08.02.2009
Clocks

C'est l'adaptation du roman de Fitzgerald, le scénario idéal pour un film à oscar livré sur un plateau d'argent à David Fincher et aux intérprétes principaux Cate Blanchett et Brad Pitt.
Comme tout bon film à récompenses, les ingrédients sont savamment introduits; la narration longue comme un fleuve, ennuyeuse comme la pluie, les reconstitutions d'époque, les scénes tire-larmes qui n'évoquent pas d'émotion tellement elles sont attendues et trop magistrales...
Je n'ai pas aimé le début, trop long, trop inutile, cette histoire d'horloge qui tourne à l'envers, dont on nous explique pas le lien avec Benjamin Button justement qui grandit à l'envers. J'ai vraiment commencé à apprécier quand Benjamin est grand, qu'il sort de sa taniére et qu'il part en mer, là on se dit que ça devient intéressant, qu'il vit une aventure et le récit prend plus de proportions. Il remonte la vie à contre courant, fait ses expériences dans le désordre de son horloge biologique et se fait accepter.
Tout reste un classique hollywoodien, la nouveauté restant le changement opéré par le visage de Benjamin Button, dont les traits sont de plus en plus ceux de Brad, on ne devine pas quand il apparaît (plus quand il disparaît, ça en devient même effrayant surtout pour Cate). Cate reste très théatrale dans son jeu avec sa posture grave comme si la sagesse l'avait touchée avant l'âge, touchée par la grâce d'une danseuse, rôle qui lui colle à merveille par sa figure athlétique.
Mon moment préféré reste le passage "Twist and shout" du nom de la chanson des Beatles en bande son pendant la séquence. Benjamin et sa chérie se retrouve presque au même âge, à mi-parcours, l'instant rêvé et idéal pour enfin vivre leur amour au grand jour, être sur la même longueur d'onde, avoir les même attentes et même envies, tout en sachant que rien ne dure.
Après la suite on la devine dés le début du film, on sait que ce qui est lu provient du journal de Benjamin donc qu'il n'est plus là . Reste à savoir comment il va mourir et c'est là que je n'ai pas compris. Pourquoi devrait-t'il mourir en bébé alors qu'il est né en bébé. Si à la naissance avec son apparence de vieillard avec les 2 pieds dans la tombe il est un nourisson, il devrait finir en taille adulte (et pas en format réduit) dans la condition physique d'un enfant. Peut être est-ce dû à la réadaptation du roman dans lequel il naissait vieux et grand (cette transposition étant trop invraisemblable pour quiquonque connaît l'embryogénése). A ce que je sache, on ne réduit pas de taille à la mort. L'angoisse, sinon, vous imaginez !
Je peux comprendre pourquoi tant de gens ont adoré, mais j'aime le changement, les surprises, les sentiments qui nous prennent aux tripes, les épopées pleines de passion, de vie... C'est loin d'être le film de l'année. Slumdog millionaire mérite beaucoup mieux ce titre.
18:37 Publié dans Where is my mind | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cinéma
31.01.2009
O... Saya

Je ne connais pas l'Inde, les seuls images que j'en connaisse proviennent des photos de film (Darjeeling limited), ou d'amis ayant fait un périple. Je sais qu'il y a des bidonvilles, mais je ne mesurais pas leur taille. Je suis un peu familarisée mais sans plus avec le style Bollywood (assez pour connaître l'acteur le plus connu là-bas). Autant dire qu'en allant voir Slumdog millionnaire, le dernier film de Danny Boyle je plongeais dans un univers quasi-inconnu.
Dès le commencement, on sait que Jamal a participé au Qui veut devenir un millionaire ? indien, on sait aussi qu'il s'est fait arrêté pour fraude. On le rencontre dans une salle d'interrogatoire, affairés que sont les policiers de lui faire avouer, comment un être issu des bidonvilles de Bombay a pû trouver les réponses aux questions, c'est à dire comment a-t'il fraudé ?
Et c'est là que le film devient intéressant, par ce procédé de faire de l'utilisation des flash-backs qui auraient été ennuyeux à la longue dans n'importe quel autre film, pour nous retracer sa vie, son parcours, et donc sa connaissance des réponses données.
Sans tomber dans le misérabilisme (genre Oliver Twist), on est ému par les 3 enfants que l'on suit Jamal, son grand frére Salim et une fille Latika, qui après des étapes pas faciles de la vie, décident de s'unir et faire front ensemble, auxquels succédent 3 adolescents déjà marqués par la vie et dont traits de personnalité resteront tels quels jusqu'à l'âge adulte, le frére caïd, Jamal doux et désintéréssé, et Latika qui devient une femme avec les menaces que ça comporte pour elle.
Le film dure bien deux heures mais ce sont 2 heures de bonheur pour les yeux, d'émotion, de frisson parfois, on est sensible à cette injustice face à l'enfant des rues, qui n'a jamais le droit au respect sauf de touristes étasuniens, qui toute sa vie doit se battre pour exister en tant qu'être humain.
J'avais oublié de dire que la B.O est superbe, colle parfaitement aux sentiments rencontrés avec surtout les chansons de MIA (O...SAYA magnifique, Paper Planes du dernier album). On est loin des clichés formatés Bollywood mais c'est la sonorité bruyante qu'on donne à l'Inde.
Un trés trés beau film avec un final comme on les aime.
10:35 Publié dans Where is my mind | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, inde
24.01.2009
Boring lifestyles

Kate et Léo sont dans un bateau. Le bateau coule, qu'est qui reste ?
Jack et Rose sont devenus Frank et April. On assiste à leur rencontre puis élipse jusqu'à presque une décennie après. Pendant, un temps l'existence des enfants est effacée, puis on les rencontre inopinément en ouvrant la porte.
April est femme au foyer comme beaucoup d'autres de son époque, lui est employé dans un métier qu'il n'aime pas, une maison tranquille Revolutionary Road, un nom prometteur au moment de l'achat, pour des êtres qui se trouvaient spéciaux et au dessus de la norme.
Comme on dit, il y a des lendemains qui chantent et d'autres qui déchantent. April en a marre de sa petite existence de banlieue polie, et rêve d'une vie pleine de vie et d'aventures comme elle l'imaginait en rencontrant Frank. Elle élabore leur évasion de leur petite existence morne. Et on assiste alors au déchirement du couple, aux questionnements ...
Comme dirait une amie, elle n'est pas née au bon siécle. Elle s'est laissée enfermée dans un rôle qui ne lui convenait pas alors qu'elle rêvait toujours d'ailleurs. April est une coquille vide, qui crie sans qu'aucun son ne sorte, Aidez-moi!!!
On ne peut pas dire que ce soit un film à aller voir en amoureux, assister au délitement d'un couple qui s'est aimé et qui s'est laissé emprisonner par la routine, ça peut arriver à tout le monde, avec une copine tu ressors avec l'envie plus que franche de boire pour te remonter le moral. A l'image de Two Lovers, c'est tellement réaliste que ça en devient effrayant.
Comme si on voyait la Vicky de Woody Allen, la brune, des années plus tard, que seraient t'ils devenus ?
La vie comme un un long fleuve tranquille ... et là c'est le drame.
A voir. Sans se dire que l'on est différents, que cela ne nous arrivera jamais. Parce que c'est la vie tout simplement.
16:15 Publié dans Where is my mind | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cinéma
18.01.2009
Plein air
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12:32 Publié dans Where is my mind | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ucpa, ski, dahu
04.01.2009
The wall
Passer à Berlin sans voir les restes de la guerre froide, ce serait comme passer à New York sans voir la statue de la liberté, ou Athènes sans son Parthénon. C'est pourquoi la soeur et moi avions focalisé nos 3 jours sur ce point.
Très vite on se rend compte que les plus beaux sites se trouvent à Berlin Est, dont cette place dont j'ai déjà parlé, la Potsdamer Platz, ancien no-man's land coincée entre le mur intérieur côté Est et le mur extérieur. Beaucoup de No-man's land ont été reconvertis en jardins ou espaces verts, celui-ci a été réamenagé en quartier d'affaire florissant dans les années 90. Aujourd'hui c'est magnifique de jour comme de nuit, neuf et moderne tout en gardant cette part historique avec des morceaux restants du mur reconvertis en musée extérieur.
Comme il fallait choisir les musées, on a commencé par celui de la DDR (ou RDA) retraçant la vie sous l'ére soviétique. Le tout normalisé, les Trabant, les jeans qui grattent ... Musée trés instructif où l'on peut tout toucher pour mieux se rendre compte. On n'évoque à peine la Stasi pour se consacrer plus à la vie quotidienne, aux logements, à l'éducation, à ce système qui valorisait le mérite et le travail.
Figure mythique de l'époque, j'ai immortalisé l'Ampelman (homme de l'ampoule) qui figurait sur les feux de signalisation. On en rencontre quelque uns encore en circulation dans Berlin Est (surtout vers la Potsdamer Platz et entre l'Alexander Platz et la porte de Brandenbourg).
On a terminé notre journée musées par la maison du Checkpoint Charlie, musée créé sous le mur à quelques métres du fameux point de contrôle à l'Ouest. Il faisait presque nuit quand nous sommes arrivées (là-bas à 16h le soleil tombe déjà). Des touristes se faisaient photographier devant l'ancien check-point (réhabilité après la chute du mur pour le souvenir, avec quelques sacs de sable devant et un faux garde soviétique). 2 immenses panneaux de circulation nous indiquent dans un sens que l'on quitte le territoire étasuniens et dans l'autre qu'on y rentre. Puis il y a ces portaits, un garde soviétique qui regarde en direction de l'Ouest et un garde étasuiens qui regarde vers l'Est. Au milieu coule une rivière. Au milieu, un arbre de Noël décorés de drapeaux du monde entier symbolisant la paix et l'espoir.
La visite du musée est enrichissante, on y apprend des événements qu'on avait oublié en classe d'histoire, cette journée du 17 juin 1953 où le peuple allemand s'est rebellé, peuple uni contre les pouvoirs et la partition, puis bien-sûr le 13 août 1961 où les habitants de Berlin découvrent qu'un mur a été érigé, les exodes qui ont suivis, les familles séparées, les amants séparés. On découvre les moyens d'évasion (car il s'agissait bien d'une prison), les plus inventifs et dangereux, les tunnels 27, 28, 57, les canoés, les valises pour cacher sa copine, les voitures aménagées. On finit la larme à l'oeil en pensant à tous les enfants tués (morts noyés dans la Spree parce qu'ils y étaient tombés et que dans certaines zones le fleuve était entiérement à l'est et les gardes avaient ordre de tirer) ou à cet adolescent agonisant devant le mur intérieur après avoir réussi son saut, se vidant de son sang sous l'oeil des gardes. On a presque envie de se tirer une balle tellement ça en devient déprimant toutes ses morts pour la liberté, juste à temps pour compter les morts du régime soviétique (piéce sans fin où sont énoncées toutes les principales dates des différents pays de l'ex bloc). Heureusement le jour vient de la chute du mur, le 9 novembre 1989, on est soulagés.
Maintenant on peut comprendre pourquoi les berlinois sont si fiers de se montrer devant leur porte, symbôle de la réunification.
Le lendemain, après un brunch (c'est le 1er janvier, bonne année !), on se rend à l'East Side Gallery, fresque contemporaine peinte sur les restants du mur au bord de la Spree par des artistes internationaux. Mon préféré reste ces 2 colombes, oiseaux de paix qui redressent ensemble le symbôle de l'unité allemande, leur porte. Comme le musée est en plein air, tout est sur-tagé et c'est dommage, cela continue sur plusieurs kilométres, à voir en été par beau temps (sinon on gèle).
Sinon à Berlin, j'ai adoré le Sony Center, sur la Potsdamer Platz, un rassemblement de buidings avec au centre plein de restaurants et bar aux environs, avec une coupole qui ferme le lieu aux intempéries mais pas de portes, en faisant un lieu quasi-ouvert, propice à un micro marché de Noël (un vrai) avec des mignonnes baraques à saucisses ou Glühwein (Vin chaud ?).


J'ai beaucoup aimé l'avenue Unter Der Linden, ancien Champs Elysées de Berlin Est, bien éclairée par cette saison, qui conduit jusqu'à la porte. Et une rue perpendiculaire qui mène à la gare, la Friedrichstrasse, artére trés vive, très commercante bien plus belle que la Kudamm (Champs Elysée de Berlin Ouest) très large mais sans véritable charme mise à part les vitrines en solde.
Proche du musée de la DDR et de l'île aux musées, leur cathédrale est magnifique (mais fermée les jours feriés), au bord de la Spree et proche de l'Alexander Platz.
A Berlin Ouest, la seule chose que j'ai véritablement apprécié était le quartier du Zoo (où est l'ami Knut, l'ours) et l'église du souvenir, à moitié détruite par les bombardements, avec 2 tours l'encadrant reconstituant ses ailes perdues, les tours sont très bleues (millards de mosaïques), détonnant à côté de la ruine mais de nuit le contraste choque moins avec les néons du marché de Noël (châlets à chaque place importante durant les fêtes histoire de ravitailler suffisament l'allemand en balade en bière et en saucisses).
Je n'ai pas aimé, le froid glacial et surtout l'attente interminable (dans ce même froid) pour le dôme du Reichstag ( 1h de queue tout ça pour une vue panoramique sur Berlin, dôme couvert mais ouvert donc pas de possibilité de réchauffer les mains et les doigts de pied engourdis malgré les chaussures de marche).
Je n'ai pas aimé attendre comme un allemand aux feux rouges, en France c'est la jungle on traverse n'importe où, là on klaxonne si on te surprend, personne ne traverse à l'africaine (en dehors des clous) sauf le 31 (c'est la fête !!!), on repère vite les touristes comme ça.
Sinon j'ai pas aimé revenir, je veux pas travailler lundi !
15:35 Publié dans Where is my mind | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : voyage, berlin
02.01.2009
Berlin
Comme on dit en Allemagne, bonne glissade en 2009. Meilleurs voeux de bonheur, santé, réussite et amour pour la nouvelle année!

Pour commencer l'année 2009 d'une bonne façon, Berlin avait installé en plus de ses châlets une piste de luge sur la Postdamer Platz. Je m'y suis tentée le soir du réveillon vers 2h en tenue de soirée. Frissons garantis mais merveilleuse façon d'entamer janvier après un petit thé (pour se réchauffer et changer des cocktails). Je n'ai jamais été dans les rues françaises un soir de 31 décembre, mais j'ai bien aimé observer les habitudes berlinoises; les groupes convergant vers les places majeures chaudement habillés, les feux d'artifices que chacun allumait dans son coin pour éclairer la nuit, tout ça dans une ambiance très gaie et chaleureuse.
Nous n'avons pas fini 2008 au pied de la porte de Brandenburg, temps trop froid, pas de motivation pour être au milieu d'hordes de gens alcoolisés, mais à la Postdamer Platz, là où d'ailleurs même à 2h du matin des gens venaient voir les morceaux restants du mur.
Mon souvenir le plus marquant de cette soirée sera l'accolade avec un berlinois, content de voir des françaises s'intéresser à sa ville; fier de nous voir sur cette place au combien marquante pour la ville (zone de no man's land dans berlin est pendant le mur), content de nous voir palper de si-près l'importance de la réunification et de l'espoir retrouvé après la chute du mur.
Une bien belle manière d'entrer en 2009.
17:13 Publié dans Where is my mind | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : voyage, berlin
21.12.2008
Zest-of
S'il ne fallait retenir que ça de 2008 .
Le film de l'année : Into the Wild
L'année cinéma commencait bien fort,impossible même après No country for old men, Be kind rewind, A bord du Darjeeling limited ou Vicky Christina Barcelona d'oublier l'émotion qu'a suscité ce film. Une bien belle manière de commencer 2008, par le voyage, l'évasion, un fil rouge logique qui se terminera par mon obsession pour la voile. "Un film qui rappelle cette part que posséde chaque voyageur, cette volonté de s'extraire de la réalité et de s'évader, de parcourir le monde pour avoir l'impression de la maîtriser."
Le disque de l'année : Oracular Spectacular
Mois d'Avril, début de l'obsession pour MGMT. 4 titres sur myspace, 1 mois à attendre la sortie dans les bacs. L'album tient ses promesses, bande son idéale pour un summer of love version 2008. Depuis seuls les Virgins m'ont fait cet effet de fraîcheur. "[...]j'ai découvert Kids, et là j'ai compris que la première chose en rentrant en ville sera de me jeter sur mon disquaire et de lui acheter Oracular spectacular. La puissance de ce morceau égale de loin tout ce que j'ai pû écouter avant, jusqu'à quand vous allez me dire, c'est tout simplement la chanson que je choisirais si je devais n'en prendre qu'une avec moi sur une île déserte. Oui la première devant Dream on d'Aérosmith et Space Oddity de David Bowie, c'est dire son impact sur mon organisme."
Le sport de l'année : la course
Si on m'avait dit en 2007 que je deviendrais une droguée de la course, je vous aurais ri au nez. Un an plus tard, je cours au moins 20 km par semaine, par tous les temps, rien ne m'arrête, ni gueule de bois, ni vent, ni pluie, ni fatigue, et quand mes muscles n'en peuvent plus, j'enchaîne par du vélo. La course ou quand tu découvres que tout est dans la tête. "[...]Que tu as réussi ta première course malgré des vrais fondeurs de club, grace au moral, parce que c'est lui qui te portes quand tu n'as plus de jambes. Que tu te surprends à faire des sprints alors que tu n'as qu'une envie c'est de t'écrouler. Que tu te demandes comment tu as pu ne pas y penser plus tôt, tellement ça te paraît inconcevable maintenant de ne pas faire 20 km par semaine. Que tu sais que tu ne paieras jamais un forfait exorbitant dans une salle de sport. Que ta place c'est au froid ou au chaud, dehors quelque soit le terrain, qu'il te suffit juste d'enfiler ton collant, de brancher ton shuffle et t'étirer un peu. Tu es devenue une fondeuse, et quand on te dit on y retourne ?, tu réponds, bien sûr quelle question !"
La découverte de l'année : la voile.
A priori rien ne me destinait à la voile, j'ai grandi loin des côtes, loin des bateaux, coincée dans une région batarde où l'on doit partir loin pour voir le soleil, la mer ou skier, je n'avais jamais été contaminée. Et puis, il fallait trouver un stage UCPA pas trop crevant mais depaysant pour 1 semaine de vacances, totale découverte ; la vie à 6 à bord d'un 36 pieds, les noeuds, la barre, les manoeuvres, le vocabulaire. Une question subsidera tout septembre, quelle est la différence entre un marin et un naviguateur ? Un marin marine, un naviguateur marine ? Même le mono n'a pas sû répondre. Aimer la voile, c'est comprendre comment on peut partir seul en mer faire le tour du monde. Mais après avoir "aimé" un marin, c'est aussi avoir peur pour ceux en pleine détresse avec un fémur cassé. "Il paraît que c'est sur un bateau que les hommes trouvent leur vraie valeur, moi j'ai découvert l'organisation d'une maison flottante, le carré toujours propre, la vaiselle toujours lavée et rangée, on apprend à gérer le manque d'espace, à économiser l'eau, l'éléctricité ... que de bonnes habitudes à garder pour la vie citadine.Ca me manque déjà. Le bruit de la mer, le roulis au réveil, le gîte, les toilettes à pomper ..."
L'expo de l'année : Sophie Calle, Prenez soin de vous ...
On aurait juste aimer la plaindre d'être tombée sur un goujat pareil. Finalement avec l'expérience acquise de 2008, son expo prendra plus de profondeur. Oui, être quittée par mail interposé, ça fait mal, mais parfois c'est mieux que de voir l'autre exprimer sa sentence avec son plus beau sourire comme si de rien n'était. A l'époque, je croyais aussi que je ne me ferais plus jamais larguée par sms. Ouch. Allure moyenne de l'année ? Grand largue ! "On pourrait disserter ici du contenu de la lettre, (j'en ai d'ailleurs recueilli un exemplaire), de sa forme, de son fond, pourquoi dit-il vous ?, pourquoi ceci, pourquoi cela ? Pour ma part, je pensais à mon experience personnelle, à mes amies, à mes séries, aux films ... On connaît tous quelqu'un qui s'est fait largué (le mot est bien choisi) par téléphone, voire pire par SMS ou (affreux) par conversation MSN. Parfois, il n'y a pas de mot du tout, pas de traces. Au moins dit Sophie Calle, "il s'est fendu d'une lettre". Mais est-il préférable de se dire les choses en face, est-ce que c'est un signe de lâcheté de rompre sans contact physique?"
La série de l'année : skins
Rien ne surpassera mon addiction pour Skins, même pas Gossip girl ou the L word. Pas le temps d'attendre la diffusion normale sur Canal Plus, un coup de streaming sur sidereel et c'est dans la boîte. "Pas de déjà-vu, une petite ressemblance avec Shameless, rien à voir avec les questionnements métaphysiques de Dawson et ses amis, ici on est à Bristol, Angleterre, les personnages aux traits un peu forcés semblent tout droit sortis d'un roman de Zadie Smith (surtout White teeth), un bon salad bowl joué par des acteurs adolescents, encore en mutation, une anorexique vraiment malade en réalité, un nerd avec tous les stigmates d'un ado d'aujourd'hui, un rappeur, la bimbo anglaise (véridique), le play boy des cours de récré ..."
Pourquoi on va aimer 2009 ?
Parce que le 21 janvier, Baracko sera officiellement président des Etats-Unis.
Parce que Franz Ferdinand sortira son 3éme album: Tonight: Franz Ferdinand.
Parce que 3éme saison de SKINS ...
17:27 Publié dans Where is my mind | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
14.12.2008
CIA man

On se demande comment ces 2 mondes pouvaient se rencontrer. D'un côté, les hommes de la CIA et leurs amis aux métiers très respectés. De l'autre, des êtres à l'existence pas très passionnante qui travaillent dans un club de sport Hardbodies.
On est dans Burn After Reading, un film des fréres Coen, qui nous avaient déjà offert cette année, un vrai thriller de psychopathe vraiment terrifiant (No country for old men). Se téléscope les vies de John Malkovich, agent de la CIA qui se fait licencier pour alcoolisme, sa femme Tilda Swinton qui le trompe avec George Clooney, Brad Pitt un fou furieux du sport, Frances McDormand une dépressive qui ne pense qu'à changer de corps et rencarde des inconnus dans des parcs.

Un cd contenant des informations personnelles appartenant à John Malkovich est retrouvé dans les vestiaires du club de sport. Et c'est là que l'intrigue commence, les 2 dingues (Brad et Frances) attirés par cet objet, essaient d'en tirer profit. L'un pour le fun, l'autre y voyant une opportunité de se payer ses opérations de chirurgie esthétique. On assiste alors à de vrais moments de comédie, des imbruglios,des situations cocasses et vraiment drôles (rien à voir avec Agathe Cléry).
C'est léger, décalé, vraiment intéressant, un petit bijou de fin d'année.

14:34 Publié dans Where is my mind | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, ethan et joel coen
28.11.2008
Ulysses
C'est le genre d'émission qui te fait saliver, qui te donne des rêves de voyage et d'évasion. Généralement tu es dans ta voiture ou dans ton studio, et tu te déplaces avec les reporters dans leurs escapades. Il y a des sessions moins intéressantes que d'autres, tu en gardes certaines en tête, comme ce dimanche où on te parlait de trek dans le Sahara, depuis tu t'imagines marcher au rythme d'une chamelière.
Dimanche dernier, cela faisait longtemps que j'avais négligé Au détour du monde. Je n'ai pas été déçue. Partenaire du magazine de voyage Ulysse (parce que heureux qui comme Ulysse a fait un long voyage), consacré pour leurs 20 ans aux 20 voyages d'exception. De quoi rêver.

© F.Delbart / IPEV
J'ai passé ma journée du lundi à rêvasser aux îles Kerguelen, au cargo Marion Dufresne effectuant des rotations entre la Réunion et les Terres Australes et Arctique Française (Territoires d'Outre Mer). Le récit du journaliste m'a donné vraiment envie de naviguer comme les coureurs du Vendée Globe dans les quarantièmes rugissants (encadrés par les 30 ème tempêtants et les 50 èmes hurlants) , zone entre le 40 ème et 50 ème paralléle où les vagues sont scélérates, au milieu d'une mer abrupte se dressent des vagues monstrueuses. En gros, grosse mer, gros vent, tempête quoi! pas un temps de croisière, de bronzage sur le pont mais l'heure de prendre son anti-vomitif et se cacher dans sa cabine. Mais ils sont nombreux à vouloir affronter ces 40èmes, 6000 euros le voyage à bord du Marion Dufresne pour les téméraires qui veulent se mesurer à une mer démontée.
Affronter les éléments et se poser aux îles Kerguelen, où les mouches n'ont pas d'ailes (ça ne sert à rien), et où il faut se garer face au vent pour éviter d'arracher se portières, ça ferait une bonne idée de cadeau de Noël si j'étais fortunée. N'est-ce pas !
En attendant, je parcours les mers en compagnie de Samantha Davies et son voilier Roxy, pour le Vendée Globe. Le voilier le plus girly de la flotte avec un spi de loin le plus original.
09:08 Publié dans Where is my mind | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : voyage
23.11.2008
Cavalleria Rusticana

J'ai été voir Two Lovers, le nouveau film de James Gray, le dernier de Phoenix paraît-t'il aussi.
Bref, scène d'ouverture qui donne bien le ton du film, tout de suite on est plongés dans la pénombre, dans le noir, dans la tristesse, la détresse. Tout le contraire de la fabuleuse scène de La nuit nous appartient, le précédent. Là, on sent le sordide. Un homme saute d'une balustrade et plonge dans la mer, apparement il n'a pas envie de mourir, juste de se révéiller, puisque il remonte à la surface et rentre chez lui après qu'on l'ai sauvé de la noyade. Lui, c'est Joaquin Phoenix, paumé, habitant encore chez ses parents, atteint d'un trouble bipolaire, l'empêchant d'avoir une vie équilibrée sans l'aide de médicaments. Ses parents lui présentent une fille, la fille de leurs meilleurs amis. On sent bien qu'il n'en n'a rien à faire, il n'a pas oublié son ex-fiancée, ne pense pas à l'avenir, se laisse vivre. Puis il tombe sur sa voisine, blonde, Gywneth Paltrow. Tout de suite, elle le fascine, mais elle a une vie compliquée elle aussi, dont un amoureux déjà marié. Comme il faut bien qu'il s'occupe de son côté, il sort avec la brune, Vinessa Shaw. C'est ce qu'on appelle un triangle amoureux. En gros, personne n'aime la personne qui l'aime.
C'est d'un triste, c'est vrai, on est loin du palpitant de We own the night. On ne reconnaît pas New York, tant mieux dans un sens. Malgré un scénario qui tombe sous le sens, on n'arrive jamais aux clichés. Il ne se passe rien, mais l'on ne s'ennuie pas. On veut secouer le Joaquim, lui dire d'ouvrir les yeux, ne pas se laisser marcher dessus. Mais ça ne marche pas, sinon il n'y aurait pas de film.
On était 4, les avis étaient partagés à la fin, un conseil ne pas y aller avec quelqu'un qui n'aime pas les drames, il risquerait de vous détester.
La scène de fin est magnifique. Pas par ce qui y arrive, ça c'est à vous de le découvrir, mais pour sa justesse et son émotion.
Un très beau film, troublant mais pas déprimant, à ne pas laisser entre toutes les mains.

14:17 Publié dans Where is my mind | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, james gray













