12.07.2008

I will survive

Je dis souvent que j'ai raté les évenements majeurs du siécle dernier; Mai 68, le MLF, la chute du mur, la mort de Kurt Cobain. Je suis "née" un 12 juillet. J'avais 13 ans. Ce qu'on vivait, cette frénésie nationale était enfin à ma portée. Je me rappelle du mondial 94, aux Etats-Unis par les photos des stades dans mon Image Doc, de la victoire du Brésil face à l'Italie aux tirs aux buts relaté par le provençal (devenu depuis la provence). 4 ans avaient passé. France Football était sur la table en verre du salon, je scrutais le portait des 22, choisissant mes chouchous, à l'oeil, le futur Zizou et Liza. J'ignorais dans quoi on s'embarquait. Je n'avais même pas remarqué ce stade porte de la Chapelle. La suite on la connait, aucune défaite, de belles victoires, des cartons rouges, une union, une chanson.
J'étais jeune, je pensais qu'on resterait sur le toît du monde jusqu'à la fin des temps. C'était il y a 10 ans, j'ai encore la larme à l'oeil quand repasse l'extrait de Thierry Roland criant "on est champions du monde", ce pincement au coeur quand je passe devant le stade de France.
Qui se souvient de Candela ,celui qui écoutait Gloria Gaynor sur son ancêtre de mp3 (un discman ?) ? Que sont devenus les Guivarc'h, Boghossian, Lama (!), Charbonnier, Dugarry, Diomède ...
La belle époque, avant les transferts faramineux, les mannequins, les pubs, la grosse tête, les désillusions.
 
10 ans après, j'ai grandi, j'ai compris.
I have survive.

15.06.2008

I want you

Je suis incorrigible.

Il faut dire que je ne regarde le foot presque que pour les joueurs. Autant dire que si en plus d'être de bons buteurs (et oui je n'aime pas ceux qui restent dans l'ombre, je veux de la star),ils ont une bonne tête j'adhére. Au début, lundi j'étais plutôt pro-Italie, et j'ai vite changé d'avis. Giovanni Van Bronckhorst m'a vite tapé dans l'oeil, certes il est vieux, mais j'aime ce petit mélange indonésien qui rend sa frimousse hollandaise bronzée.

Finalement après la défaite vendredi, je me suis résignée, si on ne passe pas le premier tour, ces eux que je soutiendrai.

J'adore les bleus mais il faut bien avouer que depuis le départ de Liza et sans Trézégol, il n'y a rien à mater, surtout pas Scarface ...

 NB: je veux aussi une fiat 500.

14.06.2008

La vida tombola

Kusturica ne s'est pas trompé, en faisant de Maradona un éniéme sujet de film, il ne s'égare pas. Le documentaire est certes très décousu, je n'apprendrais que dans So Foot qu'il a suivi l'argentin 2 ans avant de pouvoir l'interviewer, d'où ce garage sordide, apparement trop content d'avoir pû le faire parler après quelques biéres, il en profite pour le questionner. Au programme, on revoit bien sûr ses plus beaux buts pour la séléction argentine, dont la fameuse main de Dieu (sujet d'un véritable culte) qui a fait gagner en quart finale de Coupe du Monde 1986 (au Mexique) face à l'Angleterre 4 ans après la défaite dans la guerre des Malouines. Au passage, on révise quelques enjeux géopolitiques, son engagement pour Fidel Castro, contre Bush, pour une Amérique du Sud unie avec Chavez et Morales. Pas d'explications sur la frénésie rencontrée à Naples, il s'agirait du jubilé de Ferrara, un joueur de Naples ? En fait il y a toujours eu cette rivalité Nord/Sud en Italie, les clubs du Nord ayant de l'argent (la Juve, la roma, La lazio, l'inter et Milan ...) toujours vainqueurs, face à des clubs du Sud qui ne poussent pas loin en série A, Maradona aurait changé la donne à son époque, marquant les esprits, en offrant au SSC Napoli cette victoire face à l'arrogance, la révolte des pauvres ...

On voit beaucoup ses filles dont j'ai oublié le nom, et sa femme Claudia, brune à ses débuts, puis vite devenue blonde, (avec cette tendance Donatella Versace), Claudia l'a soutenue dans toutes ses épreuves, surtout la drogue. Un long sujet qu'il évoque entre 2 camions, la blonde en arriére plan, il reconnait ses errances, regrette d'avoir raté l'enfance de ses filles, d'avoir été là mais sans rien voir, de s'être pris des claques sans rien sentir, d'avoir touché le fond avec son overdose. Le discours classique d'un ex-cocaïnomane, qui lui donne ce côté rock-star-je-reviens-de-loin. Dans la séquence émotion, on reverra parallélement ses excuses au peuple argentin, "on peut faire des erreurs mais le football ne doit pas payer, j'ai fait des erreurs et j'ai payé, le ballon ne se salit pas". L'épisode FC Séville est balayé, sujet trop délicat, période de déclin, trop de mauvais souvenirs.

Tout au long du docu, Diego Armando grossit, maigrit, prend de la barbe, on se sait plus trop où on en est, où il en est, reste ces petits extraits de l'Eglise Mardonienne pour réchauffer les esprits (à voir absolument), Maradona est un dieu vivant, sa bio est devenu la bible de ce culte, lors des célébrations (sur un terrain de foot), la bénédiction se fait par dessus le ballon, tout un programme.

Au passage, on revoit (trop) ce fameux but de la main de Dieu, ad lib, l'amie qui m'accompagnait n'en pouvait plus, mais qu'est qu'on a ri pour le reste !

J'ai adoré la conclusion, sur cette rencontre avec Manu Chao dans les rues de Naples tournant le clip de La vida tombola (la chanson nous est resté dans la tête).

Par bonheur, j'ai retrouvé la fameuse chanson de la mano de dios, très populaire en Argentine, que Maradona chante dans le film, magnifico.

 

olé olé olé olé
Diego, Diego
olé olé olé olé
Diego, Diego
olé olé olé olé
Diego, Diego
olé olé olé olé
Diego, Diego
olé olé olé olé
diego diego

Y todo el pueblo cantó
Marado, Marado
la doce fue quien coreó
Marado, Marado
su sueño tenía una estrella
llena de gol y gambeta
y todo el pueblo cantó
Marado, Marado
nació la mano de Dios
Marado, Marado
sembró alegría en el pueblo
regó de gloria este suelo
regó de gloria este suelo
rego de gloria

02.06.2008

Madness

 

 

Je n'aime pas les films d'horreur, j'ai trop peur, un peu comme dans les montagnes russes où je respire à peine et sens tous mes muscles se crisper.

Il faut dire que là tout commencait bien, je me suis fait violence, une journaliste et son caméraman qui suivent une équipe de pompiers pour leur émission nocturne. Angela veut de l'action, de l'excitation, alors quand la siréne retentit, elle n'hésite pas et monte dans le camion. On ne voit pas trop en premier lieu comment le cauchemar commence, mais finalement tout est réuni, la blonde (angela) trop curieuse, un peu l'équivalent de Courteney Cox dans Scream, veut tout montrer même l'immontrable, court partout, pose des questions idiotes à son caméraman (Pabbbbbbbbbbbbllllllllllllllooooooooooo!!!!), mais qu'est-ce que c'est ? qu'est-ce que ça veut dire?, bien sûr il est comme elle, il n'en sait rien, essaie juste de garder son calme et de la reposer elle. Pour couronner le tout l'immeuble dans lequel ils son rentrés pour un "incendie" est confiné, mis en quarantaine, enveloppé de draps blancs, personne ne sort. Forcement il y a un truc bizarre à l'intérieur, moins tordu que si c'était un esprit frappeur ou une force paranormale, on est dans le tangible, un mal inconnu s'empare des occupants, à un moment on se demande comment cela finira, de la plus belle des façon, à la Blair Witch, j'en ai encore des frissons.

 

28.05.2008

What New York used to be

On en parle depuis des mois, c'est certainement un des films les plus attendus du moment (avec le retour d'Indie), sûrement une déception à la clé.

N'empêche. C'est les retrouvailles de 4 copines qu'on avait laissé en plan il y a 5 ans, après 6 années en notre compagnie. Un série qui a jalonné la fin de mon adolescence, le début de ma vie adulté, que je n'ai jamais cessé de regarder à la télé puis son internet grace aux joies du streaming, avec parcimonie (effet addictif garanti). La vie de ces 4 héroines, on a l'impression de les vivre avec elles comme si elles étaient nos meilleures amies. En 10 ans, j'ai gagné de l'expérience, en matiére de mecs, de sexe, de fringues, de relation, j'ai un regard différent, moins admiratif et éloigné, plus réaliste et palpable, elles m'ont "appris", je compare.

J'avais toujours rêvé de savoir ce qu'elles devenaient. L'épisode final nous laissait présager le meilleur, Carrie à Paris qui retrouvait Big, et après une éniéme rupture ? J'ai toujours détesté les fins de série, elles arrivent souvent alors que la série est encore au plus haut, avant qu'on ait pris le temps de critiquer. Un peu comme les amours de vacances, on se demande toujours ce qui ce serait passé aprés, si ... On ne veut pas se quitter, savoir qu'il n'y aura plus rien, plus d'aventures ...

Le film calmera des années d'interrogations, Samantha est t'elle toujours avec Smith ? Charlotte a t'elle eu un enfant ? Miranda et Steeve, amour pour la vie ? Carrie et Big enfin réunis ? On pourrait croire que voir sa meilleure amie se marier nous donne le cafard, une célibataire de moins, une de plus comblée, mais c'est tout le contraire, je suis heureuse qu'aprés des années de rencards et relations foireuses, il reste cet espoir que quelqu'un nous attend quelque part.

Update: pas de déception à la clé, tous les éléments étaient réunis pour nous faire passer une bonne soirée. Aprés un gros plan d'attaque pour se réunir, on a fini au fast-food du coin pour une vraie réunion entre copines, entre la fille dont son mec n'a pas envie tous les soirs, la fille que tout le service veut se faire mais qui a du mal en amour, les célibataires endurcies, la casée et celle qui veut son disquaire. Finalement le film se regarde aussi bien entre filles qu'avec son mec, pour lui faire comprendre notre point de vue. La série est un vrai enseignement, il devrait être au programme de l'éducation d'un jeune homme, comment ne pas être un salaud ...

05.04.2008

Teenage angst

La télé d'aujourd'hui est peuplée de séries en tout genre destinées aux ménagéres ou aux plus jeunes, plus souvent trés nulles et sans interêt. Il y a mes séries d'adultes, les vraies que je vénére mais malheureusement cloturées; les magnifique six feet under et colossale sopranos, qui ont laissé un vide incommensurable.

Quelle fut ma joie quand j'ai découvert Skins sur canal ! Je n'ai pas pû m'empêcher de regarder le suite des épisodes sur internet tellement j'étais accro. Pas de déjà-vu, une petite ressemblance avec Shameless, rien à voir avec les questionnements métaphysiques de Dawson et ses amis, ici on est à Bristol, Angleterre, les personnages aux traits un peu forcés semblent tout droit sortis d'un roman de Zadie Smith (surtout White teeth), un bon salad bowl joué par des acteurs adolescents, encore en mutation, une anorexique vraiment malade en réalité, un nerd avec tous les stigmates d'un ado d'aujourd'hui, un rappeur, la bimbo anglaise (véridique), le play boy des cours de récré ...

On y croit et on accroche vite, quand je vois des jeunes anglais en goguette dans les rues de ma ville je les identifie à eux, idem pour mes anciennes observations irlandaises.

Je suis long de l'adolescence que je regarde d'un regard amusé, mais j'apprécie la qualité de cette série dont chaque épisode est centrée sur un personnage, le fond musical colle avec la réalité, le look vestimentaire aussi.

On est loin de retrouver une telle représentation de nos lycéens sur le petit écran, on le regrette, il y en a tant de choses à dire, tant de vérités à dévoiler.

 

 

01.04.2008

J'entends siffler le train

 

 

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J'ai vu un petit bijou de film ce week-end, mon film pré-examens (un classique anti-stress), il débute par un court métrage Hôtel chevalier, fait à part mais qu'on devine aisément trés lié au film lui-même dès le commencement. On retrouve Jason Schwartzman dans une suite chic, il doit être là depuis un moment, car le premier mouvement de caméra indique des piles de livres entassés ça et là, il a aussi sa propre stéréo, son ex débarque bientôt sans prévenir, on découvre une Nathalie Portman magnifique, sublime en femme du monde, toute classieuse avec son cure-dent. On apprend qu'une femme aussi belle peut porter des chaussettes blanches sous ses bottes (halte aux bas nylons), une petite culotte en dentelle. Quant aux mots échangés sur le balcon, on n'en saura rien, un mystére à la lost in translation...

Ensuite défile un vrai générique de fin et commence le long métrage Darjeeling limited. Wes Anderson nous présente alors 3 fréres qui ne se sont pas vus depuis les funérailles de leur pére, réunis pour un voyage à portée spirituelle (visites de temples et  cérémonies au programme). Les 3 fréres sont 3 grands garçons plus ou moins bien dans leur peau, avec des problèmes de communication et de relation à autrui, l'aîné a tenté de se tuer en moto d'où les bandelettes, c'est Owen Wilson, le second va avoir un enfant mais ne sait pas comment gérer la situation, c'est Adrien Brody, le cadet Jason Schwartzman a du mal à terminer son histoire avec son ex (et se trimballe toujours pieds nus).

Il ne faut pas s'attendre à un documentaire détaillé sur l'inde, on ne voyage ici que partiellement, uniquement à bord du train darjeeling limited (seul train indien qui part à l'heure à en croire les occupants étrangers qui lui courent sans arrêt aprés), on note tout de même quelques réferences culturelles pour marquer l'exotisme, le train tout d'abord et ses décorations à fresque d'éléphants, son personnel et la citronnelle (sweet lime), les rues bondées à circulation difficile, les chauffeurs de taxi coiffés d'un turban et d'une longue barbe blanche, les vaches sacrées à préserver sur le chemin, les marchés-bazar et le commerce de serpents venimeux ... 

Revenons en à nos protagonistes, ces 3 fréres qui sont réunis par l'aîné comme pour fuire la vie, les plus jeunes ne sachant pas à quoi s'attendre du voyage, les retrouvailles sont plus ou moins joyeuses, vite tempérées quand le naturel reprend le dessus, l'aîné veut tout régenter,empruntant aux passages les tics de la mère absentes, ils feront des pactes enfantins, les briseront plus ou moins, ils ne seront vraiment liés que face à l'adversité une fois que le périple prendra une autre tournure que celle désirée au départ.

On note une trés bonne utilisation des ralentis, déjà dans hotêl chevalier (avec Nathalie Portman attendant fesses à l'air près de la stéréo, dévoilant un buste trés côtélé) et ensuite au moment d'un rite funéraire, où les 3 personnages défilent avec ce mouvement qui leur donne grâce et importance et qui rajoute au tableau une émotion palpable.

Certains s'offusqueront de l'omniprésence des bagages hérités du paternel, siglés de ses initiales JLW, ces sacs créént néanmoins une running joke permanente ( à la maniére du mini van dans little miss sunshine), ils demandent une logistique conséquente pour les transporter.

La fin est parfaite, les jeunes se débarassent enfin du passé, acceptent l'orphelinage (la mort du père en larguant les bagages pour rattraper le train et l'abandon de la mère) pour peut-être enfin grandir par eux-mêmes; on ne sait pas si ils se parlent toujours mais on l'espère. 

 

 

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26.03.2008

Goodnight bad morning

 Il est 22h, tu entames ta dernière heure de révisions, les infos s'immiscent entre "sur la route" et "c'est lenoir", la nouvelle tombe, Thierry Gilardi est mort, tu crois à une méprise, à un homonyme plus vieux, plus malade, finalement c'est bien lui, cette voix si caractéristique du sport sur canal, tu le connaissais peu en dehors de ses commentaires, mais il était jeune et apprécié, ça a fait un choc.
Ensuite, tu vas t'endormir, place aux rêves, seule la nuit permet cela, de laisser glisser la réalité et laisser place au subconscient et à l'imagination. Une petite parenthése enchantée dans laquelle tu plonges aisément, et dont tu t'arraches difficilement au réveil. Ce soir-là, tu reveras des Kills donnant un concert plus que privé dans l'unique amphi de ta fac, tu t'approcheras de VV et de Hotel, tu demanderas à VV un autographe, bizarrement ils ne chanteront pas les chansons qui traînent dans ta chaine Hi-Fi, étonnant aussi la tête de Jamie Hince qui ne te dit rien. On note aussi que Kate n'est pas dans le coin alors qu'elle est inséparable du duo en tournée.
La stéréo se met en route, il est 6h20, bientôt l'alarme du téléphone retentira, tu t'étires comme un chat et réalises en écoutant la radio que Gilardi est bien disparu et que tu n'as pas vu les Kills hier en concert.

25.03.2008

Harder, better, faster, stronger

Faut-t'il boycotter les jeux de Pékin ?

A l'origine, les principes fondateurs des jeux olympiques en font une manifestation apolitique, totalement axée sur le sport et la performance physique. Malgré cela, on a déjà vu des manifestations de mécontentements durant des périodes de crise  dans des pays au climat politique troublé, comme aux jeux de Munich  de 1972(et le meutre des athlétes israéliens), le boycott des jeux de Moscou durant la guerre froide, et la réplique en 1984 pour les jeux de Los Angeles par le bloc de l'est, ainsi que des symboles forts de contestation contre la ségrégation raciale en 1968 à Mexico (et ces athlétes qui soutenaient ouvertement le mouvement des black panthers), on se souvient aussi des jeux de Sydney et de Cathy Freeman courant sous le drapeau du peuple aborigéne.

Il faut aussi prendre en considération les sportifs pris entre 2 feux, entre le désir de participer, la préparation physique étant longue et cette étape fondamentale dans la carriére, et entre le désir de marquer le désaccord contre la politique chinoise et la répression tibétaine (ou plus largement le non respect des droits fondamentaux humains). La contestation ne devrait pas venir alors des joueurs eux-mêmes mais des représentants politiques, les seuls à peu protégés de la censure (les journalistes étant reprimés largement, les photos et autres reportages annexes aux jeux seront certainement plus que contrôlés et détournés). 

Bien sûr, on peut toujours avoir un sourire narquois et s'imaginer que rien de tout ça ne ce serai passé si Paris avait été retenue. On remarque aussi cette capacité médiatique à se focaliser sur un conflit interne que quand il prend des proportions inquiétantes, mélangant ici les interêts économiques du CIO, du pays organisateur. Rappelons que depuis 1958 et l'exil du gouvernement de Lhassa en Inde, il y a eu d'autres bains de sang et tentatives de soulévement avortées.

19.03.2008

Erase and rewind

 

 

 

 

Il y a ces films dont on sait par avance qu'ils vont nous plaire, le trailer est plaisant et on trouve sans problème un titre à la future note sans avoir se creuser (dur dur de trouver un titre de chanson parfois, par exemple pour illustrer la ronde de nuit de Greenaway qu'heureusement je n'ai pas aimé).

Bref, c'est le sourire au lévres que je suis allée voir Be Kind Rewind le dernier Michel Gondry (eternal sunshine of the spotless mind, la science des rêves).

On fait connaissance avec Mos Def et Jack Black, le premier employé dans un vidéostore à la dérive, le second son compère toujours prêt à des aventures rocambolesques, une mise en matière intelligente pour un scènario qui ne retombe jamais à plat. Derrière le fond comique/délirant, se trame un second plan plus sérieux (mis en lumière surtout par Danny Glover), l'immeuble de celui-ci (le propriétaire du vidéostore be kind rewind) est obsolète et doit faire l'objet d'un plan de reconstruction de la ville de Passaic, ce qui induit la démolition du bâtiment et la relocalisation de l'habitant en banlieue.

Danny Glover laisse les clés du magasin à son Mos Def pour des vacances commémoratives, il est loin de s'imaginer ce que cela va impliquer. Suite à une virée nocturne des plus magnétiques, Jack Black efface " à l'insu de son plein gré" toutes les cassettes VHS du magasin. Et là dans l'ingéniosité de ces esprits débrouillards se germe une idée de la dernère chance, retrourner un film (ghost buster) pour le louer à une cliente trés fidéle (Mia Farrow).

Ce qui n'est au départ, qu'une solution de dépannage devient vite la marque de fabrique du commerce, qui ne loue plus que des films suédés (sweded en anglais), c'est à dire des remakes tournés avec les moyens du bord. Cela ressemble un peu au films faits à la maison, ou aux spectacles de fin d'année à l'école primaire, beaucoup de recyclage et d'inventivité, on retrouve également cet esprit Kad et Olivier période enfin dimanche (le dimanche aprem sur france 2 ou 3 il y a très longtemps, leurs débuts en somme où il refaisaient des situations à l'aide de jouets pour enfants ). On est asprirés donc par leur génie comme les habitants du quartier qui vont vite vouloir prendre part à l'aventure.

J'ai trouvé pour ma part la fin très émouvante, car derrière cette façade burlesque, la vraie problèmatique reste bien la place du cinéma dans l'inconscient collectif, la part du patrimoine culturel  et la lutte des petites structures face aux multinationales.

Un vrai chef d'oeuvre.

NB : les films suédés sont disponibles sur le site du film.

NB: Beaucoup trop de scènes et situations trop drôles mais difficiles à raconter sans dévoiler tout! 

 

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