves, j'ai des projets, des choses que j'aimerais bien faire dans l'année, mais rien de sensationnel. Contrairement à beaucoup de personnes qui dès leur tendre enfance s'imaginent naviguant sur tous les océans, volant dans les airs ou escaladant l'Everst, je n'ai jamais eu un désir qui me porte. Je veux voyager certes mais je pourrais vivre sans tout voir. Parfois je me dis qu'en construisant la moitié de sa vie à la réussite de ses études, je suis peut-être passée à côté de quelque chose, ma seule ambition concrète à ce jour étant d'être diplomée en 2009.
Le rêve est censé être cette bulle qui se forme et qui nous entoure, un écrin de bonheur, finalement en reregardant cette publicité pour kenzo (et surtout cette magnifique chanson de cocorosie, good friday), je me suis rendue compte qu'elle correspondait à mon image onirique, 2 personnes qui vivent d'amour dans une maison écologique perchée dans une forêt.

03.03.2008

Better people

Ne le prenez pas mal, je fais juste un petit sondage, mais qui dans mes lecteurs achéte des tomates fraîches (alors qu'on est en plein hiver) ou pire des fraises ...

Répondez franchement, on en parle aprés  ...

 

Update: Déjà merci à Anne pour ton honnêteté, je pense que les autres ont eu peur des représailles (ou alors ils s'en fichent comme de mon dernier trench) .

Remarque tu as une petite excuse, du temps où t'habitais dans le pays basque, t'étais pas si loin de l'Espagne, donc les transports de tes tomates pollulaient moins que pour les Nordistes (le nord pour moi c'est au dessus de Lyon). Soyons clair, si il y a des saisons pour les fruits et les légumes (et les fromages) aussi c'est pour une bonne raison, une tomate ne pousse pas en plein hiver, il n'y a pas de soleil, c'est pourquoi elles sont fades, pas assez sucrées, elles manquent de maturation, sous serre ça vaut rien. Pire encore quand je vois dans les étalages de mon supermarché des fraises et qu'une grand mère les tâte, il géle encore dehors, pas plus tard qu'hier il neigeait et vous voulez manger des fraises ! 

Je ne parle même pas des tomates israéliennes ou des pommes du Chili, qui voyagent en avion pour arriver chez nous, d'où kéroséne d'où pollution. 

Je ne vous demande pas d'aller au marché le mardi matin, on a tous une vie et un travail, ça se comprend, mais penser à l'environnement, c'est penser à ce que l'on mange, idem pour les emballages inutiles (surtout en plastique).

Allez un peu de patience, retournez au chou et aux pommes, les tomates attendront l'été. Sinon pourquoi tant de peine, autant brandir nos aérosols, et faire fondre la banquise au châlumeau pour en finir.

28.02.2008

Antidotes

Dans la vie, si il y a un problème c'est qu'il existe une solution. Comme dirait Nemo, le poisson phobique des dentistes, petit poisson gros sushis ...

J'ai développé l'art cette semaine de se réjouir de pas grand chose.

Tout commence par l'écriture de la dernière note, qui après avoir fait remonté à la surface des dialogues anthologiques, m'a donné matiére à rire jusqu'au sommeil.

-Se dire en substance que même aprés une courte semaine de vacances, on est quand même content de travailler, car "si on était en vacances tout le temps on en profiterait moins".

-Ne pas avoir le temps de faire les courses, avoir un frigo vide et se retrouver à découvrir des trésors cachés dans les placards.

-Etre contente de se lever le matin rien qu'à l'idée de manger ses spécial K (les céréales pas la kétamine j'entends).

-Ne pas chauffer son appart, et être obligée de faire ses 400 abdos pour ne pas avoir froid, excellent effet sur le moral.

-Boire 3 théiéres de thé vert aprés 18h et s'endormir quand même avant 23 h.

-Passer pour la fille le plus en avance pour les exams, en passant son temps à la BU, à non pas lire des cours, mais à recharger son i-pod et surfer sur le web.

-Etre contente de laver son linge pour avoir une excuse pour chauffer l'appart (à 17°C ça séche moyen).

-Trouver le mini-trench orange qu'on cherchait désépérement depuis le printemps dernier.

-Changer sa raie de côté pour faire croire qu'on est passée chez le coiffeur.

-Et last but not least, consulter le catalogue Horizons lointains été 08 de ton association préférée, et se s'imaginer déjà en Croatie en Août ...

 

Toutes les notes